Une semaine après la découverte des ossements de Delphine Jubillar, son ancien compagnon, Donat-Jean, dénonce avec virulence les « aveux empreints d’une grande perversion » de Cédric Jubillar, l’époux de la victime. Selon BFM – Faits Divers, Donat-Jean, qui devait refaire sa vie avec l’infirmière assassinée, affirme que les déclarations de Cédric Jubillar sont « malhonnêtes » et visent à salir la mémoire de Delphine.

Ce qu'il faut retenir

  • Les restes de Delphine Jubillar ont été retrouvés le 16 juillet 2025 près de Cagnac-les-Mines (Tarn), mettant fin à près de six ans de recherches.
  • Cédric Jubillar, son époux, a reconnu être à l’origine de sa mort et a été mis en examen pour assassinat.
  • Donat-Jean, 45 ans, ancien compagnon de Delphine, conteste la version des faits livrée par Cédric Jubillar, qu’il juge « humiliants et grossiers ».
  • Le procès en appel de Cédric Jubillar, initialement prévu en septembre 2026, a été reporté au premier semestre 2027.
  • Donat-Jean estime que Cédric Jubillar a prémédité le meurtre en choisissant un lieu de dissimulation du corps « acide » (tas de compost ou de fumier), afin de détruire les restes.

La découverte macabre et les aveux controversés

Le 16 juillet 2025, soit près de six ans après la disparition de Delphine Jubillar, les enquêteurs ont exhumé ses ossements à quelques kilomètres de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Cette localisation, à proximité du domicile conjugal où elle vivait encore avec Cédric Jubillar, a immédiatement orienté les soupçons vers lui. Une semaine après cette découverte, Cédric Jubillar a reconnu devant la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne être à l’origine de la mort de son épouse, selon BFM – Faits Divers.

Sa version des faits, rapportée par les médias, a de quoi surprendre : il affirme que Delphine lui aurait lancé, la nuit des faits, « Maintenant je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi », provoquant une réaction violente de sa part. Des propos que son ancien compagnon qualifie de « prétendus aveux », tout aussi mensongers que la personnalité de Delphine Jubillar lui-même.

Donat-Jean rejette la version de Cédric Jubillar

Donat-Jean, 45 ans, était en couple avec Delphine Jubillar et prévoyait de refaire sa vie avec elle. Il décrit leur relation comme « joyeuse et intense », mais celle-ci s’est brutalement interrompue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2019, date de la disparition de l’infirmière et mère de famille. Pour lui, les déclarations de Cédric Jubillar sont une tentative de « dépeindre Delphine aux antipodes de sa vraie personnalité ». Il déclare : «

Je suis effaré par le contenu de ses prétendus « aveux », tant il a réussi à dépeindre Delphine aux antipodes de sa vraie personnalité. Elle était tout sauf provocatrice. Discrétion, bienveillance et culture de la patience étaient au contraire ses mots-clés.
»

Selon Donat-Jean, Delphine Jubillar était « généreuse » et ne se serait jamais abaissée à des propos humiliants envers son époux. « Elle savait à quel point Cédric pouvait être colérique et partir au quart de tour. Je ne crois pas un instant qu’elle l’aurait titillé sur son manque de virilité », précise-t-il. Pour lui, ces aveux relèvent d’une stratégie visant à salir la mémoire de la victime et à détourner l’attention des réels motifs du crime.

Une préméditation contestée par l’ancien compagnon

Donat-Jean va plus loin en remettant en cause la thèse de l’acte impulsif. Il estime que le choix du lieu où le corps a été dissimulé prouve une volonté de destruction : «

En enfouissant le corps de Delphine dans un milieu aussi acide qu’un tas de compost ou de fumier, il avait l’intention claire de la détruire. Et qu’il ne nous fasse pas croire qu’il n’avait pas réfléchi à ça [...] cinq ans et demi plus tard, il est encore capable de faire un croquis précis du champ où il a dissimulé Delphine [...] selon moi, cela signe la préméditation de son crime.
»

Cette analyse s’ajoute aux éléments déjà accablants pour Cédric Jubillar, qui a été mis en examen pour assassinat. Les enquêteurs n’ont pas encore rendu publics tous les détails de l’enquête, mais les déclarations de Donat-Jean apportent un éclairage supplémentaire sur la personnalité de la victime et les tensions au sein du couple.

Un procès reporté à 2027

Le procès en appel de Cédric Jubillar, initialement prévu en septembre 2026, a été reporté au premier semestre 2027. Cette décision, prise par la cour d’assises de Haute-Garonne, prolonge une attente déjà longue pour les proches de Delphine Jubillar. Les motivations de ce report n’ont pas été précisées, mais elles pourraient être liées à la complexité de l’affaire ou à des éléments complémentaires à examiner.

Pour Donat-Jean, ce délai supplémentaire ne doit pas servir à atténuer la responsabilité de Cédric Jubillar. « Il est essentiel que la vérité éclate et que justice soit rendue pour Delphine », a-t-il souligné auprès du Parisien-Aujourd’hui en France, en référence à la publication de son entretien.

Et maintenant ?

Le procès en appel de Cédric Jubillar, prévu pour le premier semestre 2027, pourrait apporter de nouveaux éléments sur les circonstances de la mort de Delphine Jubillar. Les enquêteurs devraient présenter les résultats de leurs investigations complémentaires, tandis que la défense et l’accusation s’affronteront sur la version des faits. La question de la préméditation, centrale dans cette affaire, pourrait être au cœur des débats. Par ailleurs, les proches de la victime, dont Donat-Jean, pourraient être entendus pour éclairer la personnalité de Delphine Jubillar et contester la version de Cédric Jubillar.

En attendant, l’affaire continue de susciter l’émotion et de diviser l’opinion, entre ceux qui soutiennent la thèse de l’acte impulsif et ceux, comme Donat-Jean, qui y voient un meurtre prémédité. Les prochaines étapes judiciaires pourraient apporter des réponses définitives, ou au contraire, alimenter davantage les interrogations.

Le procès en appel de Cédric Jubillar, initialement prévu en septembre 2026, a été reporté au premier semestre 2027. Selon les informations disponibles, cette décision pourrait être liée à la complexité de l’affaire ou à des éléments complémentaires à examiner par les enquêteurs et les magistrats. Aucune précision n’a été apportée sur les raisons exactes du report.

Donat-Jean, ancien compagnon de Delphine Jubillar, avance que le choix du lieu de dissimulation du corps – un milieu acide comme un tas de compost ou de fumier – prouve une volonté de destruction. Il souligne également que Cédric Jubillar serait encore capable, cinq ans et demi après les faits, de faire un croquis précis du champ où il a dissimulé les restes, ce qui, selon lui, « signe la préméditation de son crime ».