Comme le rapporte Frandroid, le groupe Rebirth, déjà propriétaire de Peugeot Cycle, Cowboy et Gitane, s’apprête à bouleverser le marché du vélo en France avec une stratégie jusqu’ici tenue secrète. Cette offensive repose sur la création de deux réseaux de magasins dédiés, une marque spécialisée dans le réemploi, une plateforme d’occasion et une société de financement inédite sur le marché. Autant dire que le groupe, présidé par Grégory Trebaol, entend bien s’imposer comme un acteur incontournable du secteur.
Ce qu'il faut retenir
- Deux réseaux de magasins : Rebirth va lancer deux enseignes distinctes pour couvrir l’ensemble du territoire.
- Une marque dédiée au réemploi : Une nouvelle entité sera créée pour promouvoir l’économie circulaire dans le vélo.
- Une plateforme de vélos d’occasion : Rebirth souhaite faciliter l’accès à des vélos reconditionnés via une plateforme dédiée.
- Une société de financement inédite : Un acteur financier encore inconnu du marché devrait accompagner les clients dans l’achat de vélos.
- Ouverture aux marques concurrentes : Ces services seront accessibles à l’ensemble des acteurs du secteur, et pas seulement aux marques du groupe.
- Grégory Trebaol, président de Rebirth, a détaillé cette stratégie lors d’un entretien exclusif.
Un troisième pilier pour Rebirth
Après avoir consolidé son portefeuille de marques – dont Peugeot Cycle, Cowboy et Gitane – et développé ses projets d’usines, Rebirth entend désormais construire un troisième pilier stratégique. Comme l’explique le groupe, cette initiative vise à structurer une offre complète, allant de la vente à la location en passant par le financement et le réemploi. « Nous voulons créer un écosystème autour du vélo, accessible à tous les acteurs du marché », a déclaré Grégory Trebaol à Frandroid. Cette approche s’inscrit dans un contexte où la mobilité douce gagne en popularité, notamment dans les zones urbaines.
La création de deux réseaux de magasins – dont les enseignes et les localisations restent à préciser – devrait permettre à Rebirth de toucher un public plus large. Ces magasins proposeront non seulement des vélos neufs, mais aussi des services de réparation et de location. Une stratégie qui rappelle celle adoptée par certains acteurs du secteur automobile, où le service après-vente et l’accompagnement client jouent un rôle clé dans la fidélisation.
Une plateforme d’occasion et une marque dédiée au réemploi
Rebirth a également annoncé la création d’une plateforme dédiée à la vente de vélos d’occasion. Cette initiative répond à une demande croissante pour des solutions économiques et durables, alors que le marché du vélo reconditionné connaît un essor notable. « L’occasion permet de démocratiser l’accès au vélo, tout en réduisant l’impact environnemental », a souligné Grégory Trebaol. La plateforme, encore en développement, devrait proposer des garanties renforcées pour rassurer les acheteurs.
Parallèlement, une marque dédiée au réemploi sera lancée. Son objectif : valoriser les vélos en fin de vie en les transformant en produits reconditionnés ou en pièces détachées. Cette démarche s’inscrit dans la logique de l’économie circulaire, un secteur en plein essor dans l’industrie du vélo. Selon Frandroid, Rebirth n’a pas encore révélé le nom de cette nouvelle entité, mais son positionnement sera axé sur la durabilité et l’innovation.
Une société de financement pour faciliter l’accès au vélo
Autre innovation majeure : la création d’une société de financement dédiée à l’achat de vélos. Cet acteur, encore inconnu du marché, proposera des solutions de crédit ou de leasing pour les particuliers et les professionnels. « Nous voulons lever les freins financiers à l’achat d’un vélo, qu’il soit neuf ou d’occasion », a expliqué le président de Rebirth. Cette initiative pourrait s’avérer déterminante dans un contexte où le coût d’un vélo électrique, par exemple, reste un obstacle pour de nombreux ménages.
Contrairement à d’autres acteurs du secteur qui se limitent à leur propre marque, Rebirth a choisi d’ouvrir ces services à l’ensemble des concurrents. « Notre objectif n’est pas de verrouiller le marché, mais de le dynamiser », a précisé Grégory Trebaol. Une approche qui pourrait séduire les distributeurs et les fabricants, en quête de solutions pour booster leurs ventes.
Ce pari audacieux de Rebirth pourrait, s’il est couronné de succès, redéfinir les règles du jeu dans l’industrie du vélo en France. En misant sur l’innovation, le service et l’inclusion, le groupe mise sur une croissance durable – un pari qui mérite d’être suivi de près.
Rebirth n’a pas encore révélé les noms des deux enseignes, ni leurs localisations précises. Ces informations devraient être communiquées dans les prochains mois, probablement avant la fin de l’année 2026, selon les déclarations de Grégory Trebaol à Frandroid.
Non. Comme l’a souligné le président de Rebirth, ces services – magasins, plateforme d’occasion, financement – seront ouverts à l’ensemble des marques concurrentes. L’objectif est de dynamiser le marché dans son ensemble.