Selon nos confrères de BFM Bourse, Schneider Electric, le spécialiste des équipements électriques, se situe dans le bon wagon du CAC 40, progressant de 5% depuis le début de l'année. Royal Bank of Canada a relevé son objectif de cours et confirmé son conseil à "surperformance". Cette évolution est notable, car Schneider Electric encaisse relativement bien le choc du conflit au Moyen-Orient, qui a débuté juste après que la société a atteint un plus haut historique en Bourse, avec un cours de 280,06 euros, le 26 février.
Depuis, le titre est retombé à 245 euros, chutant ainsi de 14%. Toutefois, sur l'ensemble de 2026, Schneider Electric reste en nette progression, s'adjugeant 4,7% quand le CAC 40, lui, boit la tasse (-3,6%). Schneider Electric avait déçu l'an passé, le groupe s'étant rendu "légèrement coupable d'avoir sur-promis pour ensuite faillir dans l'exécution en 2025", dixit Barclays.
Ce qu'il faut retenir
- Schneider Electric progresse de 5% depuis le début de l'année
- Royal Bank of Canada relève son objectif de cours et confirme son conseil à "surperformance"
- La société encaisse relativement bien le choc du conflit au Moyen-Orient
Contexte historique
Schneider Electric a renversé la tendance en deux temps. D'abord en organisant une journée dédiée aux investisseurs qui a convaincu le marché, avec des objectifs à l'horizon 2030 supérieurs aux attentes. Ses résultats annuels, communiqués le 27 février dernier, ont ensuite été appréciés par la Bourse, avec une fin d'année bien meilleure qu'attendu. Le groupe a dégagé une croissance en données comparables de 11% contre 7,2% attendu au quatrième trimestre.
Ces résultats ont constitué "une nouvelle confirmation de la solide demande pour les data centers", a remarqué Barclays. Schneider Electric a vu sa croissance être propulsée, ces deux dernières années, par cette demande provenant des centres de données. Le groupe est une "valeur IA", via son exposition aux "data centers". Les "hyperscalers" (Amazon Services, Azure de Microsoft, Google Cloud) ont annoncé des dizaines voire des centaines de milliards de dollars de dépenses dans les capacités des "data centers", critiques pour développer les grands modèles de langage d'intelligence artificielle.
Faits actuels
La banque canadienne estime que l'objectif de croissance de moyen terme de la société, à savoir une progression des revenus en données comparables comprise entre 7% et 10% en moyenne par an jusqu'en 2030, est un peu prudent. Royal Bank of Canada retient un taux de 9% par an d'ici à 2030. La banque table sur une progression annuelle moyenne de 15% par an dans les data centers (après 40% selon ses estimations en 2024-2025), ce qui apporterait une contribution globale à la croissance de la société de 4 points de pourcentage.
De même, la banque considère également que Schneider Electric fait preuve de trop de prudence dans ses objectifs de marges. La société entend augmenter sa marge de résultat opérationnel ajusté de 2,5 points de pourcentage entre 2026 et 2030, en cumulé. Ce qui porterait cette marge autour de 21,2%. Royal Bank of Canada retient une progression de 3,2 points de pourcentage sur la période.
Reactions et conséquences
Ce qui selon Citi pourrait permettre aux groupes exposés aux data centers de creuser, dans les prochains mois, leur écart de valorisation par rapport aux autres, la banque citant Schneider ainsi que Legrand. De son côté Royal Bank of Canada a relevé, ce vendredi, son objectif de cours sur Schneider Electric passant de 270 euros à 290 euros, tout en réitérant son conseil à "surperformance", équivalent d'acheter. Cette nouvelle cible accorde un potentiel de 19% à l'action, au cours de clôture de jeudi.
En conclusion, Schneider Electric résiste au marché et pourrait grimper de 20% selon Royal Bank of Canada. La société a renversé la tendance en deux temps et a vu sa croissance être propulsée par la demande provenant des centres de données. Les prochaines semaines seront cruciales pour confirmer sa capacité à résister au marché et à atteindre ses objectifs de croissance.
