Avec sa voix douce et ses mélodies teintées de nostalgie, Djo – le pseudonyme musical de l'acteur Joe Keery, révélé par son rôle de Steve Harrington dans Stranger Things – se produit ce jeudi 27 août 2026 sur la scène du festival Rock en Seine. Une performance qui marque son retour en France, où il avait déjà foulé les planches en 2023, mais cette fois sous les projecteurs d'un public averti et international. Selon nos confrères de Franceinfo - Culture, cette date parisienne s'inscrit dans une tournée mondiale prometteuse pour l'artiste américain, qui a su conquérir les charts avec des titres comme End of Beginning, devenu un tube planétaire en 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Djo, le projet musical de Joe Keery, monte en puissance depuis 2019 avec trois albums : Twenty Twenty, Decide et The Crux (2025).
- Son morceau End of Beginning, extrait de Decide, a atteint la 3e place du Billboard Global 200 en mars 2024 avant de devenir n°1 sur Spotify et dans le Top 50 mondial début 2026.
- Joe Keery, 34 ans, alterne entre une carrière d'acteur à succès (Stranger Things, Free Guy, Fargo) et sa passion pour la musique, qu'il considère comme un "travail de passion".
- Son dernier album, The Crux, explore des sonorités années 1970-1980, mêlant glam rock, synthwave et pop, avec des textes profondément personnels.
- Le concert de Rock en Seine 2026 s'inscrit dans une tournée mondiale qui a débuté après la sortie de The Crux en 2025, un disque marqué par des collaborations avec ses sœurs et d'anciens partenaires de groupe.
Un artiste aux multiples visages : du hockeyeur rêvant à l'acteur devenu musicien
Joe Keery, né dans la petite ville de Newburyport, dans le Massachusetts, a grandi dans une famille où la musique n'était pas une vocation naturelle. Avec un père architecte et une mère enseignante, il se destinait plutôt à une carrière sportive, rêvant même de rejoindre la Ligue nationale de hockey (NHL). Pourtant, c'est sur les bancs de l'université DePaul à Chicago que sa passion pour la musique prend un tournant décisif. Comme il l'a confié au magazine W en 2022, cette période a été déterminante : « C'est ce qui m'a permis de devenir l'artiste que je suis aujourd'hui. »
Il intègre alors un groupe de rock psychédélique, Post Animal, qui lui ouvre les portes d'une scène musicale underground. Une expérience formatrice, même si des conflits d'emploi du temps l'obligent à quitter le groupe en 2019. Mais Joe Keery ne lâche pas sa guitare : il se lance dans une carrière solo sous le nom de Djo, un clin d'œil à son prénom, Joe, qu'il transforme en un label musical et artistique distinct de son identité d'acteur.
Une ascension musicale fulgurante, portée par les réseaux sociaux
Le succès de Djo ne doit rien au hasard. Après deux albums, Twenty Twenty (2019) et Decide (2022), c'est en 2024 que le projet prend une dimension internationale. Son single End of Beginning, écrit après son déménagement d'Atlanta à Chicago, devient viral sur TikTok et se classe en tête des charts mondiaux début 2026, notamment après la diffusion de la dernière saison de Stranger Things. Une coïncidence qui n'a pas échappé aux observateurs : « Un tube viral se nomme End of Beginning et se voit propulsé par les réseaux sociaux, notamment TikTok qui en fait une tendance », explique-t-il dans une interview pour le Zach Sang Show en 2025.
Les paroles de ce morceau, teintées de mélancolie, résument à elles seules l'état d'esprit de l'artiste : « And when I’m back in Chicago / I feel it » (« Et quand je suis de retour à Chicago / Je le sens »). Un texte qui évoque le passage à l'âge adulte et les souvenirs d'une jeunesse marquée par la musique et les lieux qui l'ont façonné.
Un album, The Crux, qui puise dans l'intime et les influences vintage
Publié en 2025, The Crux marque une nouvelle étape dans la carrière de Djo. L'album, entièrement dédié à son vécu, ses rencontres et ses lieux emblématiques, s'inspire des années 1970 et 1980, avec des touches de glam rock et des expérimentations futuristes. Comme il l'a souligné lors de la promotion de l'album, il s'agit avant tout d'un « travail de passion » : « C’est tout simplement quelque chose que j’aime faire, un passe-temps qui, je suppose, s’est transformé en métier. »
Parmi les morceaux les plus personnels, on retrouve Back on You, une ode dédiée à ses sœurs, qui participent aux chœurs. Les paroles sont sans équivoque : « I've known my sisters for a lifetime / I count my lucky stars that I have them » (« Je connais mes sœurs depuis toujours / Je m'estime chanceux de les avoir à mes côtés »). Une chanson qui illustre l'importance de la famille dans la vie de l'artiste, une thématique récurrente dans son œuvre.
Mais The Crux ne se limite pas à l'introspection. Djo y rend aussi hommage à ses anciens partenaires de scène, comme Charlie Heaton, son partenaire dans Stranger Things, à travers le titre Charlie’s Garden. Une façon de célébrer les liens qui ont jalonné sa carrière, tant dans la musique que dans le cinéma.
Une carrière qui se diversifie : acteur, musicien, et producteur
Si Joe Keery est surtout connu pour son rôle de Steve Harrington dans Stranger Things, il a aussi brillé au cinéma dans des films comme Free Guy, Fargo ou Marmalade. Mais il a su distinguer ses deux identités professionnelles : « La musique est une identité dissociée de l’acting », précise-t-il. Une séparation qu'il assume pleinement, comme en témoigne la création de Djo, un projet où il endosse tous les rôles, de l'écriture à la production.
Cette polyvalence lui vaut d'ailleurs les éloges de ses pairs. Finn Wolfhard, son partenaire dans Stranger Things et musicien à ses heures, le décrit comme quelqu'un de « très fiable », avec « de super goûts musicaux ». Une reconnaissance qui va au-delà du petit écran et confirme l'influence de Keery dans l'industrie du divertissement.
Une reconnaissance critique grandissante
La presse internationale salue l'authenticité de Djo. Le magazine Rolling Stone n'hésite pas à le présenter comme un artiste « à ses débuts », une formule qui en dit long sur le potentiel encore inexploité de ce musicien aux multiples talents. Son dernier album, The Crux, a été salué pour son équilibre entre nostalgie et modernité, une recette qui semble séduire un public toujours plus large.
Alors que Rock en Seine 2026 s'apprête à accueillir l'un de ses artistes les plus polyvalents, une chose est sûre : Joe Keery a réussi à transformer une passion en une carrière à part entière, prouvant que la musique peut être bien plus qu'un simple hobby pour les acteurs en quête de diversification.
Djo puise son inspiration dans un mélange éclectique : AC/DC, Led Zeppelin, The Beatles, Daft Punk, ainsi que dans des artistes plus intimistes comme Nick Drake. Son univers musical oscille entre rock psychédélique, synthwave et pop, avec une touche de glam rock pour son dernier album, The Crux.