Les ayants droit de deux hommes condamnés pour meurtre en 1950 attendent toujours une issue à leur demande de révision du procès. Selon Le Monde, l’avocat général a formulé, jeudi 11 juin 2026, un avis défavorable à leur réhabilitation, alors que les deux hommes, morts respectivement en 2003 et 2009, n’ont cessé d’être réclamés comme victimes d’une injustice.

Ce qu'il faut retenir

  • Les ayants droit de Mis et Thienno réclament depuis près de cinquante ans la révision de leur condamnation pour meurtre, prononcée en 1950.
  • L’avocat général s’est opposé, le 11 juin 2026, à cette demande de révision.
  • Mis est mort en 2003 et Thienno en 2009, sans avoir obtenu réparation.
  • La décision finale est attendue pour le 2 juillet 2026.

Cette affaire, qui s’inscrit dans l’histoire judiciaire française, repose sur une condamnation pour meurtre datant de 1950. Les deux hommes, dont les noms de famille sont Mis et Thienno, avaient été reconnus coupables d’un crime dont les circonstances restent aujourd’hui contestées. Leurs descendants, convaincus de leur innocence, ont multiplié les démarches pour obtenir la révision de ce procès vieux de plus de sept décennies. Pourtant, malgré des décennies de lutte, la justice française n’a pas encore tranché en leur faveur.

Selon Le Monde, c’est lors de l’audience du 11 juin 2026 que l’avocat général a clairement exprimé son opposition à cette révision. Dans ses conclusions, il a souligné les éléments de preuve à charge qui, selon lui, justifient le maintien de la condamnation initiale. « Les éléments à l’appui de la condamnation de 1950 restent suffisamment solides pour ne pas permettre une révision », a-t-il déclaré devant la cour. Cette prise de position marque un tournant dans un dossier qui semblait, jusqu’ici, en passe d’aboutir.

« Les éléments à l’appui de la condamnation de 1950 restent suffisamment solides pour ne pas permettre une révision. »
L’avocat général, le 11 juin 2026

Pour les ayants droit de Mis et Thienno, cette décision est une nouvelle déception après des années d’efforts. Leur combat, lancé il y a près de cinquante ans, repose sur l’idée que leur aïeul a été victime d’une erreur judiciaire ou, à tout le moins, d’un procès bâclé. Les archives disponibles, souvent fragmentaires, n’ont pas permis de trancher définitivement en leur faveur. Pourtant, leurs avocats estiment que les éléments nouveaux, notamment des témoignages et des expertises, devraient conduire à une réhabilitation posthume. « Nous avons toujours cru en l’innocence de nos grands-pères, et cette injustice ne peut plus durer », a indiqué Me Durand, leur conseil juridique, dans un entretien accordé au quotidien.

Et maintenant ?

La décision de la cour de révision est désormais attendue pour le 2 juillet 2026. Si elle donne raison aux ayants droit, Mis et Thienno seraient officiellement réhabilités, près de soixante-seize ans après leur condamnation. Dans le cas contraire, leur dossier restera marqué par une condamnation pour meurtre, malgré les doutes persistants. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour les familles, qui espèrent enfin obtenir gain de cause.

Quelle que soit l’issue, cette affaire rappelle les défis posés par les demandes de révision des procès anciens, où les preuves se font rares et les mémoires s’estompent. Pour les historiens du droit, elle illustre aussi la difficulté à corriger les erreurs judiciaires après plusieurs décennies, alors que les acteurs de l’époque ont disparu. La cour devra donc peser le poids des éléments nouveaux face à la solidité des condamnations initiales, dans un dossier où la notion même de justice se confond avec celle de mémoire.

Une révision de procès aussi ancien se heurte à plusieurs obstacles : la disparition des preuves matérielles, l’absence des témoins originaux, et la difficulté à évaluer la crédibilité des nouveaux éléments présentés. Les archives judiciaires peuvent également être incomplètes ou altérées par le temps, ce qui rend l’examen des demandes particulièrement délicat pour les magistrats.