Depuis le 17 février 2026, le restaurant Yoyo, installé à Angers dans le Maine-et-Loire, reste inaccessible au public. Fermé à la suite d’un effondrement partiel du plafond de ses cuisines, l’établissement dirigé par Oscar Benavente n’a toujours pas pu rouvrir ses portes, huit mois après la survenue de l’incident. Selon Ouest France, les travaux de réparation s’éternisent, privant le chef de son outil de travail et les clients d’un lieu emblématique de la gastronomie locale.

Ce qu'il faut retenir

  • Le restaurant Yoyo, ouvert en 2023, a été contraint à la fermeture le 17 février 2026 après un effondrement du plafond dans ses cuisines.
  • Les travaux de réparation, initialement prévus pour être rapides, traînent en longueur, empêchant toute réouverture.
  • Oscar Benavente, le gérant, dénonce un manque d’avancées concrètes et une absence de communication claire des responsables.
  • L’établissement était reconnu comme un acteur majeur de la gastronomie angevine avant cet incident.

Un effondrement aux conséquences immédiates

L’incident s’est produit en pleine journée de service, dans les locaux du Yoyo, situé en centre-ville d’Angers. L’effondrement partiel du plafond a endommagé une partie des équipements de cuisine et rendu les lieux temporairement inhabitables. Selon nos confrères de Ouest France, les premiers constats techniques ont révélé des désordres structurels nécessitant des travaux de consolidation. Pourtant, près de huit mois plus tard, le restaurant n’a toujours pas pu reprendre son activité.

Oscar Benavente, qui a fondé l’établissement en 2023, insiste sur l’urgence de la situation : « On est en septembre 2026, et personne ne semble capable de nous dire quand nous pourrons enfin rouvrir », a-t-il déclaré à nos équipes. Le chef, visiblement exaspéré, rappelle que chaque jour de fermeture représente une perte financière significative pour son entreprise et ses employés.

Des travaux qui s’éternisent sans explication claire

Les causes de l’effondrement n’ont pas été officiellement communiquées par les autorités locales. Côté travaux, les retards s’accumulent, sans que les responsables désignés – qu’il s’agisse des services municipaux, des assureurs ou des entreprises intervenantes – ne fournissent d’échéancier précis. D’après Ouest France, les échanges entre le gérant et les parties prenantes restent flous, laissant Oscar Benavente dans l’incertitude la plus totale.

« Les premiers devis parlaient de quelques semaines, aujourd’hui on parle de plusieurs mois, voire plus », a précisé le restaurateur. Il évoque également des difficultés à obtenir des réponses claires sur les responsabilités engagées, notamment concernant l’assurance du bâtiment. Sans ces éléments, impossible pour lui d’anticiper une réouverture, alors que les charges fixes continuent de courir.

Un impact bien au-delà de l’entreprise

Au-delà de la situation personnelle d’Oscar Benavente, la fermeture prolongée du Yoyo a des répercussions sur l’écosystème local. Le restaurant, qui avait rapidement acquis une réputation pour sa cuisine créative et son ambiance conviviale, employait une dizaine de salariés. Plusieurs d’entre eux ont été mis au chômage partiel, faute de perspectives de reprise. Selon Ouest France, certains ont déjà trouvé un emploi ailleurs, tandis que d’autres restent en attente, dans l’espoir d’un retour à la normale.

Côté clients, l’attente est également palpable. Le Yoyo avait su fidéliser une clientèle fidèle, séduite par des plats mêlant tradition et audace. Les réseaux sociaux s’animent régulièrement de messages de soutien, avec des clients exprimant leur déception face à cette fermeture prolongée. « C’est dommage de perdre un tel lieu, surtout quand on voit que rien ne bouge », confie une habituée interrogée par nos équipes.

Et maintenant ?

Plusieurs pistes pourraient faire évoluer la situation dans les prochaines semaines. Côté municipal, la mairie d’Angers n’a pas encore communiqué de date butoir pour les travaux, mais des sources internes évoquent une possible accélération des procédures d’ici fin septembre. Oscar Benavente, de son côté, étudie la possibilité de saisir un médiateur indépendant pour débloquer la situation, tout en envisageant des recours juridiques si nécessaire. Reste à savoir si ces initiatives porteront leurs fruits avant la fin de l’année.

En attendant, le restaurant reste plongé dans une immobilité forcée, symbolisant les difficultés rencontrées par de nombreux petits commerces face aux aléas administratifs et techniques. La question se pose désormais : combien de temps encore les acteurs locaux mettront-ils à trouver une issue à ce dossier ?

À ce jour, les autorités locales n’ont pas rendu publics les résultats des expertises techniques réalisées après l’incident. La mairie d’Angers et les services de l’État n’ont pas communiqué d’éléments précis sur les causes de l’effondrement, limitant les informations disponibles pour le gérant et les assurances.