Le S&P 500 a atteint un nouveau record historique ces derniers jours, reflétant une dynamique haussière persistante sur les marchés américains. Pourtant, certains investisseurs expriment des craintes quant à une possible correction majeure. Parmi eux, Michael Burry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes en 2008, maintient ses paris baissiers. Selon Journal du Coin, l’investisseur a récemment réitéré ses craintes d’un krach comparable à celui de 1987, lorsque l’indice avait chuté de près de 23 % en une seule journée.
Ce qu'il faut retenir
- Le S&P 500 a établi un nouveau record historique en août 2026, selon les données disponibles.
- Michael Burry, gestionnaire du fonds Scion Asset Management, conserve des positions baissières sur les marchés actions.
- L’investisseur a évoqué un risque de crise similaire à celle de 1987, marquée par un effondrement brutal du marché.
- Burry avait déjà anticipé la crise financière de 2008, ce qui renforce l’attention portée à ses analyses.
- Les marchés restent optimistes malgré ces mises en garde, portés par des performances solides des grandes entreprises technologiques.
Un contexte de marché contrasté
L’indice S&P 500, qui regroupe 500 des plus grandes entreprises cotées aux États-Unis, a enregistré une série de records en 2026. Cette performance s’explique en partie par la résilience des géants technologiques, dont les valorisations continuent de peser lourd dans la composition de l’indice. Pourtant, les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques persistent, alimentant les débats sur la durabilité de cette hausse. Comme le rapporte Journal du Coin, Michael Burry voit dans cette euphorie des signes avant-coureurs d’une correction brutale.
L’investisseur, connu pour son approche contrarian, avait déjà alerté sur les risques liés aux bulles spéculatives dans les années 2000. Son fonds, Scion Asset Management, avait réalisé des profits significatifs en misant sur la chute du marché immobilier avant 2008. Aujourd’hui, Burry s’inquiète de conditions similaires, notamment une surévaluation des actifs et un endettement élevé des entreprises.
Les parallèles avec 1987
Le krach de 1987, souvent appelé « Lundi noir », reste l’une des plus violentes corrections de l’histoire boursière américaine. Le 19 octobre de cette année-là, le Dow Jones avait perdu 22,6 % en une seule séance, un effondrement qui avait surpris les marchés malgré des indicateurs économiques globalement solides. Michael Burry souligne que des facteurs similaires pourraient aujourd’hui déclencher une crise : des valorisations élevées, une liquidité abondante et un excès de confiance des investisseurs. Selon Journal du Coin, il a déclaré : « Les marchés sont dans une phase de déni. Les investisseurs oublient trop vite les leçons du passé. »
Burry n’est pas le seul à alerter sur les risques. D’autres gestionnaires, comme Jeremy Grantham, ont récemment mis en garde contre une possible bulle sur les actions américaines. Cependant, les marchés continuent de défier ces prédictions, soutenus par des politiques monétaires accommodantes et une croissance économique résiliente. Autant dire que le débat entre optimistes et pessimistes reste vif.
Quoi qu’il en soit, la position de Michael Burry rappelle que les cycles économiques restent marqués par des périodes d’excès, suivies de corrections parfois brutales. Les investisseurs prudents pourraient donc suivre de près ses analyses, même si les marchés continuent de les ignorer pour l’instant.
Michael Burry est un investisseur américain, fondateur du fonds Scion Asset Management. Il est devenu célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes en 2008, ce qui lui a valu une reconnaissance mondiale. Ses analyses, souvent contrarian, sont suivies en raison de ses performances passées et de sa capacité à identifier les risques systémiques.