Avec **3 200 cas confirmés** et **1 405 décès**, l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’approche dangereusement des chiffres de la pire épidémie enregistrée dans le pays. Selon RFI, les autorités congolaises viennent de publier un nouveau bilan, alors que cinq des 26 provinces du pays sont désormais touchées par cette flambée épidémique.

Ce qu'il faut retenir

  • 3 200 cas confirmés d’Ebola en RDC, un seuil proche de celui de l’épidémie de 2018-2020
  • 1 405 décès enregistrés à ce jour, selon le dernier bilan officiel
  • Cinq provinces congolaises sont désormais concernées par l’épidémie
  • Cette 17e épidémie en RDC est l’une des plus meurtrières de ces dernières années
  • L’épidémie de 2018-2020 avait fait plus de 3 400 cas et près de 2 300 morts

Cette 17e épidémie d’Ebola en RDC, qui sévit principalement dans les provinces orientales, rappelle la gravité de la crise sanitaire de 2018 à 2020. À l’époque, le pays avait enregistré **3 470 cas** et **2 287 décès**, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le nouveau bilan, publié ce dimanche 9 août 2026, montre une progression rapide de la maladie, malgré les efforts des autorités sanitaires et des partenaires internationaux.

Cinq provinces sont actuellement concernées, un chiffre qui illustre l’ampleur de la propagation. « La situation reste très préoccupante, avec une transmission active dans plusieurs zones », a déclaré un responsable du ministère de la Santé congolais, sans préciser davantage. Les provinces les plus touchées se situent dans l’est du pays, une région déjà fragilisée par des années de conflits et d’instabilité.

Les équipes médicales sur le terrain font face à des défis majeurs. Outre la difficulté d’accès à certaines zones en raison de l’insécurité, la méfiance d’une partie de la population envers les soins et les mesures sanitaires complique la lutte contre l’épidémie. « Nous devons redoubler d’efforts pour convaincre les communautés de l’importance des gestes barrières et de la vaccination », a souligné un expert de l’OMS présent en RDC.

Et maintenant ?

La question qui se pose désormais est celle de l’évolution de cette épidémie dans les semaines à venir. Les autorités sanitaires ont annoncé le renforcement des campagnes de sensibilisation et de vaccination dans les provinces touchées. Une réunion d’urgence du comité national de gestion des épidémies est prévue pour la fin du mois d’août 2026 afin d’évaluer les prochaines étapes. Si la tendance actuelle se poursuit, la RDC pourrait dépasser le seuil des 3 500 cas confirmés d’ici la fin de l’année.

La lutte contre Ebola en RDC reste un défi de taille, dans un contexte marqué par des crises humanitaires multiples. Alors que les ressources sanitaires sont déjà mises à rude épreuve, la communauté internationale continue d’apporter un soutien logistique et financier. Reste à savoir si ces efforts suffiront à enrayer la propagation avant que la situation ne devienne encore plus critique.

Cette épidémie intervient alors que la RDC fait face à d’autres crises sanitaires, comme la résurgence de la rougeole et du choléra dans certaines régions. Autant dire que le système de santé congolais est sous une pression extrême, et que chaque nouvelle flambée épidémique aggrave la vulnérabilité de la population.

Selon les dernières données, cinq provinces sont concernées par l’épidémie. Bien que le ministère de la Santé congolais n’ait pas précisé les noms exactes, les zones les plus touchées se situent généralement dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.