Selon Le Figaro, on croyait tout connaître de Roger Nimier, «le Hussard bleu», sa légende, ses amis, sa mort spectaculaire au volant d’une voiture de sport. Cependant, les archives de la Bibliothèque Jacques-Doucet révèlent un homme plus secret, au talent et aux relations éclectiques.
Nimier, qui travaillait aux Éditions Gallimard depuis 1956, défendait en interne des auteurs comme Céline et Paul Morand, qui n’étaient guère en cours à Paris depuis la Libération. Sa correspondance témoigne de son dynamisme, avec plusieurs lettres par jour écrites à des auteurs, des éditeurs et des amis.
Ce qu'il faut retenir
- Roger Nimier, alias «le Hussard bleu», avait une légende et des relations éclectiques.
- Les archives de la Bibliothèque Jacques-Doucet révèlent un homme plus secret.
- Nimier défendait des auteurs comme Céline et Paul Morand en interne.
La correspondance de Nimier
Ses correspondants s’appellent en vrac, avec des noms comme Louise de Vilmorin, René Clair, Malraux, Jouhandeau, Bernard de Fallolis, René Tavernier, Gwenn-Aël Bolloré, et tant d’autres. La dévouée « Mab » saisit sans sourciller les propos de Nimier, ne saisissant pas forcément les allusions piquantes dont il truffe ses lettres.
La brouille avec Hergé
Dans ce flot de lettres écrites en rafales, un correspondant surprend : Georges Rémi, alias Hergé. On n’imagine pas spontanément une relation épistolaire entre le romancier prodigue, lecteur de Dumas et de Retz, et le scrupuleux dessinateur belge.
En conclusion, la révélation de cette brouille secrète entre deux géants des lettres et du dessin ouvre de nouvelles perspectives sur la vie de Roger Nimier et ses relations avec d’autres artistes de son époque.