Daniel Riolo a qualifié d’« évolution absolument incroyable » le parcours du Paris Saint-Germain après le deuxième sacre consécutif du club en Ligue des champions, remporté samedi 30 mai 2026 face à Arsenal (1-1, 4-3 tab). Selon RMC Sport, l’éditorialiste a analysé ce succès comme un véritable tournant pour le club parisien, tant sur le plan sportif qu’en termes d’image et de soutien populaire.
Ce qu'il faut retenir
- Double champion d'Europe en 2025 et 2026 : le PSG réalise un « back-to-back » inédit dans son histoire, après avoir remporté sa première Ligue des champions en 2025.
- Soutien populaire en expansion : les supporters du PSG remplissent désormais les stades européens, quelle que soit la compétition.
- Image transcende les clivages : le club bénéficie d’un engouement transversal, ralliant toutes les classes sociales et origines géographiques.
- Transformation radicale : Riolo évoque un club autrefois moqué pour son marketing jugé trop ambitieux, aujourd’hui reconnu pour ses performances et son hégémonie.
- Final à Budapest, fans à Paris : malgré la distance, le Parc des Princes était comble pour suivre la finale sur écran géant, illustrant l’ampleur du phénomène.
Dans l’After Foot diffusé sur RMC le soir même, Daniel Riolo a souligné le rôle central du PSG dans le paysage footballistique européen. « Ce que ce club est devenu, avec une forme d’hégémonie qui est en train d’être créée, après les fameuses années de galères », a-t-il précisé. L’éditorialiste a mis en avant l’adhésion massive des supporters, désormais visibles dans les enceintes du continent, « partout où ils vont ». Une mobilisation qui contraste avec les moqueries passées, lorsque le PSG était surnommé « l’équipe à fric » ou critiqué pour son approche jugée trop commerciale.
Riolo a également relevé l’unité autour du club, transcendant les clivages sociaux et culturels. « Tout le monde se mélange désormais autour du PSG », a-t-il déclaré. Ce phénomène s’est illustré lors de la finale de Budapest, où les Parisiens, bien que physiquement absents, ont massivement investi le Parc des Princes pour vivre l’événement en direct sur écran géant. « C’est une folie ce qui est en train de se passer autour du club », a-t-il ajouté, évoquant une dynamique sans précédent.
« Évidemment toute la France n’est pas contente ce soir bien sûr, mais au minimum, même quand tu n’aimes pas le PSG, tu es obligé de respecter ce que ce club est devenu. »
— Daniel Riolo, RMC Sport, 30 mai 2026
L’éditorialiste a rappelé que cette transformation s’inscrit dans un contexte historique. Racheté par le fonds souverain qatari QSI en 2011, le PSG a mis près de quinze ans à concrétiser son ambition européenne. « On rigolait de la boutique sur la Cinquième Avenue à New York, et sur le marketing qui allait plus vite que les résultats sportifs », a-t-il expliqué. « Parce que c’était vrai. Ça a pris un sens quasi un peu anormal, le PSG était moqué un peu partout en Europe. » Ces critiques, autrefois récurrentes, ont laissé place à une reconnaissance unanime de l’efficacité du projet parisien.
Le double sacre en Ligue des champions marque ainsi un tournant symbolique. Désiré Doué, auteur de buts décisifs en finale, avait d’ailleurs salué « ce que le club est devenu », soulignant son attractivité renouvelée. Riolo a confirmé cette analyse, notant que l’engouement ne se limite plus à un cercle restreint de supporters, mais s’étend à l’ensemble du territoire français. « Les gens sont de plus en plus derrière le club, en plus grand nombre », a-t-il insisté, évoquant une « hégémonie » en construction.
Le club, désormais double champion d’Europe, pourrait également renforcer son attractivité auprès des joueurs de haut niveau, dans un marché où sa crédibilité sportive n’est plus à démontrer. Les observateurs s’interrogent cependant sur la capacité du PSG à maintenir cette dynamique sur le long terme, notamment en Ligue 1, où la concurrence avec des clubs comme Monaco ou Nice reste forte. Une chose est sûre : après deux sacres européens, le Paris Saint-Germain n’est plus le même.
Selon plusieurs médias européens, le PSG pourrait empocher plus de 200 millions d’euros en primes, incluant les parts liées à la victoire en Ligue des champions et au « back-to-back ». Ces chiffres restent à confirmer par le club, qui n’a pas encore communiqué de bilan financier précis.