À peine deux semaines après avoir rejoint l’Olympique de Marseille en provenance du Feyenoord Rotterdam, Quinten Timber a dû faire face à un bouleversement majeur : le départ de Roberto De Zerbi, l’entraîneur qui l’avait convaincu de signer au Vélodrome. Selon RMC Sport, le milieu néerlandais de 25 ans a reçu les derniers conseils de l’Italien avant que ce dernier ne quitte le club, lui offrant ainsi un premier aperçu de l’environnement unique du football marseillais.

Ce qu'il faut retenir

  • Timber a été recruté par l’OM en janvier 2026 sous la direction de Roberto De Zerbi, qui a quitté le club quelques jours plus tard.
  • Le joueur néerlandais a reçu un briefing de De Zerbi sur le contexte particulier du club marseillais avant son arrivée.
  • Il évoque une série de matchs marquants (défaite 3-0 à Bruges en Ligue Europa, match nul 2-2 contre le Paris FC) qui lui ont permis de découvrir l’instabilité du club.
  • Bruno Genesio, nouveau entraîneur depuis l’été 2026, structure désormais l’équipe avec une approche plus claire, selon Timber.

Un recrutement éclair suivi d’un départ précipité

Quinten Timber, formé à l’Ajax Amsterdam et frère jumeau de Jürrien Timber (latéral à Arsenal), a signé un contrat de quatre ans avec l’OM en janvier 2026. Ce transfert s’inscrivait dans la volonté de Roberto De Zerbi de renforcer son milieu de terrain, mais la donne a changé en quelques jours. L’Italien a quitté le club après seulement deux semaines de pré-saison, laissant Timber dans une situation délicate : intégrer une équipe en pleine restructuration tout en découvrant un environnement footballistique exigeant. Selon RMC Sport, De Zerbi a pris le temps de le sensibiliser avant son départ, une démarche que le joueur a qualifiée de précieuse pour sa compréhension du club.

« Il m’avait dit avant ma signature : ‘Tu viens ici, mais tu dois prendre conscience que Marseille, c’est autre chose’ », a déclaré Timber dans une interview accordée à L’Équipe. Cette mise en garde s’est rapidement vérifiée sur le terrain. Dès son arrivée, le joueur a été confronté à une réalité contrastée : victoire 3-1 contre Lens le 24 janvier, puis déplacement en Ligue Europa à Bruges le 28 janvier où l’OM s’incline 3-0. Une semaine plus tard, contre le Paris FC en Coupe de France, l’équipe menait 2-0 avant de concéder le match nul 2-2 en quelques minutes. Après la rencontre, De Zerbi n’a pas manqué de souligner l’aspect imprévisible du club marseillais.

Marseille, une expérience à vivre sur place

Si De Zerbi a joué un rôle clé dans la venue de Timber, c’est aussi parce que le club marseillais fascine bien au-delà des frontières françaises. Igor Paixao, ancien coéquipier de Timber au Feyenoord, avait déjà alerté le milieu néerlandais sur l’ampleur du phénomène OM. « Il a toujours été très positif sur l’OM, mais depuis les Pays-Bas, on ne peut pas imaginer l’importance d’un club comme Marseille. Il faut venir le vivre. La ville, le stade, l’engouement… Tout est étonnant », a expliqué Timber. Ce sentiment est partagé par de nombreux joueurs étrangers ayant évolué en Ligue 1, pour qui l’expérience marseillaise dépasse le cadre purement sportif.

Timber, qui a participé à la Coupe du monde 2026 avec les Pays-Bas (éliminés en huitièmes de finale par le Maroc), a désormais l’opportunité de s’adapter à un nouveau projet sous la direction de Bruno Genesio. Arrivé à l’intersaison, l’entraîneur français a rapidement imposé sa patte tactique. « Il est très clair sur ce qu’il veut. Sur la façon de jouer, de gérer le vestiaire », a souligné le numéro 27 marseillais. « Il a de l’expérience, et les retours des joueurs qui l’ont déjà côtoyé sont positifs. Pour nous, au milieu, il y a beaucoup de combinaisons et de possibilités : il nous donne de la liberté dans une structure définie. »

Une adaptation progressive sous Genesio

Contrairement à la période chaotique de janvier, où l’OM a enchaîné les résultats décevants sous De Zerbi, l’équipe semble désormais trouver une certaine stabilité. Genesio, qui a officié précédemment à Lyon et Rennes, mise sur une identité de jeu plus offensive et une meilleure gestion des transitions. Timber, qui a déjà disputé plusieurs matchs amicaux et rencontres de préparation, apparaît comme l’un des éléments clés de ce nouveau système. Son profil polyvalent (capable de jouer en sentinelle ou relayeur) correspond aux attentes du staff technique.

Pour autant, la tâche reste ardue. L’OM, malgré son statut de club historique, n’a plus remporté de titre majeur depuis 2010 (Coupe de la Ligue). La pression des supporters et l’exigence des résultats ajoutent une dimension particulière à chaque performance. Genesio, conscient de cet enjeu, a multiplié les déclarations prudentes depuis son arrivée, insistant sur la nécessité de construire un projet sur la durée. Timber, de son côté, semble déterminé à s’imprégner de cette culture unique, comme en témoignent ses propos sur l’importance du stade et de l’engouement populaire.

Et maintenant ?

L’OM entame la saison 2026-2027 avec l’ambition de retrouver les sommets du football français, voire européen. La Ligue 1 et la Ligue Europa (où le club sera engagé après une élimination précoce en janvier) figurent parmi les priorités. Quinten Timber, désormais intégré au collectif, devra prouver sa valeur dans un effectif en pleine reconstruction. Son adaptation à l’Olympique de Marseille pourrait s’avérer décisive pour la suite de sa carrière, alors que les rumeurs de départs et d’arrivées continuent de circuler dans le mercato estival. Reste à voir si Genesio parviendra à transformer cette équipe en un collectif cohérent, capable de rivaliser avec le Paris Saint-Germain.

Une chose est sûre : après avoir découvert la « spécialité marseillaise » sous De Zerbi, Timber a désormais l’opportunité de la vivre pleinement sous Genesio. Entre stabilité et instabilité, le club phocéen continue de façonner ses joueurs, qu’ils soient locaux ou internationaux. L’enjeu pour l’ancien Feyenoorder ? S’imposer comme une pièce maîtresse d’un puzzle en constante évolution.

Selon RMC Sport, Roberto De Zerbi a quitté l’OM en janvier 2026 pour des raisons liées à des désaccords stratégiques avec la direction du club, bien que les détails précis n’aient pas été communiqués publiquement. Ce départ a pris de court plusieurs joueurs recrutés sous son impulsion, dont Timber, qui a dû s’adapter à une nouvelle direction technique en un temps record.