Le milieu de terrain international gallois Aaron Ramsey a officiellement annoncé sa retraite sportive ce mardi 7 avril 2026, mettant un terme à une carrière de plus de vingt ans marquée par un talent indéniable, des performances régulières en club mais aussi une série de blessures récurrentes. Selon RMC Sport, l’ancien joueur des Pumas UNAM, dernier club de sa carrière, a évoqué dans un message publié sur les réseaux sociaux une décision « difficile » prise après une « mûre réflexion ». Avec 80 buts inscrits en carrière, Ramsey laisse derrière lui un héritage sportif contrasté, mais aussi une anecdote aussi étrange qu’involontaire : celle d’une prétendue malédiction associée à ses réalisations sur le terrain, qui aurait, selon une interprétation médiatique, coïncidé avec la disparition de plusieurs personnalités publiques.

Ce qu'il faut retenir

  • 80 buts en carrière professionnelle, dont la majorité avec Arsenal FC, où il est devenu un symbole des Gunners malgré une fin de carrière difficile
  • Une annonce de retraite publiée le 7 avril 2026, après un départ raté aux Pumas UNAM en novembre 2025
  • Une « malédiction » médiatique attribuée à ses buts, ayant coïncidé avec le décès de plus de 20 personnalités entre 2009 et 2022
  • Les premières victimes identifiées : Ted Kennedy (25 août 2009), Oussama Ben Laden (2 mai 2011) et Steve Jobs (5 octobre 2011)
  • Des personnalités aussi variées que Whitney Houston, Robin Williams, Stephen Hawking ou Burt Reynolds figurent sur cette liste

Une carrière au sommet, mais entravée par les blessures

Né le 26 décembre 1990 à Caerphilly au Pays de Galles, Aaron Ramsey a débuté sa carrière professionnelle à Cardiff City avant de rejoindre Arsenal en 2008. Rapidement, il s’impose comme un milieu de terrain technique et visionnaire, capable de marquer des buts décisifs. Selon RMC Sport, il a inscrit 64 buts en 363 matchs sous le maillot des Gunners, devenant l’un des chouchous du public malgré les critiques sur sa régularité. Pourtant, sa carrière a été rythmée par les blessures : fractures, déchirures musculaires et opérations à répétition ont souvent limité son temps de jeu.

En 2019, il quitte l’Angleterre pour la Juventus, où il remporte deux titres de Serie A, avant de tenter une aventure au FC Nice en 2022. Son passage en France reste mitigé, tout comme son retour en Angleterre à Derby County en 2023. Après une dernière expérience au Mexique, aux Pumas UNAM, où il est écarté en novembre 2025 pour raisons disciplinaires, Ramsey prend la décision de raccrocher les crampons à 35 ans.

« Ce n'est pas une décision facile à prendre. Après mûre réflexion, j'ai décidé de prendre ma retraite du football. »
Aaron Ramsey, dans un message publié sur ses réseaux sociaux

La « malédiction Ramsey » : une coïncidence médiatique devenue légende urbaine

Si l’annonce de sa retraite a surtout été saluée pour son parcours sportif, elle a aussi ravivé le souvenir d’une anecdote aussi surprenante qu’involontaire : celle d’une prétendue malédiction liée à ses buts. Selon RMC Sport, cette théorie, popularisée par les réseaux sociaux et certains médias, repose sur des coïncidences troublantes entre ses réalisations et le décès de personnalités publiques. Les premiers cas remontent à 2009, lorsque Ramsey marque un but pour Arsenal contre Portsmouth le 22 août. Trois jours plus tard, le 25 août, le sénateur américain Ted Kennedy décède des suites d’un cancer du cerveau.

L’année 2011 marque un tournant avec trois décès majeurs dans la foulée de ses performances. Le 2 mai, Oussama Ben Laden est tué lors d’un raid américain au Pakistan, moins de 48 heures après un but de Ramsey en Premier League. Le 5 octobre, Steve Jobs, cofondateur d’Apple, meurt des suites d’un cancer, puis le 20 octobre, c’est au tour du dictateur libyen Mouammar Kadhafi d’être capturé et exécuté après des mois de guerre civile. Pour autant, comme le rappelle RMC Sport, aucune preuve ne permet d’établir un lien de causalité entre ces événements et les buts du Gallois.

