Avec moins de trois mois avant le coup d’envoi de la Route du Rhum, les préparatifs de l’équipe Gitana s’accélèrent. Pourtant, des complications techniques dans la fabrication des foils révolutionnaires de l’Ultim Gitana 18 ont engendré plusieurs mois de retard dans la prise en main du multicoque. Malgré cette situation, la direction de l’écurie assure que le bateau et son skipper seront pleinement compétitifs au départ de l’épreuve transatlantique, prévue le 2 novembre 2026 selon le calendrier officiel. D’après Ouest France, l’équipe mise sur une préparation intensive pour rattraper le temps perdu et aborder la course avec ambition.
Ce qu'il faut retenir
- Retard technique de plusieurs mois sur la fabrication des foils de l’Ultim Gitana 18, retardant la phase de test et d’adaptation du bateau.
- Trois mois seulement avant le départ de la Route du Rhum, prévue le 2 novembre 2026.
- L’équipe Gitana affirme que le bateau et le skipper seront compétitifs dès le départ, malgré le manque de temps.
- Les foils, éléments clés pour la performance, ont nécessité des ajustements techniques majeurs.
- La stratégie repose sur une préparation accélérée pour limiter l’impact des retards.
Des foils révolutionnaires au cœur des difficultés
L’Ultim Gitana 18, dernier né de l’écurie Gitana, devait incarner l’innovation technologique avec ses foils, ces appendices permettant de soulever la coque et d’atteindre des vitesses supérieures. Pourtant, leur fabrication s’est heurtée à des complications imprévues, entraînant un retard estimé à plusieurs mois. « On n’ira pas à Saint-Malo pour faire de la figuration », a déclaré le directeur de Gitana, martelant la détermination de l’équipe à briller dans cette édition 2026. Selon les informations d’Ouest France, les tests en mer ont débuté tardivement, mais l’écurie table sur une courbe de progression rapide pour compenser le temps perdu.
Une course contre la montre pour valider la performance
La Route du Rhum, course mythique en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, exige une préparation sans faille. Avec un départ dans 90 jours, l’équipe Gitana doit valider la fiabilité et la performance de son Ultim dans un laps de temps très court. Les foils, bien que retardés, sont désormais en phase finale de montage, et les navigateurs de l’écurie multiplient les entraînements pour s’adapter aux spécificités du bateau. « Le bateau sera prêt, et le skipper aussi », a précisé un membre de l’équipe, soulignant que la compétition reste l’objectif principal. Pourtant, le doute persiste quant à l’impact réel des retards sur la stratégie globale de l’écurie.
Saint-Malo en ligne de mire : l’ambition affichée malgré les incertitudes
Pour Gitana, l’enjeu est double : prouver que les retards techniques n’ont pas compromis la compétitivité de l’Ultim Gitana 18, et rivaliser avec les autres grands noms de la course au large, comme Maxi Edmond de Rothschild ou Sails of Change. L’écurie, habituée aux podiums, mise sur l’expérience de son skipper et l’ingénierie maison pour compenser les aléas. « Nous ne partons pas pour participer, mais pour gagner », a affirmé le directeur technique. Reste à savoir si ces déclarations se traduiront par des résultats concrets sur l’eau. Autant dire que l’attente sera longue jusqu’au 2 novembre.
La Route du Rhum 2026 s’annonce donc comme un test grandeur nature pour Gitana, où la technologie et l’audace devront primer sur les retards accumulés. Reste à voir si l’écurie parviendra à transformer ces défis en opportunité.
Parmi les principaux rivaux de Gitana figurent notamment le Maxi Edmond de Rothschild, skippé par Franck Cammas, ainsi que Sails of Change, mené par Franck Cammas et Tom Laperche. D’autres Ultims comme le SVR Lazartigue ou le Banque Populaire XI seront également en lice pour le podium.