La publication récente d’un essai par la députée LFI Clémence Guetté sur les liens amicaux s’inscrit dans une tendance plus large de mise en lumière des dimensions politiques de l’amitié. Selon nos confrères de Libération, ce genre littéraire, encore émergent, prend de l’ampleur avec plusieurs ouvrages parus ces dernières années.
Ce qu'il faut retenir
- Clémence Guetté, députée LFI, publie un essai sur l’amitié ce 27 août 2026.
- Plusieurs autrices ont exploré le caractère politique de l’amitié ces dernières années.
- L’ouvrage de Guetté s’ajoute à une réflexion plus large sur les liens sociaux et leur dimension militante.
L’amitié, un sujet politique longtemps ignoré
Longtemps cantonnée à la sphère privée, l’amitié est désormais analysée sous un angle politique par plusieurs intellectuelles. Comme le rapporte Libération, cette relecture des relations amicales s’inscrit dans une volonté de visibiliser des liens souvent effacés des débats publics. « L’amitié n’est pas neutre, elle est aussi un acte de résistance », explique une sociologue citée par nos confrères.
Les autrices qui se penchent sur ce thème soulignent que les relations amicales peuvent refléter des rapports de pouvoir, mais aussi des solidarités concrètes. Bref, autant dire que ces essais bousculent une vision traditionnelle où l’amitié serait un simple sentiment apolitique.
Clémence Guetté et la théorisation des liens amicaux
Députée de La France Insoumise, Clémence Guetté publie ce jeudi 27 août 2026 un essai intitulé « Amis et alliés : l’amitié comme outil politique ». Selon nos confrères de Libération, son ouvrage s’appuie sur des exemples historiques et contemporains pour montrer comment l’amitié peut servir de levier dans les combats militants.
« Dans un contexte de fragmentation sociale, l’amitié devient un moyen de construire des alternatives », a-t-elle déclaré à Libération. Son livre s’ajoute à une série de publications qui, depuis quelques années, placent l’amitié au cœur de la réflexion politique.
Des autrices qui ont ouvert la voie
Avant Guetté, plusieurs autrices avaient déjà exploré ce terrain. Comme le souligne Libération, des ouvrages comme « L’Amitié est une politique » de Carolin Emcke ou « Le Pouvoir des liens faibles » de Gloria Origgi ont posé les bases d’une réflexion sur la dimension collective de l’amitié.
Ces essais rappellent que les relations amicales ne se limitent pas à des échanges personnels. Elles peuvent aussi structurer des réseaux de solidarité, notamment dans des contextes de lutte sociale ou de résistance culturelle. Côté militantisme, ces théories trouvent un écho particulier chez les mouvements qui valorisent les petites échelles d’action.
Ces essais rappellent une évidence : l’amitié, loin d’être un sujet anodin, peut être un outil de transformation sociale. Et si cette réflexion gagne en visibilité, elle pourrait bien inspirer de nouvelles formes d’engagement collectif.
Selon les autrices citées par Libération, l’amitié est un lien qui dépasse la sphère privée. Elle peut refléter des rapports de domination, mais aussi servir de base à des solidarités concrètes, notamment dans les mouvements militants. En la théorisant, ces essais montrent qu’elle est un outil de résistance et de construction collective.