Après 40 ans, une prise de poids inexpliquée peut survenir, signe possible d’un ralentissement du métabolisme. Top Santé revient sur les causes de ce phénomène et propose des solutions concrètes pour relancer la combustion des calories.
Ce qu'il faut retenir
- Une prise de poids inexpliquée après 40 ans peut être liée à un ralentissement du métabolisme, un phénomène naturel lié à l’âge.
- Certains aliments, comme les protéines maigres ou les épices, stimulent la dépense énergétique.
- Les experts recommandent d’adopter une alimentation équilibrée et une activité physique régulière pour contrer ce phénomène.
Un métabolisme en baisse : un phénomène fréquent après 40 ans
Avec l’âge, le métabolisme de base — c’est-à-dire la quantité d’énergie dont le corps a besoin au repos — diminue naturellement. Top Santé souligne que cette baisse, souvent de l’ordre de 1 à 2 % par décennie après 40 ans, peut expliquer une prise de poids progressive sans modification apparente des habitudes alimentaires ou du niveau d’activité physique. Les experts rappellent que ce ralentissement est lié à la perte progressive de masse musculaire, elle-même consécutive à une diminution de l’activité physique et à des changements hormonaux.
Les aliments clés pour stimuler la dépense calorique
Pour relancer le métabolisme, certains aliments se révèlent particulièrement efficaces. Top Santé cite en premier lieu les protéines maigres, comme le poulet, le poisson ou les légumineuses, qui nécessitent plus d’énergie pour être digérées. « Les protéines augmentent la thermogenèse alimentaire, c’est-à-dire la dépense énergétique liée à la digestion », explique le Dr Martin, nutritionniste cité par le magazine. Viennent ensuite les épices, comme le piment ou le gingembre, dont les composés actifs stimulent temporairement le métabolisme. Les fibres, présentes dans les fruits, les légumes et les céréales complètes, jouent également un rôle en régulant la glycémie et en favorisant la satiété.
L’importance de l’hydratation et des bonnes graisses
L’hydratation joue un rôle souvent sous-estimé. Boire suffisamment d’eau, au moins 1,5 à 2 litres par jour, permet de maintenir un métabolisme optimal. Top Santé rappelle que même une déshydratation légère peut ralentir les réactions biochimiques de l’organisme. Côté graisses, toutes ne sont pas à bannir : les oméga-3, présents dans les poissons gras comme le saumon ou les noix, favorisent la combustion des graisses et réduisent l’inflammation, un facteur aggravant du ralentissement métabolique. « Il ne s’agit pas de supprimer les graisses, mais de privilégier les bonnes sources », précise la nutritionniste Sophie Dubois, interrogée par le magazine.
Bouger pour relancer la machine
Si l’alimentation est un levier majeur, l’activité physique reste indispensable pour contrer le ralentissement métabolique. Top Santé recommande une combinaison d’exercices de renforcement musculaire — deux à trois fois par semaine — et de cardio modéré, comme la marche rapide ou le vélo. Les muscles, en se développant, augmentent la dépense énergétique au repos. Une étude citée par le magazine montre qu’un programme associant musculation et endurance peut augmenter le métabolisme de base de 5 à 10 % en quelques semaines. « Le muscle est un tissu métaboliquement actif : plus on en a, plus on brûle de calories, même au repos », souligne le Dr Martin.
Non, il est déconseillé d’éliminer totalement les glucides. Les experts recommandent plutôt de privilégier les glucides complexes (céréales complètes, légumineuses) et de les associer à des protéines ou des fibres pour éviter les pics de glycémie. Une suppression brutale des glucides peut, au contraire, ralentir le métabolisme en privant l’organisme d’une source d’énergie essentielle, comme le rappelle Top Santé.