Une liste de personnalités qui s’allonge sur plus d’une décennie

La « malédiction » s’est poursuivie avec une régularité troublante pour les observateurs. Le 11 février 2012, Whitney Houston meurt d’une overdose d’alcool et de médicaments, le même jour qu’un but de Ramsey en Premier League contre Sunderland (1-2). En 2013, deux figures du sport américain disparaissent après ses réalisations : l’ancien joueur de NBA Ray Williams (22 mars) et l’ancien boxeur Ken Norton (18 septembre). Le 30 novembre, c’est l’acteur Paul Walker, star de la saga Fast and Furious, qui perd la vie dans un accident de voiture, quelques heures après un doublé de Ramsey avec Arsenal à Cardiff (0-3).

Les années suivantes voient s’ajouter des noms aussi variés que ceux du boxeur Rubin Carter (20 avril 2014), de l’acteur Robin Williams (11 août 2014), ou encore de l’ancienne première dame des États-Unis Nancy Reagan (6 mars 2016). En 2018, le physicien Stephen Hawking (14 mars) et l’acteur Burt Reynolds (6 septembre) décèdent après des buts de Ramsey. Même en 2022, avec la mort de l’actrice et chanteuse Olivia Newton-John (8 août), la coïncidence a été soulignée par certains observateurs.

Une coïncidence sans fondement, mais un phénomène médiatique tenace

Malgré l’absence de tout lien avéré entre les buts d’Aaron Ramsey et les décès de ces personnalités, la « malédiction » a persisté dans l’imaginaire collectif, alimentée par les réseaux sociaux et certains médias. Selon RMC Sport, Ramsey lui-même n’a jamais fait référence à cette anecdote dans ses communications, soulignant simplement dans son message de retraite l’impact émotionnel de sa décision. Les spécialistes en statistiques et en probabilités rappellent que, sur une période de plus de dix ans, la coïncidence de décès de personnalités publiques après un but d’un joueur de football est statistiquement plausible, compte tenu du nombre élevé d’événements sportifs et de personnalités décédées chaque année.

Les clubs, les supporters et les médias ont souvent joué avec cette idée, transformant une simple coïncidence en légende urbaine. Certains fans d’Arsenal, par exemple, évoquaient cette « malédiction » avec humour, tandis que d’autres la prenaient au sérieux. Pourtant, comme le souligne RMC Sport, il s’agit avant tout d’un phénomène médiatique, amplifié par la viralité des réseaux sociaux et la recherche de narrations autour des sportifs.

Et maintenant ?

Avec la retraite d’Aaron Ramsey, la « malédiction » médiatique qui l’a accompagné perd son principal protagoniste. Pour autant, l’histoire pourrait continuer à alimenter les débats, notamment parmi les amateurs de football et les théoriciens du complot. Son héritage sportif, lui, reste intact : un milieu de terrain talentueux, un buteur occasionnel et un joueur ayant marqué plusieurs générations de supporters. Les clubs qui l’ont employé, d’Arsenal à la Juventus en passant par la sélection galloise, devraient saluer sa contribution lors de cérémonies ou d’hommages dans les mois à venir. Quant aux amateurs de football, ils pourraient continuer à surveiller les buts de ses anciens coéquipiers… au cas où la malédiction se transmettrait.

Reste à savoir si cette anecdote marquera durablement l’histoire du football, ou si elle disparaîtra progressivement des mémoires, comme tant d’autres légendes urbaines liées au sport. Une chose est sûre : Aaron Ramsey quitte le terrain, mais son nom restera associé à bien plus que ses performances sur le rectangle vert.

Non, aucun statisticien ou chercheur n’a officiellement étudié ce phénomène, qui relève davantage de la coïncidence médiatique que d’un lien causal. Selon RMC Sport, les spécialistes rappellent que sur une période aussi longue, la probabilité de voir des décès de personnalités publiques coïncider avec des buts d’un joueur est élevée, simplement en raison du volume d’événements.