Quatre modèles de smartphones, dont deux fabriqués par Samsung et deux par la marque Nothing, viennent d’être interdits à la vente en France. Cette décision, annoncée ce 9 août 2026 par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), concerne des appareils jugés non conformes aux normes techniques en vigueur dans l’Hexagone. Les consommateurs ayant déjà acquis l’un de ces téléphones ne sont pas concernés par cette mesure, précise l’autorité.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre modèles de smartphones sont concernés par cette interdiction de vente, dont deux de Samsung et deux de Nothing.
  • La décision émane de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), qui veille au respect des normes techniques en France.
  • Cette interdiction s’applique uniquement à la vente : les appareils déjà achetés restent légalement utilisables.
  • Les raisons de cette non-conformité n’ont pas été détaillées par l’ANFR dans son communiqué.

Une décision technique, pas une interdiction liée à la sécurité

Selon Numerama, qui révèle cette information, l’interdiction vise des appareils ne respectant pas les exigences techniques imposées par l’ANFR pour leur mise sur le marché français. Cette agence, rattachée au ministère de l’Économie, est chargée de contrôler les équipements radioélectriques, dont les smartphones font partie. Les motifs exacts de cette non-conformité n’ont pas été précisés dans le communiqué de l’autorité, qui se contente d’indiquer que les appareils en question « ne satisfont pas aux exigences réglementaires ».

Rien n’indique que cette mesure soit liée à des questions de sécurité ou de santé publique. L’ANFR rappelle que les appareils déjà en circulation chez les consommateurs peuvent continuer à être utilisés sans restriction. Seule la commercialisation de nouveaux exemplaires est désormais prohibée sur le territoire.

Les marques concernées par l’interdiction

Parmi les quatre modèles visés, deux appartiennent au géant sud-coréen Samsung, tandis que les deux autres sont produits par la jeune marque britannique Nothing, fondée par Carl Pei, cofondateur de OnePlus. Ni l’ANFR ni les constructeurs n’ont communiqué la liste exacte des références concernées. Les détails techniques, comme les bandes de fréquences non conformes ou les problèmes logiciels, restent donc inconnus pour l’instant.

Nothing, qui s’était distinguée ces dernières années par des designs innovants et une approche communautaire, voit ainsi son expansion en France perturbée. Samsung, de son côté, devra adapter sa stratégie commerciale pour ces modèles spécifiques, sans que cela n’affecte l’ensemble de sa gamme.

Quelles conséquences pour les consommateurs et les distributeurs ?

Pour les utilisateurs déjà en possession d’un de ces smartphones, aucune démarche n’est requise. L’ANFR précise que l’interdiction ne s’applique qu’à la « mise sur le marché », ce qui exclut toute obligation de rappel ou de remboursement. Les consommateurs peuvent donc continuer à utiliser leurs appareils sans crainte.

Côté distributeurs, la situation est plus complexe. Les revendeurs doivent cesser immédiatement la commercialisation des modèles concernés. Ceux qui auraient encore des stocks devront les retirer des rayons ou les retourner aux fournisseurs. Des sanctions pourraient être appliquées en cas de non-respect de cette interdiction, bien que leur nature n’ait pas encore été précisée.

Et maintenant ?

L’ANFR n’a pas indiqué de délai précis pour la régularisation des modèles concernés. Les constructeurs ont désormais la possibilité de soumettre de nouvelles versions de ces smartphones, conformes aux exigences techniques, afin de lever l’interdiction. Rien ne garantit cependant que les appareils actuels pourront être mis aux normes, ce qui pourrait entraîner leur retrait définitif du marché français.

Les consommateurs souhaitant acquérir l’un de ces modèles devront donc se tourner vers d’autres références ou attendre une éventuelle réintroduction. Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite par Samsung ou Nothing concernant une mise à jour ou une solution alternative.

Cette situation rappelle l’importance du rôle de l’ANFR dans la régulation des équipements électroniques. En 2025, l’agence avait déjà bloqué plusieurs modèles de smartphones et d’objets connectés jugés non conformes, sans que cela n’ait suscité de polémique particulière. Le contrôle des fréquences et des normes techniques reste un enjeu majeur à l’ère de la 5G et des objets connectés en expansion.

L’ANFR n’a pas communiqué la liste précise des références concernées. Seuls les constructeurs, Samsung et Nothing, sont en mesure de fournir cette information.

L’ANFR peut appliquer des sanctions en cas de non-respect de l’interdiction, bien que leur nature et leur ampleur n’aient pas été précisées dans le communiqué.