Samsung élargit son catalogue d’écrans OLED avec la série S92H, présentée comme une alternative « raisonnable » au haut de gamme S95H tout en conservant des performances techniques ambitieuses. Selon Frandroid, ce modèle se distingue par deux évolutions majeures : une technologie antireflet Glare Free désormais accessible sur les tailles intermédiaires, et une fréquence d’affichage portée à 165 Hz. Commercialisée depuis mai 2026, cette gamme s’étend de 42 à 83 pouces, avec des tarifs allant de 1 400 € à 5 000 € selon la diagonale et la technologie de dalle intégrée.

Ce qu'il faut retenir

  • Six tailles disponibles (42 à 83 pouces) avec des technologies de dalle différentes selon les modèles : WOLED pour les 55, 65 et 83 pouces, QD-OLED pour le 77 pouces, et une dalle spécifique pour les 42 et 48 pouces
  • Technologie antireflet Glare Free pour une meilleure visibilité en pleine lumière, et fréquence d’affichage à 165 Hz contre 144 Hz sur le précédent modèle
  • Quatre ports HDMI 2.1 avec support du 4K/120 Hz, du VRR, de l’ALLM, du FreeSync Premium et du G-Sync, ainsi que la compatibilité eARC
  • Processeur NQ4 AI Gen3 gérant les formats HDR10, HDR10+ et HLG, mais absence totale du Dolby Vision, comme sur les précédents modèles Samsung
  • Prix de lancement : 2 000 € pour le 55 pouces, 2 700 € pour le 65 pouces, et jusqu’à 5 000 € pour la version 83 pouces
  • Système audio de 60 watts avec compatibilité Dolby Atmos, mais des basses jugées insuffisantes par les testeurs
  • Consommation moyenne de 51 W en SDR et 60 W en HDR, avec une consommation en veille de 0,5 W

Une gamme aux technologies disparates selon la taille

La série S92H se décline en six tailles, mais toutes ne partagent pas la même technologie de dalle, une particularité soulignée par Frandroid. Les modèles de 55, 65 et 83 pouces intègrent une dalle WOLED signée LG Display, tandis que le 77 pouces bénéficie d’un panneau QD-OLED développé par Samsung, réputé pour sa luminosité et sa colorimétrie supérieure. En revanche, les versions 42 et 48 pouces se contentent d’une dalle « à part », moins performante en termes de luminosité. Cette disparité technique, bien que justifiée par des contraintes industrielles, peut surprendre les consommateurs habitués à une uniformité chez un même constructeur.

Des performances adaptées aux usages variés

Le S92H mise sur une polyvalence revendiquée, avec un processeur NQ4 AI Gen3 capable de gérer les formats HDR10, HDR10+ et HLG. Cependant, comme ses prédécesseurs, il ne supporte pas le Dolby Vision, un choix qui limite son attractivité pour les plateformes comme Netflix ou Disney+, où ce format est largement utilisé. Malgré cette absence, les mesures réalisées par Frandroid révèlent une excellente fidélité des couleurs : un Delta E moyen de 1,89 en SDR et de 2,02 en HDR, des valeurs bien inférieures au seuil de 3 perceptible par l’œil humain. La luminosité maximale atteint 1 503 cd/m² en HDR, un score comparable au S90F et supérieur à celui du LG C6 (1 442 cd/m²).

L’antireflet et la fréquence 165 Hz, les deux atouts majeurs

L’innovation phare de ce modèle réside dans l’intégration de la technologie Glare Free, un filtre antireflet qui donne à la dalle un fini légèrement satiné. Ce traitement, jusqu’ici réservé aux séries haut de gamme S95D et S95F, permet de regarder l’écran en plein jour sans être gêné par les reflets, un avantage décisif pour les utilisateurs dont le salon est exposé à la lumière naturelle. « Le confort gagné est réel et rend le téléviseur plus polyvalent, pouvant ainsi être regardé même en plein après-midi sans que les noirs ne soient trop délavés », précise Frandroid. En contrepartie, les noirs peuvent paraître légèrement moins denses qu’avec un OLED brillant, une différence perceptible mais jugée acceptable par la majorité des testeurs. Côté réactivité, le S92H passe à 165 Hz, une fréquence qui séduit particulièrement les joueurs PC, tandis que les consoles actuelles (PS5, Xbox Series X) restent limitées à 120 Hz. L’input lag est mesuré à 9,5 ms, un délai quasi imperceptible pour une expérience de jeu fluide. Les fonctionnalités dédiées aux gamers sont complètes : ALLM, VRR, FreeSync Premium Pro, NVIDIA G-Sync, et la Game Bar de Samsung permet d’afficher en surimpression les informations essentielles (fréquence, VRR, input lag) sans interrompre la partie.

