Des procès de masse sont actuellement en cours au Salvador concernant environ 91 300 individus arrêtés durant l'état d'urgence instauré par le président Nayib Bukele il y a quatre ans, dans le cadre de sa politique de 'guerre contre les gangs'. Parmi eux se trouve Williams Díaz, un technicien en climatisation de 35 ans, arrêté il y a plus de trois ans alors qu'il se rendait au travail. Sa mère, Gladis Villatoro, redoute que son fils soit jugé aux côtés de criminels malgré son innocence.

Ce qu'il faut retenir

  • Environ 91 300 personnes attendent leur jugement au Salvador dans le cadre de la 'guerre contre les gangs'
  • Les procès de masse font suite à l'état d'urgence décrété par le président Bukele il y a quatre ans
  • Les familles craignent que des innocents soient condamnés aux côtés des coupables

Des accusations sans preuves tangibles

Les personnes arrêtées sont accusées d'appartenir à des gangs criminels, tel que la Mara Salvatrucha, sans preuves tangibles. Les peines encourues vont jusqu'à la réclusion à perpétuité, même pour des mineurs, ce qui soulève de vives inquiétudes parmi les familles à faibles revenus.

Des procédures controversées sous le sceau du secret

Les procès se déroulent dans le secret le plus total, les accusés étant regroupés en fonction de suppositions sans possibilité de défense individuelle. Ces pratiques sont dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme pour atteinte au droit à un procès équitable.

Et maintenant ?

La situation soulève des préoccupations sur le respect des droits de l'homme au Salvador et appelle à une transparence accrue dans les procédures judiciaires en cours.

En conclusion, les familles des personnes détenues expriment leur crainte que les innocents ne soient condamnés aux côtés des coupables dans ces procès de masse entourés de controverses.