Le Paris Saint-Germain aborde la finale de la Ligue des champions 2026 face à Arsenal, ce samedi 30 mai à Budapest, avec un bilan contrasté selon RMC Sport. Si les Parisiens peuvent se targuer d’une invincibilité dans les séances de tirs au but, leur taux de réussite aux penalties reste préoccupant cette saison.
Ce qu'il faut retenir
- Le PSG a remporté ses trois finales de la saison aux tirs au but : contre Tottenham (4-3), Flamengo (2-1) et Marseille (4-1).
- Sur 14 penalties obtenus cette saison, les Parisiens n’en ont converti que 8, soit un taux de réussite de 57,1 %.
- Luis Enrique a utilisé sept tireurs différents pour les penalties, sans stabiliser la situation.
- Le club a connu trois échecs consécutifs en mars (Dembélé à Newcastle, Vitinha à Monaco, Doué au Havre).
- Ousmane Dembélé s’impose comme le principal tireur, avec six tentatives cette saison (quatre réussies).
Luis Enrique et ses joueurs évoluent dans une forme de paradoxe cette saison, comme le rapporte RMC Sport. D’un côté, le PSG a remporté ses trois dernières confrontations en séance de tirs au but : la Supercoupe d’Europe contre Tottenham (2-2, 4-3 aux tab), la Coupe intercontinentale face à Flamengo (1-1, 2-1 aux tab) et le Trophée des champions contre l’OM (2-2, 4-1 aux tab). Une performance qui place le club parisien comme un spécialiste de ces moments décisifs.
Dans les buts, Lucas Chevalier a été titulaire lors de deux de ces séances, tandis que Matvey Safonov s’est distingué face à Flamengo, au point que l’entraîneur espagnol a livré un éloge sans réserve. « J’ai eu, pendant ma carrière, beaucoup de gardiens avec la capacité d’arrêter des tirs au but, mais c’est le meilleur gardien que j’aie jamais eu sur cette partie », a déclaré Luis Enrique. Depuis son arrivée au PSG en 2023, l’ancien technicien du FC Barcelone reste invaincu dans ce type d’exercice avec les Parisiens, après deux victoires l’an dernier : Lens en Coupe de France (4-3 aux tab) et Liverpool en 8e de finale retour de Ligue des champions (4-1 aux tab).
Un taux de réussite inquiétant aux penalties
Si les tirs au but ne posent plus de problème au PSG, il en va différemment pour les penalties. Toutes compétitions confondues, le club parisien a obtenu 14 penalties cette saison, mais n’en a converti que 8, soit un taux de réussite de 57,1 %. Un chiffre qui contraste avec l’efficacité affichée lors des séances de tirs au but. Face à cette situation, Luis Enrique a multiplié les expérimentations en faisant tirer sept joueurs différents, sans parvenir à résoudre le problème.
Les premiers ratés ont marqué le début de saison : Ousmane Dembélé a ouvert le bal en manquant le cadre dès le premier penalty de la saison, contre Angers. Le Ballon d’Or 2023 avait pris la suite de Vitinha, tireur attitré la saison précédente, qui avait échoué à deux reprises : d’abord contre Arsenal en demi-finale retour (défaite 1-2), puis lors de la séance de tirs au but contre Tottenham. Bradley Barcola, lui, a été désigné face à l’Atalanta Bergame (victoire 4-0), mais sa frappe molle a été arrêtée par le gardien adverse, comme lors de sa tentative contre Monaco plus tôt dans la saison.
« Normalement, je suis la personne qui sélectionne le tireur, c’est-à-dire le buteur », a expliqué Luis Enrique. « En ce sens, la saison dernière a prouvé que nous avons beaucoup de joueurs en mesure de tirer. Dans ce cas précis, nous avons voulu offrir cette possibilité à Bradley, qui n’avait marqué aucun penalty jusqu’ici. Mais normalement, ces situations, c’est plus pour Vitinha, Ousmane (Dembélé), Gonçalo (Ramos), Nuno Mendes. On a beaucoup de tireurs potentiels et Bradley en fait partie, c’est normal. Mais seul le joueur qui tire peut marquer le penalty. On accepte ça. »
Cette période d’instabilité a atteint son paroxysme en mars, lorsque Désiré Doué a échoué face à Mory Diaw au Havre (défaite 0-1), après les échecs consécutifs de Dembélé contre Newcastle et Vitinha contre Monaco. « On est dans un moment particulier, ce n’est pas normal qu’on manque des occasions claires », avait alors réagi Luis Enrique, visiblement agacé. « On a beaucoup de joueurs qui peuvent tirer les penalties. On va continuer à faire de la rotation dans les buteurs. Je suis content parce qu’on a gagné des séances de tirs au but. On a de bons gardiens et de bons buteurs. Mais on rate aussi des penalties. »
Un tournant en avril et une rotation maîtrisée
Quelques semaines plus tard, le PSG a retrouvé une forme de sérénité à cet exercice. Lors de la demi-finale aller contre le Bayern Munich (victoire 5-4), Ousmane Dembélé a transformé son penalty face à Manuel Neuer, confirmant son statut de tireur principal avec six tentatives cette saison (quatre réussies). Dembélé affiche un taux de réussite de 66,7 % (quatre réussites pour six tentatives), devant Vitinha (50 %) et Gonçalo Ramos (50 %). Les autres tireurs ont un bilan moins reluisant : Khvicha Kvaratskhelia (100 % mais une seule tentative), Nuno Mendes (100 %, une tentative), Bradley Barcola (0 %) et Désiré Doué (0 %).
Cette amélioration s’est confirmée lors de la victoire 4-0 à Nice, où Nuno Mendes a transformé son penalty, signe que la confiance revient progressivement. Luis Enrique a d’ailleurs modifié sa méthode de sélection : « Marquinhos ou Vitinha décident qui tire le tir au but », a-t-il révélé. « Ça dépend de chaque match, du moment du match, de la confiance qu’ils ont. On a beaucoup de joueurs. On a confiance en tous les buteurs. Aujourd’hui, c’était Nuno qui a tiré. Mais le prochain match, ce sera peut-être Vitinha, Ousmane, Désiré Doué, Kvaratskhelia, Kang-In Lee. Beaucoup de joueurs peuvent tirer. »
Un enjeu majeur face à Arsenal
Ce samedi à Budapest, la finale de la Ligue des champions opposera donc un PSG solide en tirs au but à un Arsenal qui, lui aussi, a connu des difficultés cette saison dans ce domaine. Les Gunners ont notamment été battus aux tab par le Bayer Leverkusen en quart de finale (2-2, 4-5 aux tab), malgré une domination globale. Luis Enrique, conscient du défi, mise sur la pluralité des options pour maximiser ses chances. « On a de bons gardiens et de bons buteurs », a-t-il rappelé après les ratés de mars. « Mais on rate aussi des penalties. »
La pression sera d’autant plus forte que les Parisiens ont perdu leur dernier penalty en compétition officielle face à Arsenal, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions la saison dernière (défaite 1-2). Une donnée que les joueurs devront garder en tête pour éviter une nouvelle erreur coûteuse.
Quelle que soit l’issue, cette finale s’annonce sous le signe des tirs au but, où le PSG a un avantage historique cette saison. Reste à savoir si les Parisiens parviendront à transformer cette force en titre.
Ousmane Dembélé s’impose comme le principal tireur avec six tentatives cette saison (quatre réussies), devant Vitinha et Gonçalo Ramos (un but chacun sur deux tentatives).
Sur 14 penalties obtenus toutes compétitions confondues, le PSG en a converti 8, soit six échecs cette saison.