La Fédération italienne de football (FIGC) a finalement tranché dans le tumulte des derniers jours. Selon Ouest France, Roberto Mancini, qui a déjà dirigé la Nazionale entre 2018 et 2023, a été choisi pour reprendre le poste de sélectionneur. Cette décision met fin à une période d’incertitude marquée par plusieurs rebondissements, notamment le feuilleton autour d’Andrea Pirlo, initialement pressenti pour succéder à Roberto Mancini.
Ce qu'il faut retenir
- Roberto Mancini sera de nouveau aux commandes de l’équipe nationale italienne, succédant à une période de transition chaotique.
- Son précédent mandat, de 2018 à 2023, avait été marqué par des résultats contrastés, mais aussi par une reconstruction de l’équipe.
- La FIGC a privilégié l’expérience de Mancini, malgré les hésitations liées aux récentes performances de l’Italie en compétition.
- Cette nomination intervient après des semaines de spéculations médiatiques et de tensions au sein de la fédération.
Un retour attendu malgré les incertitudes
Roberto Mancini quitte ainsi le poste qu’il occupait depuis 2023 après une interruption de trois ans. Son retour s’inscrit dans une logique de continuité, alors que l’Italie peine à retrouver le niveau qui était le sien lors de son sacre à l’Euro 2021. D’après Ouest France, les dirigeants de la FIGC ont été convaincus par la capacité de Mancini à fédérer un groupe et à imposer un style de jeu cohérent. « Mancini connaît parfaitement le football italien, ses attentes et ses défis », a indiqué une source proche de la fédération.
Pourtant, cette décision ne fait pas l’unanimité. Certains observateurs pointent du doigt les résultats décevants de l’Italie lors des dernières éditions de la Ligue des nations et des éliminatoires pour l’Euro 2024. L’élimination prématurée au premier tour de l’Euro en juin 2024 avait d’ailleurs précipité le départ de Mancini en 2023. Bref, autant dire que les attentes seront élevées pour ce nouveau cycle.
Le parcours de Roberto Mancini, entre succès et critiques
Roberto Mancini, ancien attaquant international, a marqué l’histoire du football italien en tant que joueur avant de se tourner vers le management. Après avoir remporté le titre de champion d’Italie avec l’Inter Milan en 2006 et 2007, il s’est imposé comme l’un des entraîneurs les plus respectés du Calcio. Son premier passage à la tête de la Nazionale avait été couronné de succès : victoire à l’Euro 2021, qualification pour la Coupe du monde 2022 et maintien de l’Italie dans le top 10 du classement FIFA.
Cependant, son deuxième mandat n’a pas connu la même réussite. Les critiques se sont multipliées face à un jeu jugé trop défensif et à des choix tactiques contestés. Malgré tout, la FIGC semble avoir fait le pari de la stabilité en misant sur un entraîneur expérimenté, capable de redonner confiance à un effectif en quête de repères. Comme le rappelle un ancien membre de son staff, « Mancini a toujours su gérer les périodes de transition, même les plus difficiles ».
Quelles sont les prochaines étapes pour l’Italie ?
Officiellement annoncé dans les prochains jours, le contrat de Roberto Mancini devrait courir jusqu’à l’Euro 2028. Sa première mission consistera à préparer les éliminatoires pour la Coupe du monde 2026, dont le premier match est prévu en septembre 2025. Ouest France précise que la FIGC a déjà programmé une conférence de presse pour officialiser sa nomination d’ici la fin de la semaine.
Dans l’immédiat, Mancini devra composer avec un effectif en pleine reconstruction. Plusieurs cadres comme Leonardo Bonucci ou Giorgio Chiellini ont pris leur retraite, tandis que de jeunes talents comme Nicolò Fagioli ou Davide Frattesi attendent leur chance. La question de la cohésion du groupe et de la confiance des supporters sera centrale. Comme souvent dans le football italien, la pression sera intense dès les premiers matchs.
Reste à savoir si cette nouvelle aventure permettra à l’Italie de retrouver sa superbe d’antan. Une chose est sûre : le défi s’annonce colossal.
Andrea Pirlo avait été brièvement pressenti pour succéder à Roberto Mancini en 2023, avant que la FIGC ne change de stratégie. Son nom est resté associé à cette période de transition, mais il n’a finalement pas été retenu pour le poste actuel. Ouest France indique que Pirlo pourrait encore jouer un rôle au sein de la fédération, sans que les détails ne soient précisés.