Trois figures emblématiques du football argentin, Javier Zanetti, Esteban Cambiasso et Javier Pastore, ont apporté leur soutien public à Gianni Infantino, président de la FIFA, dont la position est de plus en plus contestée ces dernières semaines, selon RMC Sport.

Ce qu'il faut retenir

  • Javier Zanetti, Esteban Cambiasso et Javier Pastore ont publié un message sur les réseaux sociaux pour saluer le travail de Gianni Infantino.
  • Les trois anciens joueurs argentins estiment que la FIFA, sous la direction d'Infantino, a donné une voix aux joueurs, ce qui n'existait pas auparavant.
  • Ce soutien intervient dans un contexte de division au sein du monde du football, où plusieurs fédérations, dont l'UEFA et la Fédération italienne, remettent en cause la légitimité d'Infantino.
  • L'UEFA pourrait lever son boycott des compétitions FIFA, mais maintient sa volonté de voir partir le président actuel.
  • La Fédération italienne a déjà retiré son soutien à la candidature d'Infantino pour l'élection de 2027.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux ce mercredi 2 septembre 2026, les trois personnalités du football argentin ont exprimé leur solidarité avec Gianni Infantino. Anciennes gloires du sport, Zanetti, Cambiasso et Pastore — ce dernier ayant brillé au Paris Saint-Germain — ont choisi de prendre position publiquement en faveur du président helvético-italo-libanais, dont la gestion est de plus en plus critiquée.

« Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à l'engagement de la FIFA et du président Infantino pour garantir aux joueurs une représentation dans le monde du football, ce qui n'existait pas auparavant », ont-ils déclaré. Les trois hommes soulignent également que « nos opinions sont entendues et de nombreuses initiatives au profit du football prennent forme grâce à notre contribution, nos idées, nos plans et notre participation active ».

Ils ajoutent : « Nous continuons à offrir notre soutien à la grande évolution autour de la figure de Gianni Infantino afin que le football puisse continuer à atteindre et apporter des avantages aux populations de tous les pays où l'on joue au football, partout dans le monde. » Cette prise de position intervient alors que les critiques à l'encontre du président de la FIFA se multiplient depuis plusieurs semaines, notamment après l'échec d'un projet controversé de création d'une société commerciale au sein de la Fédération.

Le soutien de Zanetti, Cambiasso et Pastore n'est pas anodin dans un paysage footballistique profondément divisé. Depuis des mois, le monde du ballon rond est scindé en deux camps : d'un côté, les défenseurs d'Infantino, de l'autre, les détracteurs, qui réclament un changement à la tête de l'institution. Parmi les plus virulents figurent plusieurs fédérations européennes, dont l'UEFA, qui pourrait prochainement desserrer l'étau autour du président suisse.

Selon nos confrères de RMC Sport, l'UEFA envisage de lever son boycott des compétitions FIFA, une menace brandie il y a quelques semaines. Cependant, cette décision ne signifierait pas pour autant un soutien inconditionnel à Gianni Infantino. La confédération européenne maintient en effet sa volonté de le voir quitter ses fonctions, comme en témoigne la position récente de la Fédération italienne, qui a officiellement retiré son soutien à la candidature du président actuel pour l'élection de 2027.

Cette division au sein des instances dirigeantes du football mondial s'ajoute à une série de polémiques autour de la gouvernance d'Infantino. Plusieurs anciens joueurs, dont Manu Petit, ont récemment signé une lettre ouverte exigeant son départ, dénonçant un « mode de fonctionnement » qu'ils jugent opaque et peu démocratique. « Le mode de fonctionnement de la FIFA doit changer », avait-il souligné dans une interview.

Pourtant, malgré ces remous, le président de la FIFA continue de défendre ses réformes. Récemment, il a relancé un projet controversé : l'organisation d'une Coupe du monde des moins de 15 ans réunissant 211 pays, une initiative qui a suscité de vives critiques parmi les observateurs. Infantino persiste également dans sa volonté de donner davantage de voix aux joueurs, une position qui trouve un écho chez ses soutiens, comme Zanetti et ses co-signataires.

Et maintenant ?

La situation à la FIFA reste extrêmement tendue, et chaque prise de position pourrait peser dans la balance. L'UEFA, qui pourrait lever son boycott d'ici les prochaines semaines, pourrait ainsi influencer l'équilibre des forces. La prochaine échéance majeure reste l'élection présidentielle de 2027, où la candidature d'Infantino pourrait être remise en cause par plusieurs fédérations. Reste à voir si les soutiens comme ceux de Zanetti, Cambiasso et Pastore parviendront à inverser la tendance, ou si au contraire, la pression en faveur d'un départ s'intensifiera.

Quoi qu'il en soit, le football mondial traverse une période de turbulence, où les questions de gouvernance et de représentativité des joueurs deviennent centrales. Les prochains mois s'annoncent décisifs pour la suite du mandat d'Infantino et, plus largement, pour l'avenir institutionnel de la FIFA.

Les critiques à l'encontre de Gianni Infantino portent principalement sur la gestion opaque de certains projets, comme la création avortée d'une société commerciale au sein de la FIFA. Plusieurs fédérations européennes, dont l'UEFA et la Fédération italienne, lui reprochent également un manque de transparence et une gouvernance peu démocratique. Enfin, certains anciens joueurs et observateurs dénoncent des réformes perçues comme inadaptées, comme le projet de Coupe du monde des moins de 15 ans à 211 pays.