La nouvelle a surpris plus d’un en Iran : Sardar Azmoun, troisième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale, ne fera pas partie de la liste des joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2026. Selon France 24, cette exclusion intervient dans un contexte de tensions politiques marquées, où l’attaquant star a été qualifié de « traître » par des médias proches du pouvoir iranien.

Ce qu'il faut retenir

  • Sardar Azmoun, auteur de 38 buts en sélection, est le troisième meilleur buteur de l’histoire de la Team Melli et ne participera pas à la Coupe du monde 2026.
  • L’exclusion survient après des critiques virulentes à son encontre, le qualifiant de « traître » dans des médias alignés sur le régime iranien.
  • Cette décision a provoqué un « choc » dans le pays, où Azmoun était perçu comme un symbole du football iranien malgré son exil à l’étranger.
  • L’Iran évolue dans le groupe B de la Coupe du monde 2026, aux côtés de l’Angleterre, des États-Unis et du pays de Galles.

L’annonce de son exclusion a été ressentie comme un véritable séisme dans le football iranien. Azmoun, qui évolue actuellement en Arabie saoudite au sein du club d’Al-Ahli, était pourtant l’un des joueurs les plus expérimentés et les plus respectés de la sélection. À 32 ans, il totalise 131 sélections et 38 buts, ce qui fait de lui le troisième meilleur buteur de l’histoire de la Team Melli. Son absence prive l’équipe d’un élément clé, alors que la Coupe du monde 2026 s’annonce comme un objectif majeur pour les dirigeants iraniens.

Selon France 24, la décision d’écarter Azmoun est directement liée à des déclarations politiques qu’il aurait faites ces derniers mois. L’attaquant, qui vit à l’étranger depuis plusieurs années, s’est exprimé à plusieurs reprises sur la situation politique en Iran, notamment en soutien aux manifestations qui ont secoué le pays en 2022 et 2023. Des médias proches du pouvoir, comme Fars News ou Tasnim, l’ont accusé de « trahison » pour ses prises de position, qualifiant ses propos de « complot contre la République islamique ».

« Sardar Azmoun a été ciblé parce qu’il représente une voix dissidente dans le football iranien. Son exclusion est un message clair envoyé par les autorités pour rappeler que le sport doit rester sous contrôle politique. »
Un analyste du football iranien, cité par France 24

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large où le régime iranien renforce son emprise sur les institutions sportives. En 2023, plusieurs athlètes et entraîneurs avaient déjà été suspendus ou exclus après avoir exprimé leur soutien aux mouvements de protestation. Pour l’équipe nationale de football, cette exclusion pourrait avoir des répercussions sur le terrain. Azmoun apportait non seulement son expérience, mais aussi une qualité technique reconnue, cruciale pour une équipe iranienne souvent limitée tactiquement.

Le sélectionneur iranien, Carlos Queiroz, a justifié cette exclusion par la nécessité de « préserver l’unité de l’équipe ». Interrogé par la presse, il a indiqué que la liste des 23 joueurs avait été finalisée en tenant compte « des critères sportifs et des valeurs de la Fédération ». Pourtant, de nombreux observateurs estiment que cette décision est avant tout politique. L’Iran, qui affronte l’Angleterre, les États-Unis et le pays de Galles dans le groupe B, devra désormais se passer d’un joueur capable de faire la différence dans les moments décisifs.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour l’Iran consistera à finaliser sa sélection avant la date limite fixée par la FIFA, soit le 15 novembre 2026. Carlos Queiroz pourrait opter pour un profil plus jeune ou moins controversé, mais cela risque d’affaiblir l’efficacité offensive de l’équipe. Par ailleurs, cette exclusion pourrait alimenter les tensions au sein de la Fédération iranienne, déjà fragilisée par des divisions internes. La question reste entière : l’Iran parviendra-t-il à se qualifier pour les huitièmes de finale sans son attaquant star ?

Pour Sardar Azmoun, cette exclusion marque une nouvelle étape dans une carrière déjà marquée par les controverses. Depuis son départ en 2019 pour le club russe de Rubin Kazan, puis son exil en Arabie saoudite, l’attaquant a souvent été en butte aux critiques des autorités iraniennes. Pourtant, son influence auprès des supporters reste intacte. En Iran, où le football est bien plus qu’un sport, son absence pourrait être perçue comme une victoire symbolique par le pouvoir en place – ou, au contraire, comme une nouvelle preuve de son autoritarisme.

Sardar Azmoun a été exclu en raison de critiques politiques qu’il a formulées à l’encontre du régime iranien, notamment en soutien aux mouvements de protestation de 2022-2023. Des médias proches du pouvoir l’ont accusé de « trahison », ce qui a conduit la Fédération iranienne à le retirer de la liste des sélectionnés pour la Coupe du monde 2026.