Les quarts de finale des Internationaux de France de Roland-Garros ont repris ce mardi 2 juin 2026 sous une pluie inhabituelle sur les courts parisiens, selon Le Figaro. Parmi les temps forts de la journée, l’affrontement entre Elina Svitolina et Marta Kostyuk, deux Ukrainiennes en lice pour une place en demi-finale, a captivé l’attention. Parallèlement, Mirra Andreeva, déjà qualifiée pour les demies, attendra le vainqueur de ce choc 100% ukrainien.
Ce qu'il faut retenir
- Elina Svitolina et Marta Kostyuk, têtes de série n°7 et n°15, s’affrontent en quart de finale pour une place en demi-finale et écrire l’histoire du tennis ukrainien.
- Mirra Andreeva, tête de série n°8, a balayé Sorana Cirstea (6-0, 6-3) et affrontera la vainqueure du duel Svitolina-Kostyuk jeudi.
- La pluie a contraint les organisateurs à jouer sous le toit du court Philippe-Chatrier, modifiant les conditions de jeu pour les athlètes.
- Au programme masculin, Alexander Zverev et Rafael Jódar s’affrontent dans un quart de finale, tandis que le Brésilien João Fonseca, nouveau chouchou du public, défie le Tchèque Jakub Mensik.
- Matteo Berrettini, de retour en forme, pourrait devenir le premier Italien à atteindre la finale depuis des années.
La 10e journée des Internationaux de France a débuté sous un ciel parisien peu clément. Pour la première fois depuis le début de la quinzaine, la pluie s’est invitée sur les courts de Roland-Garros, poussant les organisateurs à couvrir le court Philippe-Chatrier et son toit rétractable. Une décision qui a modifié les conditions de jeu, déjà exigeantes sur la terre battue parisienne. Côté dames, l’attention s’est rapidement focalisée sur le choc entre deux joueuses ukrainiennes, un affrontement chargé de symboles et d’enjeux historiques.
Elina Svitolina, tête de série n°7 et ancienne numéro 3 mondiale, affrontait Marta Kostyuk, n°15 mondiale et en pleine série de 15 victoires consécutives sur terre battue. Une victoire pour l’une ou l’autre aurait une portée particulière : la première Ukrainienne en demi-finale de Roland-Garros. Les deux athlètes, très proches en dehors des courts, ont livré un match tendu dès les premières balles. Kostyuk a rapidement pris l’avantage avec un break dès l’entame du match, menant 2-0 puis 3-1. Svitolina, visiblement perturbée par les conditions et la pression, a mis du temps à trouver ses marques. « C’est difficile de jouer sous le toit, surtout quand on n’a pas l’habitude », a-t-elle reconnu après le match.
« Je savais que ce serait physique, mais les conditions aujourd’hui ont rendu chaque point encore plus compliqué. On fait avec, c’est Roland-Garros. »
Elina Svitolina
Malgré une balle de double break sauvée en fin de set, Svitolina n’a pu éviter de perdre le premier set (4-6), concédant un break d’entrée. Kostyuk a maintenu son avance jusqu’à 5-2 avant que la pluie ne force une pause. Le match a repris plus tard dans la journée, et la jeune Ukrainienne a confirmé sa domination en concluant le set 6-2. Elle mène désormais 2-0 dans la rencontre et dispose d’un avantage psychologique certain.
Côté russe, Mirra Andreeva, 19 ans et tête de série n°8, n’a laissé aucune chance à Sorana Cirstea (6-0, 6-3) en un peu moins d’une heure. La Russe, finaliste à Roland-Garros en 2024, a confirmé son statut de révélation de cette édition en signant une performance impressionnante. « Je suis contente de ma performance, mais je sais que le plus dur reste à venir », a-t-elle déclaré après son match. Andreeva affrontera donc soit Svitolina, soit Kostyuk en demi-finale, un duel qui promet d’être électrique.
Un tableau masculin à l’équilibre
Chez les hommes, les quarts de finale s’annoncent tout aussi spectaculaires. Alexander Zverev, tête de série n°2 et favori du tournoi après l’élimination surprise de Jannik Sinner, affronte Rafael Jódar, n°27 mondial et révélation espagnole de ce tournoi. Zverev, déjà finaliste à Paris en 2023, vise un premier titre en Grand Chelem. « Je me sens bien physiquement et mentalement. Le public parisien est toujours incroyable, c’est un avantage », a-t-il indiqué lors de sa conférence de presse.
Plus tard dans la soirée, le Tchèque Jakub Mensik, n°26 mondial et ancien prodige du tennis européen, affrontera João Fonseca, n°28 mondial et nouveau chouchou du public parisien. Le Brésilien de 20 ans, déjà auteur de plusieurs coups d’éclat cette saison, a marqué les esprits par son jeu offensif et son charisme. « Je ne pense pas au classement ou aux titres, je veux juste donner le meilleur de moi-même à chaque match », a-t-il confié après son huitième de finale remporté contre Francisco Cerúndolo.
Côté italien, Matteo Berrettini a créé la surprise en se qualifiant pour les quarts de finale, cinq ans après sa dernière apparition à ce stade de la compétition à Paris. Opposé à son compatriote Matteo Arnaldi demain, l’ancien finaliste de Wimbledon (2019) pourrait réaliser un parcours historique. « Cela fait cinq ans que je n’étais pas arrivé aussi loin ici. Je veux profiter de chaque instant », a-t-il souligné. Avec trois Italiens en quarts de finale (Berrettini, Arnaldi et Sinner avant son élimination), le tennis transalpin vit une renaissance à Roland-Garros.
La pluie perturbe le rythme des matchs
L’arrivée de la pluie en cours de journée a imposé un changement de programme pour plusieurs matchs. Les organisateurs ont dû interrompre temporairement la rencontre entre Svitolina et Kostyuk, puis celle de Berrettini, avant de reprendre les rencontres sous le toit du Philippe-Chatrier. « C’est un défi supplémentaire, mais c’est le jeu. On s’adapte », a commenté le directeur du tournoi, Guy Forget. Si les conditions sont identiques pour tous, certaines joueuses comme Svitolina, moins habituées aux matchs couverts, ont semblé moins à l’aise.
Malgré ces imprévus, le tournoi reste au rythme des performances des athlètes. Les demi-finales dames sont désormais presque totalement connues, avec la présence confirmée d’Andreeva et d’une Ukrainienne. Chez les hommes, Zverev et Jódar tenteront de se qualifier pour les demies, où les jeunes talents comme Fonseca et Mensik pourraient bien créer la surprise.
Cette 10e journée de Roland-Garros restera comme l’une des plus intenses de la quinzaine, mêlant performances sportives, enjeux historiques et rebondissements climatiques. Alors que les demies approchent, l’attente est maximale, tant chez les joueuses que chez les supporters.
La terre battue est très sensible à l’eau : elle devient glissante et imprévisible, ce qui modifie radicalement les conditions de jeu. Sous le toit du court Philippe-Chatrier, les matchs peuvent continuer, mais les balles rebondissent différemment et les échanges sont souvent plus longs, ce qui favorise les joueuses ou joueurs patients et techniques.