Les comparutions immédiates se sont poursuivies ce mardi 2 juin devant le tribunal correctionnel de Paris pour les supporters du Paris Saint-Germain interpellés en marge des célébrations de la victoire en Ligue des champions, selon BFM - Faits Divers. Ces nouvelles audiences font suite aux premières sanctions prononcées lundi, alors que les forces de l’ordre continuent d’évaluer l’ampleur des débordements survenus après la finale remportée contre Arsenal.
Plus de 890 interpellations ont été recensées samedi et dimanche dans la capitale, soit une hausse de 45 % par rapport à 2025, année où le club parisien avait déjà remporté son premier titre européen. Parmi les 225 majeurs placés en garde à vue, 112 ont été présentés à la justice, dont 34 en comparution immédiate et 39 en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), précise le parquet de Paris. Deux informations judiciaires devaient être ouvertes ce mardi, tandis que 74 personnes ont bénéficié d’un classement sans suite et 18 ont vu leur garde à vue levée pour poursuite des investigations.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 890 interpellations enregistrées à Paris après les célébrations du sacre du PSG, en hausse de 45 % par rapport à 2025
- Parmi les 225 majeurs en garde à vue, 112 ont été présentés à la justice, dont 34 en comparution immédiate
- Deux informations judiciaires ont été ouvertes ce mardi, et 74 classements sans suite prononcés
- Une journée de comparutions immédiates a donné lieu à des condamnations allant jusqu’à 12 mois de prison, dont six avec sursis probatoire
- Deux femmes, âgées de 18 et 19 ans, renvoyées au 11 août pour vol aggravé et coups
Des peines variées selon les faits reprochés aux supporters
Le tribunal correctionnel de Paris a examiné une série de dossiers impliquant des supporters jugés pour des faits commis lors des célébrations du sacre du PSG. Anis C., 41 ans, a écopé de six mois de prison avec sursis probatoire pour vol dans un supermarché du 8e arrondissement, son état de récidive ayant été retenu. Jérémy F., 18 ans, étudiant en BTS management commercial, a été condamné à 105 heures de travail d’intérêt général pour violence avec arme sur policier sans ITT et outrage, après avoir tiré des mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre.
Hugues B., étudiant en master de mathématiques de 23 ans, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour participation à un groupe en vue de commettre des violences, après avoir nié les tirs de mortiers envers les policiers. Aboubaker H., 18 ans, a également écopé de 105 heures de travail d’intérêt général pour violences sur policier avec arme sans ITT, après s’être rebellé lors de son interpellation. Maheir S., 44 ans, a quant à lui été condamné à 12 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, pour violences sur policier avec arme et visage dissimulé, ainsi que pour outrage.
Relaxe pour l’un, sursis pour d’autres : des verdicts contrastés
Mouhamoudou K., 24 ans, a été relaxé après avoir été jugé pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, outrage et rébellion. Il avait été interpellé pour avoir donné des coups dans le bouclier d’un policier, mais a nié les violences et les outrages tout en reconnaissant s’être rebellé. Anas J., 31 ans, a écopé de 10 mois de sursis simple et d’un stage de citoyenneté pour violences sur policier avec arme et visage dissimulé, ainsi que pour participation à un groupe en vue de commettre des violences. Il a contesté les faits d’outrage tout en reconnaissant avoir jeté des projectiles.
Deux jeunes femmes, Wayna B. (18 ans) et Tyssana P. (19 ans), ont vu leur affaire renvoyée au 11 août. Elles sont accusées d’avoir fait partie d’un groupe ayant dérobé la montre d’une victime avant de lui infliger des coups, l’une d’elles étant soupçonnée d’avoir porté un coup de couteau. Leur casier judiciaire et leur situation personnelle seront examinés à cette date.
Vol aggravé et dégradations : des condamnations assorties de sursis
Adam D., 19 ans, et Lenny S., 18 ans, ont été jugés pour vol aggravé après avoir pillé un magasin de sport dans le 17e arrondissement. Lenny S., dont le visage était dissimulé, a reconnu les faits et a été condamné à cinq mois de prison avec sursis simple. Adam D. a admis être entré dans le magasin sans voler, écopant de sept mois de prison avec sursis simple. Oussman C., 20 ans, a été condamné à 105 heures de travail d’intérêt général pour vol en réunion avec dégradation, après avoir pillé un cabanon vendant des boissons sur les quais de Seine.
Clément C., 18 ans, a conclu cette journée de comparutions immédiates par une condamnation à 105 heures de travail d’intérêt général. Il était accusé d’avoir tiré des mortiers d’artifice vers les forces de l’ordre et de s’être rebellé lors de son interpellation. Un policier avait porté plainte pour blessures, et les témoignages recueillis ont confirmé son récit. Le prévenu a déclaré avoir visé le ciel, mais les vidéosurveillance et l’exploitation de son téléphone n’ont pas permis de corroborer ses dires.
Un bilan des interpellations en forte hausse par rapport à 2025
Selon les chiffres communiqués par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, les interpellations après les célébrations du sacre du PSG ont atteint plus de 890 personnes, un chiffre en hausse de 45 % par rapport à 2025. À titre de comparaison, lors de la victoire européenne précédente, les forces de l’ordre avaient procédé à 615 interpellations. Cette différence s’explique en partie par l’ampleur des célébrations et la mobilisation des forces de l’ordre pour encadrer les festivités.
Parmi les 225 majeurs en garde à vue, 112 ont été présentés à la justice, dont 34 en comparution immédiate et 39 en CRPC. Le ministère public a également indiqué que deux informations judiciaires étaient en cours d’ouverture, tandis que 74 classements sans suite ont été prononcés. Dix-huit personnes ont vu leur garde à vue levée, mais les investigations se poursuivent pour ces dossiers.
Selon les autorités, cette augmentation s’explique par l’ampleur des célébrations et une mobilisation renforcée des forces de l’ordre pour encadrer les festivités. Les débordements ont été plus nombreux, entraînant une hausse mécanique du nombre d’interpellations, précise le ministère de l’Intérieur.
Les dossiers non encore jugés devraient faire l’objet de nouvelles comparutions dans les prochaines semaines. Deux informations judiciaires ont été ouvertes ce mardi, et d’autres pourraient être lancées si de nouveaux éléments sont recueillis. Le parquet de Paris n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour ces affaires.