Le groupe japonais Rakuten a annoncé que sa filiale française, Rakuten France, envisageait d'arrêter son activité de e-commerce, selon Capital. Cette décision survient après 16 années d'opérations en France, au cours desquelles la société a tenté de s'imposer dans un marché ultra-concurrentiel dominé par des acteurs tels qu'Amazon et Cdiscount.
La direction de Rakuten France a présenté un projet de cession ou de fermeture de son activité de e-commerce à ses représentants du personnel et à ses salariés. L'entreprise a expliqué que, malgré les investissements et les innovations, elle n'a pas réussi à trouver un équilibre économique.
Ce qu'il faut retenir
- Rakuten France envisage d'arrêter son activité de e-commerce en France.
- La société a investi dans son programme de fidélité Club R et le développement du cashback pour attirer de nouveaux clients.
- La fréquentation du site a reculé de 42% sur dix ans, tandis que le nombre de clients a chuté de 33% sur la même période.
- Rakuten France privilégie la reprise de son service, mais la fermeture définitive de la marketplace est envisagée à partir du troisième trimestre 2026.
Contexte et histoire
Rakuten France a été créée en 2010, lorsque le groupe nippon de services numériques a racheté le pionnier de l'e-commerce français, PriceMinister. La société a ensuite pris le nom de Rakuten France. Depuis, l'entreprise a multiplié les investissements et les innovations pour tenter de s'imposer dans le marché français.
Malgré ces efforts, la société n'a pas réussi à trouver un équilibre économique. Selon les informations obtenues par Capital, la fréquentation du site a reculé de 42% sur dix ans, tandis que le nombre de clients a chuté de 33% sur la même période.
Stratégie et investissements
Rakuten France a investi dans son programme de fidélité Club R et le développement du cashback pour attirer de nouveaux clients. La société a également tenté de tirer parti de l'essor de la seconde main et du reconditionné en renforçant son offre face aux leaders spécialisés Leboncoin, Vinted et BackMarket.
En outre, l'entreprise a investi dans l'intelligence artificielle en France, notamment avec l'installation de son centre technologique européen à Paris en 2025. Cependant, ces efforts n'ont pas suffi à enrayer la tendance et la marketplace généraliste n'est jamais parvenue à trouver un équilibre économique.
Déclarations et réactions
Contactée par Capital, Rakuten France n'a pas souhaité faire de commentaires sur sa situation économique. Cependant, l'entreprise a indiqué qu'elle privilégie la reprise de son service, « dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France ».
Rakuten France a également déclaré que, « en cas d'arrêt de l'activité, la priorité de Rakuten France sera de déployer un accompagnement social adapté pour chacun des collaborateurs concernés. Le Groupe s'engage à prendre le temps nécessaire pour trouver une solution adaptée pour chacun, en s'appuyant sur des mesures d'accompagnement pertinentes ».
En conclusion, la situation de Rakuten France est complexe et incertaine. L'entreprise doit trouver une solution pour sortir de cette crise et assurer l'avenir de ses salariés et de ses clients.
