D’après Top Santé, rester assis plus de sept heures par jour pourrait favoriser une hausse silencieuse de la glycémie, accélérant ainsi le processus de vieillissement de l’organisme. Une experte du vieillissement, dont l’identité n’est pas précisée dans l’article, met en garde contre ce phénomène souvent sous-estimé, tout en soulignant l’importance de l’activité physique pour contrer ces effets.

Ce qu'il faut retenir

  • Rester assis plus de 7 heures par jour augmente le risque d’élévation de la glycémie, selon une spécialiste du vieillissement citée par Top Santé.
  • Cette sédentarité prolongée accélère le vieillissement cellulaire et favorise des déséquilibres métaboliques.
  • L’experte insiste sur le rôle clé de l’activité physique régulière pour limiter ces effets.
  • Les gestes simples, comme se lever toutes les heures ou marcher, peuvent inverser cette tendance.

Un piège moderne aux conséquences méconnues

Le mode de vie actuel, marqué par des journées prolongées devant un écran ou dans un bureau, expose à un risque insidieux : une glycémie qui s’élève sans que l’on s’en aperçoive. D’après Top Santé, cette hausse, souvent asymptomatique au début, peut s’installer durablement et impacter la santé à long terme. « Le corps vieillit plus vite quand on ne bouge pas assez », explique l’experte, qui rappelle que la sédentarité est désormais considérée comme un facteur de risque majeur, au même titre que l’alimentation déséquilibrée ou le tabagisme.

Cette problématique prend une dimension particulière dans un contexte où les troubles métaboliques, comme le diabète de type 2, connaissent une progression inquiétante en Europe. Les données épidémiologiques récentes montrent que près de 10 % de la population française est concernée par cette maladie, un chiffre qui pourrait encore augmenter si aucune mesure préventive n’est prise.

L’activité physique, un rempart contre le vieillissement accéléré

Face à ce constat, l’experte interrogée par Top Santé insiste sur la nécessité d’intégrer davantage de mouvement dans le quotidien. Selon elle, même de petites actions, comme se lever toutes les heures pour marcher quelques minutes ou privilégier les escaliers à l’ascenseur, peuvent faire une différence significative. « Ce n’est pas une question d’intensité, mais de régularité », précise-t-elle. Elle recommande au moins 30 minutes d’activité modérée par jour, un seuil aligné sur les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les bénéfices de cette approche ne se limitent pas à la glycémie. Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Aging and Physical Activity a montré que les adultes pratiquant une activité physique régulière voient leur risque de déclin cognitif réduit de 25 % par rapport aux sédentaires. Ces résultats renforcent l’idée que le mouvement est un allié de taille pour préserver à la fois sa santé physique et mentale.

Un phénomène amplifié par le télétravail

Le recours massif au télétravail depuis la pandémie de Covid-19 a encore aggravé la tendance à la sédentarité. D’après une enquête menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2024, 60 % des télétravailleurs passent plus de six heures par jour assis, contre 45 % avant 2020. Cette évolution a poussé les autorités sanitaires à alerter sur les risques encourus, notamment en matière de santé cardiovasculaire et de diabète.

Pour pallier ce problème, des initiatives se multiplient en France. Certaines entreprises instaurent des pauses actives obligatoires, tandis que des applications mobiles proposent des rappels pour bouger. À l’échelle individuelle, les spécialistes recommandent de fractionner les périodes assises en blocs de 45 à 60 minutes maximum, suivis de courtes pauses actives.

« Le corps humain n’est pas conçu pour rester immobile pendant des heures. Même une marche de cinq minutes toutes les heures peut réduire significativement les risques liés à la sédentarité. » — Spécialiste du vieillissement, citée par Top Santé

Et maintenant ?

La prise de conscience autour des dangers de la sédentarité devrait s’accentuer dans les mois à venir, avec une attention particulière portée sur les populations les plus exposées, comme les télétravailleurs ou les seniors. Des campagnes de sensibilisation pourraient être lancées d’ici la fin de l’année 2026, en collaboration avec les professionnels de santé. Dans le même temps, les entreprises sont de plus en plus incitées à intégrer des espaces dédiés à l’activité physique ou à financer des abonnements à des salles de sport pour leurs salariés.

Pour l’experte interrogée par Top Santé, la clé réside dans la prévention : « Agir dès maintenant permet d’éviter des complications à long terme, souvent irréversibles. Les changements de comportement ne nécessitent pas des efforts surhumains, mais une prise de conscience quotidienne. »