Un réseau criminel visant des investisseurs français en cryptomonnaies a été démantelé à Londres. Selon Journal du Coin, six individus ont été condamnés pour des faits de tortures et d’extorsion commis entre 2023 et 2025, tandis que le cerveau présumé du groupe reste en fuite.
Ce qu'il faut retenir
- Six Français condamnés pour tortures et extorsion en lien avec des investisseurs en cryptomonnaies, entre 2023 et 2025.
- Les victimes étaient ciblées en raison de leur statut d’investisseurs fortunés dans le secteur crypto.
- Le cerveau du réseau, toujours en fuite, n’a pas encore été identifié par les autorités britanniques.
- Les condamnations ont été prononcées par un tribunal londonien en août 2026.
- L’enquête révèle des méthodes brutales, incluant des séances de torture pour obtenir des rançons en cryptomonnaies.
Un réseau criminel spécialisé dans l’extorsion de riches investisseurs crypto
L’enquête, menée par les autorités britanniques en collaboration avec Europol, a permis de mettre au jour un système criminel organisé. Les victimes, principalement des Français résidant en France ou en Europe, étaient repérées pour leur fortune présumée dans le secteur des cryptomonnaies. Les auteurs des faits n’hésitaient pas à recourir à la violence pour obtenir des transferts de fonds en Bitcoin ou en Ethereum, comme le précise Journal du Coin.
Les condamnations, prononcées le 7 août 2026 par un tribunal de Londres, concernent des faits remontant à 2023. Les six accusés, âgés de 28 à 45 ans, ont écopé de peines allant jusqu’à 15 ans de prison. Les charges retenues incluent extorsion, séquestration et violences graves, avec des victimes ayant subi des traitements inhumains selon les enquêteurs.
Des méthodes brutales pour des rançons en cryptomonnaies
Les investigations ont révélé que les auteurs utilisaient des techniques de torture psychologique et physique pour contraindre leurs victimes à révéler leurs clés privées ou à effectuer des virements. Certains témoignages recueillis par la police décrivent des séances de simulation d’exécution ou des violences ciblées, comme l’a confirmé une source proche du dossier à Journal du Coin.
Les rançons exigées s’élevaient souvent à plusieurs centaines de milliers d’euros en cryptomonnaies, avec des demandes envoyées sous forme de QR codes ou de portefeuilles virtuels. Les enquêteurs ont pu retracer une partie des fonds, mais une grande partie reste introuvable, vraisemblablement blanchie via des mixeurs ou des plateformes offshore.
Le cerveau du réseau toujours en liberté
Parmi les six condamnés, aucun ne semble être le commanditaire principal du réseau. Les autorités britanniques ont lancé un appel à témoins pour localiser l’individu identifié comme étant le cerveau de l’organisation. Selon les informations rapportées par Journal du Coin, ce dernier serait toujours basé en Europe, possiblement en France ou dans un pays limitrophe, et pourrait continuer à recruter de nouveaux membres.
Les services de police internationaux, dont l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) en France, collaborent avec Scotland Yard pour tenter de le localiser. Aucune piste officielle n’a encore été rendue publique concernant son identité ou ses déplacements.
Cette affaire soulève à nouveau la question de la sécurité des investisseurs dans les cryptomonnaies, souvent ciblés en raison de l’anonymat relatif des transactions. Les plateformes d’échange sont invitées à renforcer leurs protocoles de détection des flux suspects, tandis que les victimes sont encouragées à signaler tout comportement suspect aux autorités.
Les autorités britanniques, en coordination avec Europol et Interpol, mènent actuellement des recherches ciblées. Une conférence de presse est prévue le 15 août 2026 pour faire un point sur l’avancement des investigations et lancer un appel à témoins au niveau européen.