Renault a annonce jeudi la signature d'un accord « prévoyant l'acquisition » par le groupe belge Dumarey « de la société Alpine Racing SAS implantée à Viry-Chatillon (Essonne) », et la « reprise des équipes et des actifs nécessaires à l'exploitation du site », selon nos confrères de BFM Business. Cette cession marque une nouvelle étape dans le désengagement de Renault de la motorisation en Formule 1, après la décision très controversée d'arrêter la production de moteurs à Viry-Châtillon fin 2025.
L'ensemble des effectifs de l'entité qui produisait des moteurs de Formule 1 jusqu'à fin 2025, soit environ 150 personnes, serait « ainsi repris par l'acquéreur », a précisé Renault dans un communiqué diffusé jeudi avec Dumarey. Le site historique, qui a contribué à certains des plus grands succès de Renault en compétition automobile, avait vu son avenir devenir incertain avec l'abandon du programme moteur de F1.
Ce qu'il faut retenir
- Renault vend son usine de Viry-Châtillon au groupe belge Dumarey.
- L'usine employait environ 150 personnes.
- La cession marque la fin de la production de moteurs de Formule 1 par Renault.
- Le site historique a contribué à de nombreux titres mondiaux, notamment avec Williams et Fernando Alonso.
Un site historique
L'usine de Viry-Châtillon occupe une place particulière dans l'histoire du constructeur français. Renault y développe des moteurs de compétition depuis la fin des années 1970. Ses motorisations ont notamment accompagné les titres mondiaux de Williams dans les années 1990, les deux sacres de Fernando Alonso avec Renault en 2005 et 2006, puis les quatre titres consécutifs de Sebastian Vettel avec Red Bull entre 2010 et 2013.
La décision de Renault de mettre fin à son activité de motoriste, annoncée en septembre 2024, avait provoqué une vive opposition parmi les salariés de Viry-Châtillon, inquiets pour leur avenir et dénonçant la disparition d'un savoir-faire industriel français. Le constructeur avait alors promis une reconversion du site vers de nouveaux projets technologiques, notamment dans les domaines de l'automobile et des nouvelles mobilités.
Les conséquences de la cession
En parallèle, l'écurie Alpine a choisi de s'approvisionner en moteurs auprès de Mercedes à partir de la saison 2026, plutôt que de développer ses propres groupes propulseurs. Renault a ainsi renoncé à une activité emblématique de son histoire sportive pour réduire les coûts et concentrer ses moyens sur la compétitivité de son écurie.
Cette cession marque une nouvelle étape dans le désengagement de Renault de la motorisation en Formule 1. Le groupe belge Dumarey devrait reprendre les équipes et les actifs nécessaires à l'exploitation du site, et les 150 salariés devraient être repris par le nouvel acquéreur.
En conclusion, la cession de l'usine de Viry-Châtillon par Renault au groupe belge Dumarey marque la fin d'une ère pour le constructeur français en Formule 1. Les prochaines étapes attendues concernent la reconversion du site et la reprise des activités par le nouvel acquéreur.