Invité sur La Grande Interview CNews/Europe 1 ce mercredi matin, Sébastien Chenu, vice-président du RN, a expliqué les raisons de son vote favorable à la loi sur la fin de vie, adoptée ultérieurement à l'Assemblée nationale malgré une position minoritaire au sein du Rassemblement national. Sur les 122 votants, près de 105 députés se sont abstenus ou ont voté contre.
Ce qu'il faut retenir
- Sébastien Chenu justifie son vote en faveur du texte sur la fin de vie malgré l'opposition majoritaire au sein du RN.
- Il insiste sur l'importance de garantir une égalité d'accès aux soins palliatifs dans tous les territoires.
- Chenu souligne le caractère strict du texte, exigeant des critères cumulatifs pour l'aide à mourir.
Un vote justifié par l'égalité d'accès aux soins palliatifs
« D’abord une loi sur les soins palliatifs, une égalité d’accès dans tous les territoires, sans ça je n’aurais pas voté cette loi », a affirmé Sébastien Chenu sur CNews/Europe1. Il a mis en avant le cadre strict du texte, soulignant que les critères pour l'aide à mourir sont cumulatifs, nécessitant des souffrances graves et incurables exprimées clairement et librement.
Une dénonciation de l'exil pour mettre fin à ses jours
Chenu a également dénoncé l'injustice que représente le recours à l'exil pour certaines personnes souhaitant mettre fin à leurs jours, qualifiant cette situation d'inadmissible : « Ce qui m’a choqué, c’est que des gens aient recours à l’exil en plus de leur douleur. C’était inadmissible pour moi. »
Reconnaissance de la complexité morale du sujet
Le député du Nord a reconnu la complexité morale du sujet et a regretté l'absence de consultation populaire. Il a souligné que le droit est amendable et que le texte sera encore examiné au Sénat.
Vote en faveur des soins palliatifs et de l'aide à mourir
Les députés ont voté en faveur des soins palliatifs à l'unanimité, avec 491 voix pour et aucune voix contre. Concernant l'aide à mourir, le vote a été plus serré avec 299 voix pour et 226 voix contre, un écart plus réduit qu'en mai 2025. Cette réforme légalise le suicide assisté et prévoit une exception d'euthanasie pour les personnes incapables d'accomplir elles-mêmes le geste létal.
Des critères stricts pour l'aide à mourir
Le projet fixe cinq critères cumulatifs, dont trois médicaux, pour bénéficier de l'aide à mourir. Les conditions incluent notamment être atteint d'une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale, souffrir de manière insupportable et être apte à exprimer une volonté libre et éclairée.
Les critères incluent notamment souffrir d'une affection grave et incurable en phase terminale, présenter une souffrance insupportable et être capable de manifester une volonté libre et éclairée.
Un débat qui continue
Avec l'adoption de la proposition de loi sur la fin de vie, le débat sur ces questions sensibles se poursuit, ouvrant la voie à de nouvelles réflexions sur la dignité humaine et les choix de fin de vie.
