Flavio Cobolli a créé la surprise en quarts de finale de Roland-Garros 2026. Selon Franceinfo - Sport, le 14e mondial italien s’est imposé en quatre sets (4-6, 6-4, 6-4, 6-4) face au Canadien Félix Auger-Aliassime, mercredi 3 juin, sur le court Philippe-Chatrier. À 24 ans, il décroche sa première demi-finale en Grand Chelem et affrontera un compatriote, vainqueur du duel entre Matteo Berrettini et Matteo Arnaldi.
Ce qu'il faut retenir
- Flavio Cobolli (14e mondial) s’est qualifié pour sa première demi-finale en Grand Chelem en battant Félix Auger-Aliassime en quatre sets (4-6, 6-4, 6-4, 6-4) sur le court Philippe-Chatrier.
- Le match, disputé sous des conditions venteuses en début de partie, a basculé après le déploiement du toit du Philippe-Chatrier avant le deuxième set.
- Cobolli affrontera en demi-finale l’un de ses compatriotes, soit Matteo Berrettini, soit Matteo Arnaldi, pour une première confrontation 100 % italienne en demi-finale de Roland-Garros depuis 2013.
- Cette performance redonne espoir au tennis italien, quelques jours après l’élimination surprise de Jannik Sinner, numéro un mondial et favori du tournoi.
- Cobolli a converti la seule balle de break obtenue dans le troisième set, tandis qu’Auger-Aliassime a échoué à convertir ses sept opportunités.
- La dernière victoire italienne à Roland-Garros remonte à 1976, avec Adriano Panatta.
Un match sous haute tension et des conditions difficiles
La rencontre a débuté dans des conditions particulièrement ardues pour les joueurs. Sous une bourrasque balayant le court Philippe-Chatrier, Flavio Cobolli a peiné à trouver ses marques. Selon les chiffres cités par Franceinfo - Sport, il n’a inscrit que trois coups gagnants dans la première manche, contre treize pour son adversaire. « Le premier set était très venteux et difficile à jouer. Je suis allé aux vestiaires et j’ai changé quelque chose. C’était le meilleur moment pour changer mes idées. Je me suis dit qu’il fallait que je lutte car c’était la chance de ma vie », a expliqué l’Italien au micro de Fabrice Santoro après sa victoire en 3h24.
Les organisateurs ont réagi en déployant le toit du court avant le deuxième set, offrant aux joueurs des conditions plus stables. Ce changement a permis à Auger-Aliassime de retrouver un service plus régulier, mais c’est finalement Cobolli qui a su profiter de l’accalmie pour prendre l’avantage. Malgré un début de deuxième set difficile (mené 3-1), l’Italien a su recoller au score en se montrant plus tranchant, notamment grâce à des coups droits puissants et en poussant son adversaire à la faute.
Un troisième set décisif et une finale italienne en perspective
Le tournant du match s’est joué dans le troisième set, où les deux joueurs se sont livrés un duel serré. À 3-3 et 30-30, la différence s’est faite sur les moments clés. Félix Auger-Aliassime a échoué à convertir les sept balles de break dont il a disposé, tandis que Cobolli a su concrétiser la seule opportunité qu’il a eue. Un passing gagnant de l’Italien a particulièrement agacé le Canadien, qui a frappé le filet avant de jeter une balle de dépit.
Cobolli a su s’appuyer sur le public pour se donner un coup de pouce. Alors qu’il menait quatre jeux à trois, il a défendu longuement son service malgré deux doubles fautes, forçant Auger-Aliassime à la faute et conservant son avantage. Dans le quatrième set, le Canadien n’a jamais semblé en mesure de renverser la tendance, laissant Cobolli conclure en quarante-quatre minutes.
Un exploit historique pour le tennis italien
Avec cette victoire, Flavio Cobolli s’offre une place en demi-finale de Roland-Garros, un exploit inédit dans sa carrière. Il devient également le premier Italien à atteindre ce stade de la compétition depuis Adriano Panatta en 1976, soit fifty ans plus tôt. Cette performance intervient quelques jours après l’élimination surprise de Jannik Sinner, numéro un mondial et principal favori du tournoi, battu en huitièmes de finale par un adversaire moins bien classé.
« C’était la chance de ma vie », a souligné Cobolli après son match, rappelant l’importance de ce résultat pour son pays. L’Italie, déjà représentée en demi-finale par deux de ses joueurs, Berrettini ou Arnaldi, a donc de quoi se réjouir. Si la finale 100 % transalpine n’est pas encore acquise, l’espoir d’un nouveau titre à Roland-Garros pour l’Italie est bel et bien réel.
En cas de qualification pour la finale, Cobolli deviendrait le premier Italien depuis Panatta à remporter le tournoi. Un scénario qui donnerait un nouveau souffle au tennis italien, après les déceptions récentes, notamment celle de Sinner.
Flavio Cobolli affrontera en demi-finale l’un de ses compatriotes, Matteo Berrettini ou Matteo Arnaldi, dans un match qui pourrait mener à une première finale 100 % italienne depuis 2013. Une victoire lui permettrait d’égaler le parcours d’Adriano Panatta, dernier Italien à avoir remporté Roland-Garros en 1976.