La cour d'assises spéciale de Paris a vu les avocates générales présenter leurs réquisitions vendredi contre quatre hommes jugés en appel pour leur implication dans l'assassinat du professeur Samuel Paty, décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Prévu initialement ce vendredi, le verdict a été ajourné à lundi après cinq semaines d'une audience tumultueuse. Le crime avait été commis le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov, un terroriste islamique, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avant d'être abattu par la police.
Ce qu'il faut retenir
- Réquisitoire des avocates générales contre quatre hommes jugés en appel pour l'assassinat de Samuel Paty
- Verdict reporté à lundi après cinq semaines d'audience houleuse
- Crime perpétré par Abdoullakh Anzorov le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine
Réquisitoire et accusations
Deux des accusés, Brahim Chnina et Abdelhahim Sefrioui, sont jugés pour avoir orchestré une campagne de haine en ligne contre le professeur. En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Deux autres prévenus, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, répondent de complicité d'assassinat, bien qu'ils affirment ne pas avoir eu connaissance des intentions criminelles d'Anzorov.
Contestation et témoignages
Les accusés ont nié que la campagne de haine soit liée aux caricatures de Mahomet, malgré les menaces d'Al-Qaïda et les attaques terroristes récentes en France. Les avocats de la défense affirment que leurs clients n'avaient pas anticipé le crime. Les débats ont été marqués par des controverses, notamment autour des témoignages et des prises de position du ministre de l'Intérieur.
