La Française Elsa Jacquemot a livré une bataille acharnée face à la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka lors du deuxième tour des Internationaux de France, jeudi 28 mai 2026 sur le court Philippe-Chatrier. Malgré une première manche accrochée, la Biélorusse s’est finalement imposée 7-5, 3-0 avant de creuser son avance dans le deuxième set. Selon Franceinfo - Sport, la rencontre, initialement prévue pour déterminer l’une des deux seules Françaises encore en lice au deuxième tour – avec Diane Parry –, a révélé un niveau de jeu élevé, même si l’écart de classement entre les deux adversaires a fini par s’imposer.
Ce qu'il faut retenir
- Elsa Jacquemot (67e mondiale) a tenu tête à Aryna Sabalenka (n°1) pendant près d’une heure avant de s’incliner 7-5, 3-0 sur le court Philippe-Chatrier, jeudi 28 mai 2026.
- La Française, entraînée par Patrick Chamagne depuis le début de saison, a montré une meilleure gestion de ses émotions malgré un début d’année difficile (3 victoires en 16 matchs).
- Sabalenka, en quête d’un premier titre à Roland-Garros après une finale perdue en 2025, a profité d’un break décisif en début de deuxième set pour s’échapper.
- Le public a réservé un accueil chaleureux à Jacquemot, tandis que Sabalenka a essuyé des sifflets après une contestation d’un point défavorable à la Française.
- Avec cette victoire, Sabalenka affronte désormais sa prochaine adversaire en huitièmes de finale, tandis que Jacquemot voit son parcours s’arrêter après une performance saluée.
Une Française face à la numéro 1 mondiale : un défi historique
Pour la troisième fois de la saison, un joueur français a eu l’honneur de défier la première mondiale sur le central de Roland-Garros. Après Clément Tabur, battu par Jannik Sinner en début de tournoi, c’est au tour d’Elsa Jacquemot de tenter sa chance face à Aryna Sabalenka, selon Franceinfo - Sport. La rencontre, programmée à 14h sur le court Philippe-Chatrier, s’inscrivait dans un contexte particulier : jamais depuis 1981, le deuxième tour des Internationaux de France n’avait compté aussi peu de Françaises en lice (deux seulement, dont Jacquemot).
Âgée de 21 ans, la licenciée de l’US Orléans a réalisé un premier set remarqué, exploitant une palette de coups variée et affichant un jeu offensif à la volée. Pourtant, face à la puissance et la régularité de Sabalenka, elle a dû s’incliner après 55 minutes de jeu. « Quel bon premier set de la part de la joueuse française », a souligné Franceinfo - Sport, saluant la résistance de Jacquemot malgré des fautes directes répétées (14 au total) de la part de son adversaire.
Sabalenka en quête de rédemption, Jacquemot en progression
Pour Aryna Sabalenka, cette victoire revêt une importance particulière. La Biélorusse, finaliste malheureuse en 2025 face à Coco Gauff, n’a jamais remporté le titre porte d’Auteuil. Malgré une défaite précoce à Rome et une élimination en quarts à Madrid, elle aborde ce Roland-Garros avec l’ambition de enfin remporter un match de plus que l’année précédente. « Elle semble montée d’un cran physiquement », a noté Franceinfo - Sport, évoquant une Sabalenka plus déterminée à l’issue de la pause entre les deux sets.
Côté français, la performance d’Elsa Jacquemot marque une progression notable. Après une saison 2025 où elle s’était inclinée au troisième tour face à Loïs Boisson, elle a su se montrer plus régulière cette année, malgré un palmarès encore modeste. Son entraînement aux côtés de Patrick Chamagne, ancien coach de Gaël Monfils, semble porter ses fruits. « Je gère de mieux en mieux mes émotions », a-t-elle déclaré à Franceinfo - Sport avant le tournoi, reconnaissant un début de saison difficile (3 victoires en 16 matchs). Malgré tout, elle a su tenir tête à la numéro 1 mondiale pendant près d’une heure, prouvant sa capacité à rivaliser avec les meilleures.
Un public partagé et des tensions sur le court
Le match a été émaillé de moments tendus, notamment lorsque Sabalenka a demandé à l’arbitre de vérifier une marque défavorable à Jacquemot. Une décision qui a suscité des réactions dans les gradins, où le public a réservé un soutien appuyé à la Française. « Le public s’est réveillé au soutien de Jacquemot », a rapporté Franceinfo - Sport, soulignant l’engouement suscité par cette rencontre inhabituelle en raison du classement des adversaires.
Dans le même temps, la Biélorusse a dû faire face à ses propres démons, accumulant les fautes directes et montrant des signes de frustration malgré sa victoire. « Face à ce genre de joueuse, la moindre baisse de régime peut se payer cher », a analysé Franceinfo - Sport, rappelant que Sabalenka, malgré son statut, n’est pas à l’abri des erreurs. Jacquemot, de son côté, a commis un break décisif en début de deuxième set, plongeant sur son service après une série de coups moins décisifs.
Pour Sabalenka, l’objectif reste inchangé : remporter son premier titre à Roland-Garros, après une finale perdue en 2025. Une victoire qui lui permettrait de compléter un palmarès déjà impressionnant, mais encore incomplet sur le court Philippe-Chatrier. Quant à Jacquemot, son match face à la Biélorusse pourrait servir de levier pour la suite de sa carrière, alors qu’elle tente de s’installer parmi les meilleures joueuses françaises.
Avant ce match, Elsa Jacquemot affichait un bilan de 3 victoires pour 16 défaites en 2026. Elle s’était néanmoins distinguée au premier tour de Roland-Garros en battant la qualifiée tchèque Linda Fruhvirtova (6-4, 6-3), selon Franceinfo - Sport.
Ce match était symbolique car il s’agissait de la troisième fois en 2026 qu’un joueur français défiait la première mondiale sur le central de Roland-Garros. De plus, il n’y avait que deux Françaises encore en lice au deuxième tour, le plus faible total depuis 1981, ce qui rendait la performance de Jacquemot d’autant plus remarquable.