Alors que les Bleus du rugby à 7 viennent de remporter leur premier titre depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024, la question d’un possible recrutement de Louis Bielle-Biarrey dans les rangs des septistes s’invite dans le débat, selon RMC Sport. Le Bordelais, star incontestée du Top 15, nourrit lui-même l’ambition de suivre les traces d’Antoine Dupont en rejoignant la discipline, comme l’a révélé le média en début de semaine.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Bleus du rugby à 7 ont remporté leur premier titre depuis Paris 2024 en battant la Nouvelle-Zélande en finale des Championnats du Monde à Bordeaux, avec une saison en dents de scie à deux ans des JO de Los Angeles.
  • Louis Bielle-Biarrey, auteur de 34 essais en 31 matchs lors de la saison 2023-2024, est pressenti pour rejoindre l’équipe de France à 7, avec l’aval de sa hiérarchie bordelaise et des instances fédérales.
  • Le sélectionneur Benoît Baby et le président de la Fédération Florian Grill ont tous deux souligné que l’équipe resterait ouverte aux profils capables de s’adapter, tout en rappelant que la place se gagnerait sur le terrain.

Un titre pour relancer l’ambition des Bleus

Le weekend dernier à Bordeaux, les joueurs de l’équipe de France de rugby à 7 ont marqué l’histoire en s’imposant en finale des Championnats du Monde face à la Nouvelle-Zélande, mettant ainsi un terme à une saison irrégulière. Ce sacre intervient deux ans avant les Jeux Olympiques de Los Angeles, une échéance qui concentre désormais toutes les attentions. RMC Sport rappelle que ce titre intervient après une année difficile, où les Bleus ont peiné à trouver leur rythme malgré un effectif riche en talents.

Dans un sport où la vitesse et l’endurance sont reines, cette victoire à domicile a été perçue comme un signal positif pour l’avenir. « Nous avons montré que nous pouvons gagner, même dans les moments compliqués », a confié un cadre de l’équipe sous couvert d’anonymat. Une performance qui pourrait inciter d’autres stars du rugby à 15 à franchir le pas, comme le suggère le cas de Bielle-Biarrey.

Bielle-Biarrey, le profil idéal pour le rugby à 7 ?

Avec 34 essais inscrits en 31 matchs cette saison, l’ailier de l’Union Bordeaux Bègles affiche des statistiques dignes des meilleurs marqueurs du circuit. Selon RMC Sport, son profil correspondrait parfaitement aux exigences du rugby à 7 : une vitesse exceptionnelle, une capacité à enchaîner les efforts et une défense solide. Autant de qualités qui en font un candidat sérieux pour intégrer le groupe en vue de Los Angeles 2028.

Antoine Dupont, devenu une figure emblématique du rugby à 7 après avoir brillé à 15, avait lui aussi suivi cette trajectoire. « Il y a une passerelle entre les deux disciplines, et ce dans les deux sens », confirme un observateur du milieu. « Des joueurs comme Aaron Grandidier-Nkanang ou Jefferson Lee-Joseph ont réussi à s’imposer en Top 15 après avoir évolué à 7. La réciproque est tout à fait envisageable. »

Un recrutement qui se négocie, mais rien n’est acté

Du côté de Bordeaux, Laurent Marti, président de l’UBB, a confirmé que le sujet était sur la table. « C’est en discussion. Ça fait partie de la négociation globale, c’est un point qui a été évoqué », a-t-il déclaré à Sud-Ouest, cité par RMC Sport. Cependant, aucune ouverture officielle n’a encore été lancée par la Fédération, comme l’a précisé Florian Grill : « On est très ouvert, il y a des discussions à mener. »

Le président fédéral a rappelé que le rugby à 7 suscitait désormais un engouement croissant, notamment depuis le parcours d’Antoine Dupont. « Une de mes premières décisions en tant que président avait été de créer les conditions pour qu’il puisse participer aux Jeux. Aujourd’hui, d’autres joueurs expriment le même intérêt, et c’est une excellente nouvelle pour le développement de cette discipline. »

Les nouveaux visages du rugby à 7 français

Si Bielle-Biarrey cristallise toutes les attentions, il n’est pas le seul à faire ses armes dans le rugby à 7. Des joueurs comme Enahemo Artaud ou Grégoire Arfeuil ont déjà intégré le groupe et commencent à s’imposer. Ce dernier, ailier du Stade Pauillacais, voit d’un bon œil l’arrivée potentielle de son compatriote palois : « Il va à 10 000 à l’heure et répète les efforts. Si on l’a dans l’équipe, ça ne pourra être qu’une plus-value. C’est l’un des meilleurs joueurs à son poste au monde, s’il nous rejoint, on sera très heureux. »

La présence de ces nouveaux talents montre que le rugby à 7 français mise sur un renouvellement générationnel. Benoît Baby, le sélectionneur, a d’ailleurs tenu à rappeler que « l’équipe appartient à ceux qui la composent ». Autrement dit, les places se gagneront sur le terrain, et ce, quel que soit le palmarès du joueur.

« Le 7 attire, et c’est une excellente chose que des grands noms expriment leur envie d’en faire. Jouer les Jeux olympiques, c’est un coup de projecteur phénoménal. Les joueurs ne sont pas fous, ils savent ce que ça représente. »
Florian Grill, président de la Fédération Française de rugby

Et maintenant ?

Pour Louis Bielle-Biarrey, le chemin vers Los Angeles 2028 passerait nécessairement par une période d’adaptation. Comme Antoine Dupont avant lui, il devrait se familiariser avec les spécificités du rugby à 7 lors de tournois de préparation, probablement aux États-Unis ou en Asie. Une telle transition demanderait des sacrifices, mais pourrait aussi offrir une nouvelle dimension à sa carrière.

Côté fédération, aucune date butoir n’a été évoquée, mais la fenêtre de tir semble idéale. « Le 7 est en train d’enthousiasmer le rugby », a souligné Florian Grill. Reste à savoir si l’ailier bordelais saura concrétiser ce projet, ou si d’autres talents émergeront d’ici là pour étoffer les rangs français.

Une chose est sûre : avec ou sans Bielle-Biarrey, l’équipe de France de rugby à 7 a déjà montré qu’elle visait haut. Son titre à Bordeaux en est la preuve. À deux ans des Jeux de Los Angeles, le suspense reste entier.

Le rugby à 7 offre une visibilité internationale unique, notamment via les Jeux Olympiques, et permet aux joueurs d’exprimer leur vitesse et leur créativité dans un format plus court. Des exemples comme Antoine Dupont ont montré qu’il était possible de briller dans les deux disciplines, ce qui rend le passage d’autant plus attractif.