Le festival This is not a Love Song, dédié au rock indépendant, a marqué son grand retour à Nîmes ce vendredi 5 juin 2026, après une longue interruption. La soirée d’ouverture a été marquée par la présence du groupe Sixteen Horsepower, un collectif franco-américain de country punk, de retour sur scène après sa reformation récente. Selon Le Monde, cette prestation a été saluée comme une véritable bénédiction pour un festival en quête de renouveau.

Ce qu'il faut retenir

  • Le festival This is not a Love Song a rouvert ses portes à Nîmes le 5 juin 2026, après plusieurs années d’absence.
  • La tête d’affiche du premier jour était le groupe Sixteen Horsepower, reformé en 2025 et de passage en Europe.
  • Le collectif, connu pour son mélange de country et de punk, a proposé une performance remarquée dès la soirée d’ouverture.
  • Cette édition 2026 marque un tournant pour le festival, qui cherche à retrouver son public et son identité musicale.

Un festival relancé après une longue pause

Ce retour du festival This is not a Love Song à Nîmes intervient après une interruption de plusieurs années, durant lesquelles l’événement a dû faire face à des défis logistiques et financiers. Organisé traditionnellement en plein air dans les arènes de Nîmes, le festival a su conserver une réputation solide auprès des amateurs de musiques alternatives. Selon Le Monde, la programmation de cette édition 2026 a été pensée pour attirer un public large, tout en restant fidèle à son ADN : un mélange éclectique de rock, punk et musiques expérimentales.

Parmi les têtes d’affiche annoncées pour les trois jours de festival figurent des groupes émergents comme des valeurs sûres du genre. Sixteen Horsepower, groupe culte fondé en 1992, a donc ouvert le bal avec un concert attendu. Leur retour sur scène, après une reformation en 2025, a été salué par la presse et les festivaliers présents dès le premier soir.

Sixteen Horsepower, une légende du country punk en pleine renaissance

Sixteen Horsepower, mené par le chanteur David Eugene Edwards, est un groupe franco-américain dont le son unique mêle country, punk, gospel et influences folk. Dissous en 2008, le collectif s’est reformé l’an dernier et a entamé une tournée européenne en 2026. Leur performance à Nîmes a été décrite comme une véritable explosion d’énergie, avec des morceaux issus de leurs albums cultes comme *Sackcloth ’n’ Ashes* ou *Hoarse*.

« C’est toujours un honneur de jouer devant un public aussi réactif que celui de This is not a Love Song », a déclaré David Eugene Edwards à Le Monde. « Ce festival a une âme particulière, et nous sommes heureux de participer à sa renaissance. » Le groupe, connu pour ses textes à la fois poétiques et sombres, a interprété des titres comme *Black Soul Chantey* ou *Hutterite Mile*, confirmant ainsi leur statut de groupe incontournable pour les amateurs de musiques radicales.

Un public fidèle et une programmation ambitieuse

Dès l’ouverture des portes, le public a afflué vers le site du festival, confirmant l’engouement pour cette édition 2026. Les organisateurs ont mis en avant une programmation variée, avec des artistes issus de la scène underground européenne et américaine. Selon les premières estimations, près de 5 000 spectateurs ont assisté au concert de Sixteen Horsepower, un chiffre encourageant pour la suite de l’événement.

Le festival This is not a Love Song se distingue par son approche DIY et son refus des compromis commerciaux. Cette année, une attention particulière a été portée à la diversité des genres musicaux, avec des sets allant du post-punk au garage rock, en passant par l’électro expérimentale. Les organisateurs ont également annoncé des ateliers et des rencontres avec des artistes, afin de créer un lien plus étroit entre les musiciens et leur public.

Et maintenant ?

Les deux prochains jours du festival devraient voir défiler d’autres artistes majeurs de la scène indépendante. Parmi eux, le groupe britannique Idles, connu pour ses textes engagés et son énergie scénique, est attendu ce samedi 6 juin. La soirée de clôture, prévue dimanche 7 juin, devrait être animée par Bikini Kill, figure historique du mouvement riot grrrl, un choix qui confirme l’ambition de cette édition à mêler héritage et modernité.

Les organisateurs espèrent que cette édition 2026 permettra de pérenniser le festival sur le long terme. « Nous voulons faire de This is not a Love Song un rendez-vous incontournable pour les amoureux de musique alternative », a indiqué l’un des responsables, sans préciser de chiffres pour les prochaines éditions.

Avec cette reprise réussie, le festival de Nîmes pourrait bien retrouver sa place parmi les incontournables du rock indépendant en France.

Le groupe est actuellement composé de David Eugene Edwards (chant, guitare), Pascal Humbert (guitare, basse) et Jean-Yves Tola (batterie, claviers), les membres historiques du collectif reformé en 2025.

Après leur passage à Nîmes, le groupe doit se produire à Berlin le 10 juin, puis à Bruxelles le 12 juin, avant de retourner aux États-Unis en août pour une série de concerts en Californie et dans le Colorado.