Le fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, est considéré comme la figure médiatique de l'opposition iranienne la plus visible à l'étranger, selon nos confrères de BMF - International. Reza Pahlavi se présente lui-même comme un « leader de transition » et non comme un futur roi ou président. Il vit en exil aux États-Unis depuis 47 ans et attend son heure pour prendre les rênes du pouvoir en Iran.

Ce qu'il faut retenir

  • Reza Pahlavi est la figure médiatique de l'opposition iranienne la plus visible à l'étranger.
  • Il se présente comme un « leader de transition » et non comme un futur roi ou président.
  • Il vit en exil aux États-Unis depuis 47 ans et attend son heure pour prendre les rênes du pouvoir en Iran.
  • Il est accusé par ses détracteurs de préparer une nouvelle « dictature ».
  • Il a appelé à « avancer » et à « retenir le meilleur » du passé tout en évitant les erreurs.

Contexte et opposition

Reza Pahlavi est vu d'un mauvais œil par une certaine partie de la population iranienne, encore marquée par la sévère répression menée par son père, Mohammad Reza Pahlavi, au pouvoir de 1941 à 1979. Notamment dans les milieux intellectuels et les minorités, Balouches, Kurdes, Arabes. Il n'a pas été en mesure de se distinguer de son père, selon la sociologue franco-iranienne Azadeh Kian.

Des slogans en sa faveur, tels que « longue vie au chah ! » ou « ceci est la bataille finale, Pahlavi va revenir », ont été chantés dans les rues du pays lors des manifestations massives début janvier. Cependant, ces slogans n'étaient pas unificateurs, selon Azadeh Kian, et le slogan unificateur a toujours été « mort à Khameinei, mort au dictateur ».

Programme de transition

Reza Pahlavi insiste sur le fait qu'il ne veut pas « une restauration monarchique, mais poursuivre une trajectoire interrompue, avec cette fois les structures nécessaires pour garantir une véritable démocratie ». Il assure que de grands « principes fondamentaux » régiraient le futur Iran : intégrité territoriale du territoire, « séparation claire » de la religion et de l'État, égalité de tous les citoyens devant la loi, respect des libertés individuelles...

Il propose un « Iran Prosperity Project » qui prévoit une période de transition, suivie d'un référendum pour que les Iraniens décident de la forme future du régime. Ensuite, une assemblée constituante serait élue pour rédiger la nouvelle Constitution. Cependant, des détracteurs estiment que ce programme cache en réalité une volonté de mettre en place une dictature.

Accusations et soutiens

Reza Pahlavi est également présenté par ses détracteurs comme un pion du pouvoir américain et israélien. Il a pris la parole à la CPAC, grand-messe des conservateurs américains, aux côtés du président américain Donald Trump. Cependant, Trump a déclaré qu'il ne savait pas comment Reza Pahlavi serait perçu dans son propre pays et qu'il n'était pas « approprié, à ce stade », de le recevoir.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a reçu Reza Pahlavi en avril 2023, et il est considéré comme un soutien de ce dernier. Cependant, Netanyahu n'a pas mis tous ses œufs dans le même panier et soutient également d'autres forces politiques en Iran.

Et maintenant ?

Il est difficile de prévoir ce qui se passera ensuite, mais il est clair que la situation en Iran reste très incertaine. Les prochaines étapes attendues incluent la poursuite des manifestations et des actions de l'opposition, ainsi que les réactions du régime actuel. Il est également possible que de nouvelles forces politiques émergent et que des alliances soient formées.

La communauté internationale devrait continuer à suivre de près la situation en Iran et à soutenir les efforts de l'opposition pour parvenir à une transition démocratique pacifique. Cependant, il est important de rester prudent et de ne pas spéculer sur les résultats, car la situation est complexe et en constante évolution.

En conclusion, la situation en Iran reste très incertaine, et il est difficile de prévoir ce qui se passera ensuite. Cependant, il est clair que Reza Pahlavi joue un rôle important dans l'opposition et qu'il est considéré comme un leader potentiel pour une transition démocratique. Il est important de continuer à suivre de près la situation et de soutenir les efforts de l'opposition pour parvenir à une transition pacifique.