La France est actuellement confrontée à une multitude de défis tels que l'instabilité géopolitique mondiale, les bouleversements climatiques, les tensions énergétiques et numériques, comme le rapporte Le Monde - Education. Face à ces crises, il est essentiel de disposer d'une forte capacité de prospective, d'innovation et d'exécution pour concevoir et déployer les solutions qui permettront de relever ces défis.
C'est dans ce contexte que les ingénieures et ingénieurs jouent un rôle crucial. Selon Le Monde - Education, les projections publiques sont claires : les besoins en formation et recrutement de profils scientifiques et techniques vont fortement augmenter dans les prochaines décennies. Les secteurs tels que l'aménagement, l'énergie, l'industrie, les infrastructures, les mobilités, la construction, la santé, la défense et la cybersécurité auront besoin de compétences en ingénierie pour affronter les défis à venir.
Ce qu'il faut retenir
- La France a besoin d'une forte capacité de prospective, d'innovation et d'exécution pour relever les défis de demain.
- Les ingénieures et ingénieurs joueront un rôle crucial dans la conception et le déploiement de solutions pour affronter les défis à venir.
- Les besoins en formation et recrutement de profils scientifiques et techniques vont fortement augmenter dans les prochaines décennies.
Les chiffres clés
D'après Le Monde - Education, le nombre de diplômes d'ingénieur délivrés en 2023 était de 48 200, contre 41 300 en 2018, ce qui représente une augmentation de 16,7 % en cinq ans, selon la Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'éducation nationale. Cependant, cette évolution positive ne suffira pas à répondre aux besoins futurs.
Il est donc essentiel de former davantage d'ingénieurs et de mieux mobiliser les compétences d'ingénierie là où elles sont décisives. Cela nécessite une revalorisation des métiers de l'ingénierie pour attirer plus de jeunes talents dans ces domaines.
Les défis de l'ingénierie
Une étude intitulée « S'inventer ingénieur·e », conduite par l'Institut Gaston Berger du Groupe INSA auprès de 1 000 étudiantes, étudiants et jeunes ingénieurs en activité, met en lumière une fragilité peu documentée : une partie des jeunes ingénieurs s'interroge aujourd'hui sur le statut et le sens de son métier. Derrière un même statut, les réalités professionnelles se sont profondément diversifiées et ne recouvrent plus les mêmes fonctions qu'il y a cinquante ans.
En conclusion, la revalorisation des métiers de l'ingénierie est cruciale pour permettre à la France de relever les défis de demain. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour attirer plus de jeunes talents dans ces domaines et pour assurer que les ingénieures et ingénieurs disposent des compétences et des ressources nécessaires pour concevoir et déployer les solutions qui permettront de relever les défis à venir.
