Le groupe Rebirth, propriétaire des marques Peugeot Cycles, Solex, Matra, Gitane, Lejeune, Easybike, Angell et Cowboy, lance un projet industriel d’envergure avec la construction d’une nouvelle usine à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube. Selon Frandroid, ce site de 29 000 m² doit être livré d’ici la fin de l’année 2027, marquant une étape clé dans la réindustrialisation du secteur des cycles en France. L’investissement s’appuie sur une technologie innovante de cadre de vélo en thermoplastique injecté en trois minutes, une méthode présentée comme un levier de productivité et de compétitivité pour l’industrie française.

Ce qu'il faut retenir

  • Construction d’une usine de 29 000 m² à Romilly-sur-Seine, livrable fin 2027
  • Capacité de production annuelle de 150 000 à 200 000 cadres de vélo grâce à la technologie d’injection thermoplastique
  • Procédés de fabrication réduisant le temps de production à trois minutes par cadre
  • Rebirth exploite des marques historiques comme Peugeot Cycles, Solex ou Gitane
  • Projet incluant une réflexion sur l’avenir du site de Saint-Lô, en Normandie

Une usine moderne dédiée aux cadres de vélo innovants

L’usine de Romilly-sur-Seine s’inscrit dans une logique de modernisation des outils industriels français. Selon les déclarations de Grégory Trebaol, président de Rebirth, relayées par Frandroid, le choix du thermoplastique injecté permet de produire des cadres en un temps record, avec une cadence compatible avec les besoins du marché. La technologie utilisée, encore peu répandue dans l’industrie du vélo, promet de réduire les coûts de production tout en maintenant un haut niveau de qualité. « Ce procédé est au cœur de notre ambition de relocaliser une partie de la production en France », a expliqué Grégory Trebaol.

Le site occupera une surface de 29 000 m², soit une infrastructure adaptée à une production à grande échelle. Autant dire que ce projet représente un investissement industriel significatif, alors que le marché du vélo électrique connaît une croissance soutenue. Rebirth mise sur cette usine pour renforcer sa position sur un segment en pleine expansion, tout en capitalisant sur son portefeuille de marques emblématiques, allant du vélo urbain au vélo électrique haut de gamme.

Quel avenir pour le site de Saint-Lô ?

Le lancement de cette nouvelle usine s’accompagne d’une réflexion sur l’avenir du site historique de Saint-Lô, en Normandie, où Rebirth possède également des installations. Grégory Trebaol a confirmé à Frandroid que des discussions étaient en cours pour adapter l’activité de ce site, sans pour autant annoncer de fermeture ou de transfert massif des effectifs. « Nous étudions les meilleures options pour optimiser nos capacités de production et répondre à la demande, tout en préservant l’emploi local », a-t-il précisé. Le calendrier et les modalités de cette transition restent à définir dans les mois à venir.

Cette réorganisation s’inscrit dans une stratégie globale de réindustrialisation, alors que la France cherche à réduire sa dépendance aux importations de produits manufacturés. Rebirth, qui détient plusieurs marques françaises emblématiques, joue ici un rôle actif en misant sur l’innovation et la modernisation de ses outils de production.

Un calendrier industriel ambitieux

Le chantier de l’usine de Romilly-sur-Seine a été lancé avec pour objectif une livraison prévue à la fin de l’année 2027. Ce délai serré implique une planification rigoureuse des travaux, ainsi que la coordination entre les différents acteurs du projet. Grégory Trebaol a détaillé à Frandroid les étapes clés du calendrier, notamment les phases de construction, d’installation des machines et de mise en service des équipements de production. « Nous sommes sur un rythme soutenu, mais réaliste », a-t-il souligné, sans préciser le montant total de l’investissement.

Une fois opérationnelle, l’usine devrait employer plusieurs centaines de salariés, contribuant ainsi à l’emploi local dans une région où l’industrie manufacturière reste un pilier économique. Le choix de Romilly-sur-Seine, située en Champagne-Ardenne, répond à des critères logistiques et économiques, avec une accessibilité favorable aux réseaux de transport et une main-d’œuvre qualifiée à proximité.

Et maintenant ?

D’ici la livraison de l’usine fin 2027, plusieurs échéances devront être respectées pour garantir le bon déroulement du projet. Les prochains mois seront consacrés aux travaux de construction et à l’acquisition des équipements, tandis que des recrutements ciblés devraient être lancés dès que les premières lignes de production seront en place. Reste à voir si la technologie d’injection thermoplastique se généralisera dans l’industrie du vélo, ou si elle restera un atout différenciant pour Rebirth.

Ce projet s’inscrit dans un contexte où la France cherche à renforcer son autonomie industrielle, notamment dans les secteurs stratégiques comme les mobilités durables. L’usine de Romilly-sur-Seine pourrait ainsi devenir un symbole de cette dynamique, à condition que les objectifs de production et de rentabilité soient atteints dans les délais impartis.

Selon les informations disponibles, la nouvelle usine de Romilly-sur-Seine se concentrera sur la production de cadres pour plusieurs marques du groupe, dont Peugeot Cycles et Solex. Les autres marques comme Gitane ou Angell pourraient également bénéficier de cette capacité de production, en fonction de leur positionnement sur le marché.