Le Paris Saint-Germain a remporté dimanche 31 mai 2026 sa deuxième Ligue des Champions consécutive, un exploit salué par Jérôme Alonzo, ancien joueur du club, et Nathalie Iannetta, cheffe du service des sports de Radio France, lors de leur passage dans l’émission « 8h30 franceinfo ». Selon Franceinfo - Sport, les deux intervenants ont souligné l’impact de cette victoire sur l’image du PSG et la méthode instaurée par Luis Enrique, désormais gravée dans l’histoire du club.
Ce qu'il faut retenir
- Deuxième Ligue des Champions consécutive pour le PSG, un exploit réalisé sous la direction de Luis Enrique.
- L’ancien joueur Jérôme Alonzo a mis en avant « l’art de la certitude » inculqué par l’entraîneur espagnol.
- Nathalie Iannetta a évoqué « la récompense d’un groupe de bons mecs » ayant redoré le blason du club.
- Le PSG, longtemps critiqué, a vu sa popularité s’étendre bien au-delà de Paris, y compris parmi les supporters marseillais.
- Luis Enrique a imposé « la discipline et la culture de la gagne », malgré une première saison difficile pour les joueurs.
Une méthode rigoureuse et une transformation culturelle
Luis Enrique est arrivé au PSG avec une ambition claire : imposer une discipline stricte et une « culture de la gagne ». Selon Nathalie Iannetta, cette approche a d’abord déstabilisé les joueurs, contraints d’assimiler « à la fois ce qu’il voulait dire et où il voulait les emmener ». Jérôme Alonzo a confirmé cette analyse, précisant que le technicien espagnol a « inculqué l’art de la certitude » aux membres du groupe. « Il va laisser une trace de méthode, une manière de jouer, et un palmarès », a-t-il ajouté, insistant sur l’héritage durable que laissera l’entraîneur.
Les deux analystes ont également souligné que cette victoire en Ligue des Champions s’inscrit dans une dynamique collective. « Les joueurs ont eu beaucoup de mal la première année, mais ils ont fini par le suivre », a rappelé Jérôme Alonzo. Pour Nathalie Iannetta, cette réussite reflète une transformation profonde du club, passée d’une équipe souvent moquée à un collectif respecté sur la scène européenne.
Une popularité retrouvée et une fierté nationale
Au-delà des performances sportives, le PSG a su reconquérir un public plus large. Jérôme Alonzo a résumé cette évolution en déclarant : « Au-delà du foot, je crois que c’est la récompense d’un groupe de bons mecs. » Il a ajouté que le club « a réappris aux gens à aimer le PSG », un phénomène qui dépasse désormais les frontières parisiennes. « Même les Marseillais ! » a-t-il lancé, illustrant l’ampleur de cette reconnaissance.
Cette popularité retrouvée s’appuie sur deux titres européens consécutifs, un exploit rare dans l’histoire récente du football français. Nathalie Iannetta a d’ailleurs insisté sur la portée symbolique de cette victoire, « un palmarès » qui consacre le PSG comme une puissance majeure du football continental.
« C’est la récompense d’un groupe de bons mecs, qui ont réappris aux gens à aimer le PSG (...), même aux Marseillais ! »
Jérôme Alonzo, consultant de franceinfo
Le défi de pérenniser cette dynamique
Si la victoire en Ligue des Champions marque un tournant, les défis futurs restent nombreux pour le PSG. Jérôme Alonzo a rappelé que le club « s’est nourri de défaites et de désillusions » avant de connaître cette période faste. Nathalie Iannetta a quant à elle souligné que Luis Enrique a « laissé une trace de méthode », mais la question de sa succession se posera tôt ou tard. « Il faut maintenant pérenniser cette dynamique », a-t-elle déclaré, évoquant la nécessité de conserver l’état d’esprit gagnant instauré par l’entraîneur espagnol.p>
Les deux intervenants ont également évoqué l’importance de la cohésion du groupe. « Un palmarès, c’est aussi une équipe soudée », a rappelé Jérôme Alonzo, suggérant que la solidité collective sera déterminante pour affronter les prochaines échéances, notamment en championnat et en Coupe d’Europe.
Cette double victoire en Ligue des Champions marque donc un tournant dans l’histoire du club parisien, mais son avenir dépendra de sa capacité à transformer l’essai en stabilité. Une chose est sûre : le PSG n’est plus le même qu’il y a cinq ans.