Le nouveau maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, Bally Bagayoko, a annoncé le report de la « grande marche populaire contre le racisme » initialement prévue le 3 mai, au profit du 21 juin. Cette décision, motivée par un calendrier de mobilisations déjà dense, s’inscrit dans la continuité des mobilisations récentes portées par l’élu, comme celle du 4 avril dernier qui avait rassemblé entre 6 000 et 15 000 personnes selon les sources.

Ce qu'il faut retenir

  • La « grande marche contre le racisme » prévue le 3 mai a été reportée au 21 juin en raison d’un calendrier déjà chargé, selon Le Figaro.
  • Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, appelle à manifester contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie et « toutes les formes de haine ».
  • Lors du rassemblement du 4 avril, la police a comptabilisé 6 000 participants, tandis que les organisateurs en revendiquaient 15 000.
  • Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour « injure publique » après des propos tenus par un psychologue et Michel Onfray sur CNews les 27 et 28 mars à l’encontre de Bally Bagayoko.
  • L’appel de Bagayoko s’adresse à un large public : collectifs antiracistes, féministes, LGBTQI+, syndicats, associations, intellectuels, sportifs, habitants des quartiers populaires et des campagnes.

Bally Bagayoko, figure de La France Insoumise (LFI) et élu depuis les dernières municipales, a justifié ce report en invoquant la proximité avec le 1er mai, une date déjà marquée par des mobilisations sociales. « Il était difficile de mobiliser deux fois de suite dans un délai aussi court », a-t-il expliqué sur France Inter, selon Le Figaro. L’élu, qui a déjà organisé un rassemblement massif le 4 avril sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis pour dénoncer des propos jugés racistes à son égard, mise désormais sur un événement d’ampleur le 21 juin.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Bagayoko s’adresse à « toutes celles et ceux qui refusent de renoncer » face à une « classe politique, économique et médiatique qui prépare le terrain à l’extrême droite ». Son appel vise à fédérer un large front citoyen, des collectifs antiracistes aux syndicats en passant par les associations féministes, LGBTQI+ ou encore les intellectuels et les acteurs du sport. « Il nous appartient désormais de maintenir une pression populaire car rien ne pourra changer sans une lutte déterminée et résolument engagée », déclare-t-il.

Ce rassemblement s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions autour des questions de racisme et d’antisémitisme en France. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » après les propos tenus par un psychologue puis par l’essayiste Michel Onfray sur le plateau de CNews les 27 et 28 mars. Ces déclarations, jugées racistes par Bagayoko, ont déclenché une vague de soutien de la part de personnalités politiques et de la société civile.

« Citoyens attachés à la liberté, l’égalité et la fraternité, collectifs antiracistes, féministes, LGBTQI+, syndicats, associations engagées pour la protection des droits individuels, organisations politiques, organisations de jeunesse, universitaires, intellectuels, sportifs, acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices, habitants des quartiers populaires, des campagnes… Nous devons faire entendre la voix du peuple vivant. »
— Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine

Le 4 avril dernier, le rassemblement organisé en soutien à Bagayoko avait attiré entre 6 000 et 15 000 personnes selon les estimations. La police, citée par Le Figaro, avait comptabilisé 6 000 participants, tandis que les organisateurs revendiquaient jusqu’à 15 000 personnes massées devant l’Hôtel de Ville. Cet événement avait illustré la mobilisation autour des questions de racisme et d’antisémitisme, des thèmes au cœur de l’agenda politique actuel.

Le report au 21 juin laisse planer une incertitude quant à l’itinéraire de la marche, qui n’a pas encore été précisé. Bagayoko a indiqué que des informations supplémentaires seraient communiquées dans les prochaines semaines, tout en appelant dès à présent à une large participation. « Trop proche du 1er mai, il était difficile de mobiliser deux fois de suite », a-t-il souligné, évoquant la nécessité de préparer un événement « à la hauteur des enjeux ».

Et maintenant ?

L’appel lancé par Bally Bagayoko pourrait donner lieu à une mobilisation de grande ampleur le 21 juin, en fonction de l’engagement des différents collectifs et organisations sollicités. Si la date du 21 juin évite la surcharge des mobilisations, son succès dépendra de la capacité des organisateurs à fédérer au-delà de leur base militante. Une déclaration précise de l’itinéraire et des partenaires associés est attendue d’ici quelques semaines.

En attendant, le débat sur les questions de racisme et d’antisémitisme reste au cœur de l’actualité politique, avec des répercussions locales et nationales. L’enquête ouverte par le parquet de Paris sur les propos de CNews pourrait également influencer le calendrier des mobilisations à venir. Les prochains mois s’annoncent donc déterminants pour les mouvements antiracistes en France.

Selon Bally Bagayoko, la date initiale du 3 mai était trop proche du 1er mai, une période déjà marquée par des mobilisations sociales. Il était donc difficile de mobiliser deux fois de suite dans un délai aussi court, a expliqué l’élu sur France Inter, d’après Le Figaro.

L’appel lancé par Bally Bagayoko vise à dénoncer le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie et « toutes les formes de haine ». Il s’agit également de maintenir une pression populaire pour lutter contre une « classe politique, économique et médiatique » jugée complaisante envers l’extrême droite, selon les termes de l’élu.