Deux randonneuses se sont perdues dans les Hautes-Pyrénées après avoir suivi un itinéraire généré par l’intelligence artificielle, révèle Ouest France. Selon le guide de montagne qui les a secourues, « tout était faux » sur la carte proposée par l’outil, soulignant les risques liés à l’utilisation de ces technologies pour préparer des randonnées.
Ce qu'il faut retenir
- Deux randonneuses ont perdu leur chemin dans les Hautes-Pyrénées en suivant une carte générée par ChatGPT.
- Le guide de montagne ayant porté secours aux deux femmes a confirmé que « tout était faux » sur l’itinéraire proposé.
- Les professionnels de la montagne alertent sur les dangers croissants liés à l’utilisation de l’IA pour préparer des randonnées.
- Les experts recommandent de toujours vérifier les informations fournies par ces outils avant de partir en excursion.
Un itinéraire généré par IA à l’origine de leur perte
Les deux randonneuses ont cru pouvoir s’appuyer sur une carte générée par ChatGPT pour organiser leur excursion dans les Hautes-Pyrénées. Mais leur confiance dans l’outil s’est révélée mal placée : l’itinéraire proposé contenait des erreurs majeures. Selon le guide de montagne qui les a retrouvées, « tout était faux » sur cette carte, mettant en lumière les limites des algorithmes pour des usages aussi précis que la cartographie en montagne.
L’incident, survenu récemment, illustre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle lorsqu’elle est utilisée pour des activités où la fiabilité des informations est cruciale. Les randonneuses n’ont heureusement subi que des frayeurs, mais cette situation aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
Les professionnels de la montagne sonnent l’alarme
Face à l’essor des outils d’IA et leur intégration croissante dans la préparation d’activités outdoor, les guides de montagne tirent la sonnette d’alarme. « Ces outils peuvent générer des itinéraires qui ne correspondent pas à la réalité, avec des chemins inexistants ou des dénivelés sous-estimés », explique un professionnel du secteur, qui préfère garder l’anonymat. « En montagne, une erreur de parcours peut vite devenir dramatique. »
Les associations de randonneurs et les offices de tourisme recommandent désormais de systématiquement croiser les sources avant de partir. Les cartes papier, les applications spécialisées ou les conseils de locaux restent des références bien plus sûres que les outils automatisés, encore en phase d’apprentissage pour ce type d’usage.
L’IA, un outil pratique mais pas infaillible
L’incident des Hautes-Pyrénées n’est pas isolé. D’autres cas ont déjà été signalés où des randonneurs se sont retrouvés bloqués ou égarés en suivant des itinéraires générés par des intelligences artificielles. Les limites de ces outils tiennent notamment à leur incapacité à analyser en temps réel les conditions météo, les fermetures de sentiers ou les risques d’avalanche, pourtant essentiels en montagne.
Les développeurs de ces technologies rappellent que leurs outils sont conçus pour assister, et non remplacer, la préparation humaine. « ChatGPT et ses équivalents ne sont pas des guides de montagne », précise un porte-parole de l’un des principaux acteurs du secteur. « Ils peuvent proposer des idées, mais il revient à l’utilisateur de valider et d’adapter ces propositions à la réalité du terrain. »
Les autorités locales des Hautes-Pyrénées, où s’est produit l’incident, ont également appelé les randonneurs à signaler systématiquement leurs itinéraires avant de partir, une mesure qui pourrait devenir obligatoire dans certaines zones sensibles.
Les principaux risques incluent des itinéraires inexacts (chemins fermés, dénivelés mal évalués), une méconnaissance des conditions météo ou des alertes locales, ainsi qu’une sous-estimation des dangers spécifiques à la montagne. Ces outils ne peuvent pas remplacer l’expertise humaine ou les données en temps réel.