La saison régulière NBA 2025-2026 vient de s’achever, et avec elle, l’annonce des trophées individuels. Selon Ouest France, Rudy Gobert, l’intérieur français des Minnesota Timberwolves, a exprimé sa déception après avoir terminé quatrième du classement du titre de meilleur défenseur de l’année. Une récompense qui, pour la première fois depuis 2018, ne lui est pas revenue. Le trophée a été décerné à l’unanimité à son compatriote Victor Wembanyama, des San Antonio Spurs.
Ce qu'il faut retenir
- Rudy Gobert, quadruple lauréat du titre de meilleur défenseur NBA (2018, 2019, 2021, 2022), n’a obtenu que la quatrième place du classement 2025-2026.
- Victor Wembanyama, son compatriote, a remporté le trophée à l’unanimité des votants.
- Gobert a évoqué un « manque de respect » envers son parcours, sans remettre en cause le titre de Wemby.
- Son équipe, les Minnesota Timberwolves, a réagi en demandant « du respect sur son nom ».
Un palmarès historique remis en question
Rudy Gobert, souvent surnommé « The Stifle Tower » pour son impact défensif, domine la ligue depuis près d’une décennie. Entre 2018 et 2022, il avait remporté quatre fois le titre de NBA Defensive Player of the Year, un record partagé uniquement avec Hakeem Olajuwon et Michael Jordan. Pourtant, cette saison 2025-2026 marque un tournant. Malgré ses 2,1 contres et 12,3 rebonds par match en moyenne, son nom n’apparaît qu’en quatrième position du classement final, derrière Wembanyama, Jaren Jackson Jr. (Memphis Grizzlies) et Bam Adebayo (Miami Heat).
Le sélectionneur du trophée, un panel de journalistes et d’anciens joueurs, a justifié ce choix par une saison exceptionnelle de Wembanyama, qui a affiché des statistiques défensives encore plus impressionnantes : 2,5 contres et 10,6 rebonds par rencontre, le tout avec une influence majeure sur les deux côtés du terrain. Gobert, lui, a vu son rôle évoluer au sein des Timberwolves, où son impact offensif et sa présence dans le raquette restent des atouts, mais ne suffisent plus à convaincre l’ensemble des électeurs.
Gobert minimise la polémique, mais l’équipe réclame du respect
Interrogé sur sa déception, Rudy Gobert a adopté une position mesurée. « Je ne remets pas en cause le titre de Victor, a-t-il indiqué. Il a eu une saison incroyable. Mais finir quatrième, c’est surprenant, surtout après tout ce qu’on a accompli. » Une déclaration qui reflète une forme de résignation, mais aussi une pointe de frustration. Gobert, connu pour son professionnalisme, a toujours considéré la défense comme une priorité absolue, une philosophie qui a forgé sa réputation.
De leur côté, les Minnesota Timberwolves n’ont pas caché leur désapprobation. Dans un communiqué officiel, le club a estimé que Gobert méritait « bien plus que ce classement ». « Rudy Gobert est un pilier de cette franchise et de la ligue. Son travail, son engagement et son leadership doivent être reconnus à leur juste valeur », peut-on lire. Une réaction qui souligne l’importance du joueur au sein de l’effectif, mais aussi la sensibilité du débat autour des critères de sélection du trophée.
Un débat récurrent sur les critères de sélection
Cette polémique n’est pas sans rappeler d’autres cas passés, où des joueurs aux statistiques défensives incontestables n’ont pas obtenu le titre. Les critères du NBA Defensive Player of the Year incluent les contres, les interceptions, les rebonds et l’impact global sur la défense de l’équipe. Pourtant, des facteurs comme la popularité médiatique, le jeu d’équipe ou même la dynamique collective peuvent influencer les votes. Wembanyama, avec son profil de jeune star montante et son influence défensive inédite pour un joueur de sa taille, a su capter l’attention des votants comme personne.
Gobert, lui, incarne un style de défense plus traditionnel, axé sur les écrans et la protection du panier. Son efficacité reste indéniable – il a terminé la saison parmi les meilleurs rebondeurs et contreurs de la ligue – mais le vent a peut-être tourné. Certains observateurs évoquent aussi un effet « fatigue » après des années de domination, où son jeu, autrefois révolutionnaire, aurait été moins mis en avant par les médias et les fans.
Le trophée a été décerné à Victor Wembanyama, des San Antonio Spurs, à l’unanimité des votants.