Un design sobre et des connectiques complètes, mais quelques compromis

Le design du S92H reprend les codes esthétiques de Samsung avec des bordures réduites et une finition premium, adaptée à son positionnement tarifaire. Le montage du pied central, réalisé sans vis ni tournevis, facilite l’installation, même sur des meubles étroits, une attention bienvenue dans un marché où les téléviseurs gagnent en épaisseur. Les connectiques sont réparties sur deux faces, une organisation pratique mais qui peut compliquer l’accès aux ports orientés vers le sol si l’écran est fixé au mur. On dénombre quatre ports HDMI 2.1, deux ports USB-A, une sortie optique S/PDIF, une prise Ethernet, et une entrée antenne.

Côté son, le S92H propose une puissance de 60 watts avec compatibilité Dolby Atmos, mais les basses sont jugées insuffisantes pour une immersion totale. « Pas assez profond, pas assez présent », estime Frandroid, recommandant l’ajout d’une barre de son pour pallier ces limites. Le système d’exploitation reste le Tizen OS dans sa version 2026, fluide et complet, avec un accès natif au Samsung Gaming Hub pour le cloud gaming (Xbox Cloud Gaming, GeForce Now) et des applications comme Copilot ou Perplexity pour les requêtes complexes.

Consommation énergétique et durabilité : des points à surveiller

Avec une consommation moyenne de 51 W en SDR et 60 W en HDR, le S92H se situe dans la moyenne haute des OLED, mais reste raisonnable comparé à certains concurrents. En veille, sa consommation est de 0,5 W, un score correct, mais qui peut monter à 14 W si la fonction de proximité est activée. L’indice de durabilité s’élève à 8,2/10, un résultat satisfaisant mais qui place le modèle en dessous des séries premium comme le S99H. Enfin, comme tous les OLED, le risque de marquage (burn-in) existe si des éléments fixes (logos de chaînes, HUD de jeu) sont affichés en boucle, bien que Samsung ait renforcé ses garde-fous avec des systèmes de décalage des pixels et de rafraîchissement régulier.

Et maintenant ?

Le Samsung S92H pourrait bien s’imposer comme une référence dans la catégorie des OLED milieu de gamme, grâce à son antireflet et sa fréquence 165 Hz. Sa sortie en mai 2026 coïncide avec une période où les écrans OLED gagnent en popularité face aux Mini-LED, malgré un écart de prix toujours conséquent. Les prochains mois pourraient voir l’arrivée de nouveaux modèles concurrents, notamment de la part de LG ou Sony, qui pourraient challenger le positionnement tarifaire du S92H. À suivre également, l’évolution des tarifs, qui pourraient baisser en raison des promotions estivales ou des soldes.

Pour les consommateurs hésitant entre un OLED et un Mini-LED, ce modèle offre un compromis intéressant, à condition d’accepter certaines limites : l’absence de Dolby Vision, des basses perfectibles, et une consommation énergétique supérieure à celle de certains concurrents. Reste à voir si les prochaines générations parviendront à concilier toutes ces attentes sans sacrifier l’une ou l’autre.

Samsung a fait le choix de ne pas intégrer le Dolby Vision sur ses téléviseurs depuis plusieurs années, préférant se concentrer sur ses propres technologies HDR (HDR10+, HLG) et le format HDR10. Cette décision s’explique par une stratégie commerciale visant à promouvoir les formats propriétaires, mais elle limite l’interopérabilité avec des plateformes comme Netflix ou Disney+, où le Dolby Vision est largement utilisé. Selon Frandroid, cette absence reste un point de frustration pour certains utilisateurs.

Oui, selon les tests réalisés par Frandroid, le filtre antireflet Glare Free permet de regarder l’écran en pleine lumière sans être gêné par les reflets. Ce traitement donne à la dalle un fini légèrement satiné, réduisant significativement les reflets par rapport à un OLED brillant. Cependant, les noirs peuvent apparaître légèrement moins denses dans ces conditions, un compromis jugé acceptable par la majorité des utilisateurs.