La République démocratique du Congo (RDC) tourne définitivement la page sur l’épidémie de mpox qui a marqué le pays depuis fin 2022. Selon RFI, le ministre congolais de la Santé a annoncé jeudi 2 avril 2026 la levée de l’alerte nationale déclarée pour cette maladie virale. Cette annonce intervient à peine quatre mois après la fin officielle de l’épidémie d’Ebola, également en RDC, illustrant les défis sanitaires persistants auxquels le pays est confronté.

Ce qu'il faut retenir

  • L’alerte nationale contre le mpox a été levée le 2 avril 2026 par le ministre congolais de la Santé, selon RFI.
  • L’épidémie de mpox avait été déclarée le 16 décembre 2022 en RDC.
  • Plus de 120 000 cas suspects de mpox ont été recensés depuis le début de l’épidémie.
  • Le bilan s’élève à 2 254 décès enregistrés parmi les cas suspects.
  • Cette levée de l’alerte intervient quatre mois après la fin de l’épidémie d’Ebola en RDC.

Une épidémie déclarée il y a plus de trois ans

L’épidémie de mpox en RDC a été officiellement déclarée le 16 décembre 2022, marquant le début d’une crise sanitaire qui s’est étendue sur plusieurs années. Pendant cette période, les autorités congolaises ont mis en place des mesures strictes pour endiguer la propagation du virus, tout en luttant contre d’autres épidémies simultanées, comme celle d’Ebola. Le mpox, également connu sous le nom de variole du singe, a touché l’ensemble du territoire national, entraînant une mobilisation sans précédent des ressources médicales et logistiques du pays.

Un bilan humain lourd et des défis persistants

Avec plus de 120 000 cas suspects recensés et 2 254 décès confirmés, l’impact de l’épidémie de mpox en RDC reste lourd. Les régions les plus touchées ont été le Nord-Kivu, l’Ituri et le Sud-Kivu, où les systèmes de santé sont déjà fragilisés par des années de conflits et de crises humanitaires. Les autorités sanitaires ont souligné la difficulté à distinguer les cas de mpox de ceux d’autres maladies à symptômes similaires, comme la varicelle ou le paludisme, ce qui a compliqué le diagnostic et la prise en charge des patients. « La surveillance épidémiologique a été renforcée, mais les défis logistiques et la méfiance des populations ont ralenti la réponse », a expliqué un responsable du ministère de la Santé cité par RFI.

Une victoire sanitaire après des années de lutte

La levée de l’alerte nationale marque une étape importante pour les autorités sanitaires congolaises, qui ont travaillé sans relâche pour contrôler l’épidémie. Cette annonce intervient dans un contexte où la RDC fait face à des défis sanitaires multiples, avec des épidémies récurrentes de maladies infectieuses. « Cette levée est une bonne nouvelle, mais elle ne signifie pas la fin des efforts. Nous devons maintenir une vigilance constante pour éviter une résurgence », a précisé le ministre de la Santé lors d’une conférence de presse. La fin de l’alerte permet désormais aux équipes médicales de se concentrer sur la prévention et la préparation à d’éventuelles futures épidémies.

Et maintenant ?

La levée de l’alerte nationale ne signifie pas pour autant la fin des actions de prévention en RDC. Les autorités sanitaires prévoient de maintenir une surveillance accrue dans les zones les plus touchées par le mpox, notamment pour détecter d’éventuels nouveaux cas ou une résurgence de l’épidémie. Des campagnes de sensibilisation et de vaccination ciblée pourraient être relancées, si nécessaire, d’ici la fin de l’année 2026. Par ailleurs, la RDC continue de renforcer ses capacités de réponse aux urgences sanitaires, avec le soutien de partenaires internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins Sans Frontières.

Avec cette annonce, la RDC écrit une page importante de sa lutte contre le mpox, mais la vigilance reste de mise dans un pays où les épidémies se succèdent. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette levée d’alerte et préparer les futures étapes de la gestion sanitaire du pays.

Le mpox, anciennement appelé variole du singe, est une maladie virale causée par le virus Monkeypox. Bien que les symptômes soient similaires à ceux de la variole humaine (éruptions cutanées, fièvre), le mpox est généralement moins grave et se transmet principalement par contact avec des animaux infectés ou entre humains. La variole humaine, elle, a été éradiquée en 1980 grâce à la vaccination.