Le 4 juin prochain, la Corée du Sud franchira une nouvelle étape dans son ambition de devenir une plaque tournante culturelle en Asie. Selon Le Monde, la capitale Séoul inaugurera en effet le Centre Pompidou Hanwha, un établissement muséal conçu par l’architecte français Jean-Michel Wilmotte. Ce projet, fruit d’un partenariat entre le musée parisien et le groupe sud-coréen Hanwha, vise à renforcer les échanges culturels entre la France et la Corée du Sud.
Ce qu'il faut retenir
- Inauguration du Centre Pompidou Hanwha à Séoul le 4 juin 2026, un projet mené avec l’architecte Jean-Michel Wilmotte.
- Ce musée s’inscrit dans la stratégie de la Corée du Sud pour diversifier son offre culturelle et renforcer ses liens avec la France.
- Le centre abritera des collections d’art moderne et contemporain, incluant des œuvres du musée Pompidou.
- Un accord de partenariat a été signé entre le Centre Pompidou et le groupe Hanwha, acteur majeur de l’économie sud-coréenne.
Avec cette ouverture, Séoul enrichit son paysage muséal, déjà bien doté avec des institutions comme le MMCA (National Museum of Modern and Contemporary Art) ou le Seoul Museum of Art. Le nouveau centre se distingue par son ambition de créer un pont culturel entre l’Europe et l’Asie. Selon les informations rapportées par Le Monde, l’établissement proposera des expositions temporaires, des ateliers pédagogiques et des événements dédiés à l’art contemporain.
L’architecte Jean-Michel Wilmotte, connu pour ses réalisations comme la rénovation du Palais de Tokyo à Paris ou la création du Musée des Confluences à Lyon, a imaginé un bâtiment alliant modernité et fonctionnalité.
« Ce projet incarne une volonté de dialogue entre les cultures, en offrant un espace où l’art français et l’art coréen pourront dialoguer », a déclaré un représentant du Centre Pompidou cité par Le Monde.
Le partenariat entre le Centre Pompidou et le groupe Hanwha repose sur un accord de cinq ans, renouvelable. Le groupe sud-coréen, actif dans les secteurs de l’énergie, de la construction et de la technologie, investit massivement dans la culture pour diversifier son portefeuille d’activités. Hanwha a déjà financé la création d’autres institutions culturelles en Corée du Sud, comme le Busan Museum of Art.
Le Centre Pompidou Hanwha ne se contentera pas d’exposer des œuvres. Il organisera également des résidences d’artistes, des conférences et des collaborations avec des institutions locales et internationales. Le Monde souligne que ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de la Corée du Sud, qui mise sur la culture comme levier de soft power. Depuis quelques années, Séoul accueille des événements majeurs comme la Biennale de Gwangju ou la Seoul International Drama Awards.
Avec cette inauguration, la Corée du Sud confirme son statut de capitale culturelle en Asie, tout en offrant aux amateurs d’art un nouvel espace pour découvrir les courants modernes et contemporains. Pour l’heure, les détails du programme inaugural n’ont pas été communiqués. Une chose est sûre : le Centre Pompidou Hanwha a déjà marqué les esprits avant même son ouverture.
Selon Le Monde, le Centre Pompidou Hanwha proposera des expositions temporaires issues de ses collections permanentes, mais aussi des prêts d’autres institutions françaises. Les détails exacts des œuvres n’ont pas encore été rendus publics, mais les organisateurs ont évoqué une programmation mêlant art moderne et contemporain.