D’après Franceinfo - Culture, The Dog Stars, le trentième long-métrage de Ridley Scott, prend l’affiche en salles depuis le 26 août 2026. Ce film, adapté du roman La Constellation du chien de Peter Heller, plonge le spectateur dans un monde dévasté par une série de catastrophes en 2035. Le cinéaste britannique y explore les conséquences d’un effondrement systémique, mêlant virus, crise financière et chaos social, tout en interrogeant notre capacité collective à faire face aux menaces environnementales.

Ce qu'il faut retenir

  • Le film se déroule en 2035, dans un monde ravagé par un virus meurtrier et une crise économique majeure.
  • Ridley Scott adapte La Constellation du chien de Peter Heller sans avoir lu l’œuvre originale.
  • Le scénario, signé Mark L. Smith, s’éloigne du terme « post-apocalyptique » pour décrire un monde « qui se serait pris une énorme bombe sur la tête ».
  • Le réalisateur y défend l’idée que des solutions collectives, comme la transition énergétique, sont urgentes pour éviter un tel scénario.
  • Avec Jacob Elordi en tête d’affiche, aux côtés de Margaret Qualley et Josh Brolin, le film marque un retour à la sobriété pour Scott après Gladiator 2.
  • Le cinéaste, âgé de 89 ans, évoque son énergie et sa passion pour le travail comme clés de sa longévité.

Un scénario inspiré par les crises contemporaines

Selon Ridley Scott, The Dog Stars n’est pas une simple fiction catastrophe, mais une réflexion sur les multiples menaces qui pèsent sur notre époque. « Le film parle de toutes les menaces auxquelles on ne fait pas attention parce qu’on est ignorants, parce qu’on est stupides », a-t-il déclaré. Le réalisateur évoque un virus inconnu, comparable au Covid-19, couplé à une crise financière similaire à celle de 2008. « Après, les effets conjugués de plusieurs choses […] peuvent créer un sacré chaos », a-t-il précisé lors d’un entretien avec Franceinfo - Culture.

L’intrigue suit deux hommes dans le Colorado : Hig, interprété par Jacob Elordi, et Bangley, un ancien marine joué par Josh Brolin. Leur cohabitation, entre méfiance et solidarité, illustre la fragilité des liens humains dans un monde où la survie devient une priorité. Le film dépeint aussi des personnages rêvant d’échapper à ce cauchemar, tout en étant confrontés à des hordes d’ennemis brutaux, symbole d’un retour à l’état sauvage de l’humanité.

Ridley Scott, entre pessimisme et espoir

Malgré un constat sombre, Ridley Scott ne renonce pas à un certain optimisme. « Dans un sens, est-ce qu’on ne vit pas mieux aujourd’hui qu’avant ? Bien sûr que oui », a-t-il souligné. Il met en avant la nécessité d’une réponse internationale, notamment pour accélérer la transition énergétique. « Nos gouvernements doivent s’entendre, arrêter le business et trouver une solution », a-t-il ajouté. Le cinéaste, qui a vendu ses voitures thermiques pour des véhicules électriques, milite pour une prise de conscience collective. « Tout le monde devrait passer à des véhicules électriques. J’ai vendu ma Porsche et ma Bentley pour acheter deux voitures électriques. Et je n’ai pas mis les pieds dans une station essence depuis bien longtemps », a-t-il confié.

Cette posture reflète une volonté de montrer que des solutions existent, à condition d’agir ensemble. Pourtant, le film reste ancré dans une ambiance postapocalyptique, où l’espoir se mêle à la résignation. « L’avenir de la planète imaginé par cette histoire est irrémédiablement sombre », reconnaît le réalisateur, tout en rappelant que l’humanité a toujours su rebondir après les crises.

Un casting jeune pour un réalisateur octogénaire

Âgé de 89 ans, Ridley Scott continue de surprendre en confiant des rôles principaux à des acteurs en pleine ascension, comme Jacob Elordi. Le jeune Australien, révélé par Euphoria et confirmé dans Hurlevent ou Frankenstein, incarne Hig, un personnage en quête de sens dans un monde en lambeaux. « C’est un vrai gentleman », a commenté Scott. « Je me souviens de l’avoir vu dans une série australienne où il jouait un chirurgien avant la Seconde Guerre mondiale. Il était formidable, et je me suis renseigné sur lui en me disant : Mais c’est qui, ce mec ? »

Le réalisateur, qui a déjà collaboré avec des stars confirmées comme Tom Cruise ou Russell Crowe, avoue apprécier le dynamisme des nouvelles générations. « J’adore travailler », a-t-il résumé, évoquant aussi son éducation stricte et son goût pour la discipline. « Ma mère a élevé trois garçons. Elle était ferme et dynamique, une vraie boule d’énergie. Notre père, lui, était engagé dans la marine et souvent absent. Donc, notre mère était l’homme de la maison. »

Une œuvre sobre et efficace, dans la lignée du cinéaste

Après les difficultés rencontrées lors du tournage de Gladiator 2, Ridley Scott opte ici pour une réalisation plus épurée, sans pour autant sacrifier l’intensité dramatique. The Dog Stars s’inscrit dans la continuité de ses films précédents, comme Blade Runner 2049 ou The Last Duel, où il explore les failles de la société à travers des univers futuristes ou historiques. « Simple, sobre, sans être désagréable, The Dog Stars est un bon film et s’inscrit parmi les longs-métrages récents les plus réussis de son auteur », estime Franceinfo - Culture.

Le film ne cherche pas à offrir des réponses toutes faites, mais à provoquer une prise de conscience. En montrant un monde où l’humanité est au bord du gouffre, Ridley Scott invite le public à réfléchir aux choix qui pourraient éviter une telle catastrophe. Une question qui résonne d’autant plus fort à l’heure où les alertes sur le réchauffement climatique et les pandémies se multiplient.

Et maintenant ?

Avec The Dog Stars, Ridley Scott signe une œuvre qui pourrait devenir un miroir tendu à la société. Le film, qui sort en pleine rentrée cinématographique, pourrait susciter des débats sur la résilience collective et l’urgence écologique. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer son impact, notamment auprès des jeunes générations, souvent plus sensibles aux enjeux environnementaux. Reste à voir si Hollywood suivra son exemple en produisant davantage de fictions engagées, ou si The Dog Stars restera une exception.

En attendant, le cinéaste a d’ores et déjà annoncé vouloir continuer à travailler, malgré son âge. « Je crois que j’ai été béni, en quelque sorte, par mon éducation », a-t-il conclu. Une déclaration qui rappelle que, même dans les scénarios les plus sombres, l’espoir persiste – à condition de ne pas baisser les bras.

Le réalisateur a expliqué à Franceinfo - Culture qu’il n’avait pas lu La Constellation du chien de Peter Heller avant de se lancer dans le projet. Il s’en est excusé auprès de l’auteur, tout en précisant avoir travaillé sur un scénario original signé Mark L. Smith. Scott a ajouté que le script final différait de ce qu’il attendait, passant d’une vision purement post-apocalyptique à une représentation plus large des crises contemporaines.