Un projectile a touché la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, située dans le sud du pays, selon l'agence de presse Tasnim, proche des Gardiens de la révolution. L'information, rapportée ce 17 mars 2026, intervient dans un contexte régional déjà fortement dégradé, marqué par des tensions accrues entre l'Iran et Israël.
Ce qu'il faut retenir
- Un projectile a endommagé la centrale nucléaire de Bushehr, selon l'agence Tasnim.
- La centrale est située dans la province de Bushehr, sur la côte du golfe Persique.
- L'incident survient alors que les tensions entre l'Iran et Israël atteignent un niveau critique.
- Le régime iranien n'a pas encore confirmé officiellement l'attaque ni précisé son ampleur.
- Les Gardiens de la révolution, bras armé du régime, n'ont pas réagi publiquement à cette information.
Une attaque revendiquée par aucune partie dans un contexte explosif
Selon nos confrères de BMF - International, l'agence de presse Tasnim, souvent alignée sur les positions des Gardiens de la révolution iraniens, a évoqué dès ce matin un « projectile » ayant frappé la centrale de Bushehr. Aucune précision n'a été apportée sur la nature de l'engin ni sur l'origine de l'attaque. Côté israélien, aucune réaction officielle n'a été enregistrée pour l'instant, alors que les tensions entre les deux pays s'exacerbent depuis plusieurs semaines.
Cette centrale, opérationnelle depuis 2013, est l'un des symboles du programme nucléaire civil iranien. Elle abrite un réacteur à eau pressurisée de conception russe, d'une puissance de 1 000 mégawatts. Toute atteinte à son intégrité pourrait avoir des conséquences graves, tant sur le plan environnemental qu'énergétique pour l'Iran, déjà sous sanctions internationales.
Téhéran en deuil et Israël en état d'alerte
L'annonce de cet incident intervient alors que l'Iran pleure la mort d'Ali Larijani, chef de la sécurité nationale, tué la semaine dernière lors d'une frappe attribuée à Israël. Selon des sources militaires citées par BMF - International, l'armée israélienne aurait également menacé d'éliminer Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême et potentiel successeur de son père. Ces événements s'ajoutent à une série de frappes contre des intérêts iraniens en Syrie et en Irak, ainsi qu'à des tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz, voie majeure pour le transport pétrolier.
Côté américain, la situation reste également tendue. Le directeur de l'antiterrorisme au département d'État, Marshall Truchot, a démissionné ce week-end, invoquant des désaccords profonds avec la stratégie de Donald Trump au Moyen-Orient. Cette décision survient après le refus de plusieurs pays, dont la France, de participer à une opération de sécurisation du détroit d'Ormuz, réclamée par Washington.
Coût humain et économique d'un conflit qui s'étend
Les frappes répétées contre les infrastructures énergétiques et militaires des deux camps ont un coût exorbitant. Selon une analyse publiée aujourd'hui par nos confrères, la première semaine de guerre en Iran aurait coûté 11,3 milliards de dollars aux États-Unis, un montant qui illustre l'ampleur de l'engagement militaire américain dans la région. Par ailleurs, les intérêts américains en Irak, notamment à Bagdad et dans le Kurdistan, sont régulièrement ciblés par des drones, selon des sources sécuritaires locales.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump subit un revers après l'échec de sa tentative de mobiliser une coalition internationale pour contrôler le détroit d'Ormuz. Emmanuel Macron a refusé de s'associer à cette initiative, illustrant les divisions au sein de l'Occident sur la gestion de cette crise.
« Donald Trump est en train d'épuiser son appareil militaire », a observé Michel Olhagaray, ancien directeur du Centre des hautes études militaires, soulignant les limites des capacités américaines à soutenir un conflit prolongé au Moyen-Orient.
Si l'attaque contre Bushehr est confirmée, elle pourrait marquer un tournant dans le conflit. La centrale, déjà surveillée de près par l'AIEA, deviendrait une cible stratégique pour les deux camps. Reste à savoir si l'Iran choisira la riposte ou la retenue, alors que son régime est affaibli par des pertes humaines et des tensions internes.
La centrale de Bushehr est le seul réacteur nucléaire civil opérationnel en Iran, d'une puissance de 1 000 mégawatts. Toute atteinte à son intégrité pourrait provoquer une catastrophe environnementale et priver l'Iran d'une source majeure d'électricité. De plus, elle symbolise le programme nucléaire iranien, déjà sous surveillance internationale, ce qui en fait une cible potentielle pour une frappe israélienne visant à paralyser les capacités du régime.
