Deux adolescents de 17 ans ont trouvé la mort par noyade en Seine-et-Marne en l’espace de trois jours, selon Le Figaro. Le premier décès est survenu samedi 23 mai dans la Seine, près de Boissise-la-Bertrand, tandis que le second a eu lieu lundi 25 mai dans la Marne, à Noisiel. Ces drames interviennent alors que les autorités rappellent régulièrement les risques liés à la baignade dans des zones non autorisées.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux noyades en trois jours : un adolescent de 17 ans dans la Seine le 23 mai, un autre dans la Marne le 25 mai, tous deux en Seine-et-Marne.
  • Zone non autorisée : les deux baignades ont eu lieu dans des secteurs interdits, près de barrages.
  • Intervention des secours : une trentaine de pompiers, dont des plongeurs, sont intervenus lors de la seconde noyade, sans succès.
  • Origine des victimes : le groupe de jeunes était originaire de Seine-Saint-Denis pour la noyade de Noisiel.
  • Bilan national : en 2025, 409 noyades ont été recensées en France, dont 57 chez les enfants et adolescents, soit une hausse de 16 % par rapport à 2024.

Un drame survient près de Melun, puis un second à Noisiel

Samedi 23 mai vers 14 heures, un adolescent de 17 ans a perdu la vie par noyade dans la Seine, dans une zone interdite à la baignade située près d’un barrage, sur le territoire de Boissise-la-Bertrand, à proximité de Melun. Selon les informations transmises par les autorités locales, la victime se trouvait dans une zone non aménagée pour la baignade, un secteur particulièrement dangereux en raison des courants et des obstacles.

Moins de 48 heures plus tard, lundi 25 mai en début d’après-midi, un second drame s’est produit dans la Marne, à Noisiel. Un groupe de jeunes, venus de Seine-Saint-Denis, s’était rendu sur les berges de la rivière pour se baigner. Vers 14h50, l’un des adolescents a été vu en train de couler près du barrage de l’ancienne chocolaterie Menier, à une vingtaine de mètres de la rive. Malgré l’alerte immédiate donnée par ses amis, les secours n’ont pu éviter le pire.

Une intervention des pompiers rapide, mais sans succès

Dès l’alerte donnée, une trentaine de pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) 77 sont intervenus sur place, dont cinq équipes de plongeurs, certaines issues de la brigade de Paris. Selon les explications fournies par le Sdis, les secours ont localisé la victime et l’ont sortie de l’eau vers 17h30. Malgré les tentatives de réanimation menées par la Structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur), l’adolescent n’a pu être ranimé. Il a été déclaré décédé vers 18h30.

Les faits se sont produits dans une zone non autorisée à la baignade, une situation qui, selon les enquêteurs, a contribué à l’accident. Les autorités rappellent régulièrement que les cours d’eau non aménagés, les canaux et les zones proches des barrages ou écluses présentent des dangers mortels pour les baigneurs, en raison des courants imprévisibles et des obstacles immergés.

« La baignade dans les canaux, près des écluses et barrages, ou dans les cours d’eau non aménagés est dangereuse, voire mortelle. »
Voies Navigables de France

Un bilan national des noyades en hausse de 16 % en un an

Ces deux noyades en Seine-et-Marne surviennent alors que les chiffres nationaux des noyades enregistrent une progression alarmante. Selon les dernières données disponibles, 409 décès par noyade ont été recensés en France au cours de l’été 2025, dont 57 chez les enfants et adolescents. Ce bilan représente une augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente, où 353 noyades avaient été comptabilisées.

Parmi les victimes, les enfants de moins de 6 ans et les adolescents de 12 à 17 ans figurent parmi les groupes les plus exposés. Les autorités sanitaires et les associations de prévention multiplient les campagnes de sensibilisation, rappelant les règles de sécurité élémentaires : éviter les zones non surveillées, se baigner en présence d’un adulte, et privilégier les sites aménagés et surveillés par des maîtres-nageurs.

Des zones à risque sous haute surveillance

Les deux noyades de Seine-et-Marne illustrent les dangers persistants liés à la baignade en milieu naturel, notamment dans les cours d’eau non équipés de dispositifs de sécurité. Les barrages, comme celui de l’ancienne chocolaterie Menier à Noisiel ou celui situé près de Boissise-la-Bertrand, créent des courants traîtreux et des remous dangereux pour les nageurs, même expérimentés.

Voies Navigables de France (VNF), gestionnaire des voies navigables, insiste régulièrement sur les risques encourus dans ces zones. « Les écluses, barrages et canaux sont des milieux instables, où les conditions peuvent changer brutalement », rappelle l’établissement public. En 2025, plusieurs noyades ont déjà été signalées dans des contextes similaires, poussant les autorités à renforcer les contrôles et les signalisations d’interdiction.

Et maintenant ?

Les enquêtes menées par les forces de l’ordre et les services du parquet de Meaux devraient se poursuivre dans les prochains jours pour établir les circonstances exactes des deux noyades. Des investigations sont en cours pour déterminer si des manquements aux règles de sécurité ont pu contribuer aux accidents. Par ailleurs, les autorités locales pourraient renforcer les dispositifs de prévention dans les zones à risque de Seine-et-Marne, comme l’a suggéré un élu départemental à l’issue du second drame.

Ces événements rappellent également l’importance des campagnes de prévention, notamment en direction des jeunes, qui représentent une part croissante des victimes. Les associations de sauvetage, comme la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), devraient intensifier leurs actions de sensibilisation dans les collèges et lycées, à l’approche de l’été.

Les cours d’eau non aménagés, comme les rivières ou les canaux, présentent plusieurs risques majeurs : courants imprévisibles, remous près des barrages, obstacles immergés (rochers, branches), et variations brutales de la température de l’eau. Contrairement aux piscines ou aux plages surveillées, ces zones ne bénéficient d’aucun dispositif de sécurité, ce qui augmente considérablement le risque de noyade.

En Seine-et-Marne, les sites de baignade autorisés et surveillés sont principalement les lacs aménagés, comme le lac de Champigny-sur-Marne ou le lac de Morbras. La baignade en Seine ou dans la Marne est interdite dans les zones non surveillées, notamment près des barrages et des écluses. Pour connaître la liste exhaustive des sites autorisés, il est conseillé de consulter le site de la préfecture ou des mairies concernées.