Une compilation de près de 14 minutes capturant sous tous les angles le 12e vol d’essai du Starship, réalisé le 22 mai 2026, a été publiée par la chaîne Interstellar Gateway. Selon Numerama, cette vidéo offre une vision inédite des ondes de choc générées par le décollage, notamment grâce à des ralentis à 120 images par seconde.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 12e vol d’essai du Starship a eu lieu le 22 mai 2026, comme le rapporte la chaîne Interstellar Gateway.
  • Une vidéo de 14 minutes a été publiée le 1er juin 2026, montrant le décollage sous plusieurs angles et effets visuels.
  • Les ralentis à 120 images par seconde permettent d’observer en détail la propagation des ondes de choc dans l’air et les fumées du propulseur.
  • Ce vol marquait l’inauguration de la troisième génération du Starship, un cap important pour SpaceX.
  • Quelques ratés ont été relevés, mais l’essai est globalement considéré comme une réussite.

Une vidéo technique pour analyser les phénomènes aérodynamiques

La chaîne Interstellar Gateway a publié une vidéo exceptionnelle, capturant le décollage du Starship depuis plusieurs points de vue. Selon Numerama, les images, tournées avec des caméras comme des GoPro, mettent en lumière des détails rarement visibles, notamment les ondes de choc qui se propagent dans l’atmosphère au moment où le lanceur s’arrache à la gravité terrestre. Bref, une plongée technique au cœur des phénomènes physiques qui accompagnent un décollage.

Les ralentis à 120 images par seconde révèlent des nuances imperceptibles à l’œil nu, comme les turbulences dans les panaches de fumée expulsés par les moteurs. Les effets de profondeur de champ et les angles variés ajoutent une dimension cinématographique à l’ensemble, transformant cette vidéo en outil à la fois pédagogique et spectaculaire.

Des images anamorphiques pour un rendu cinématographique

Parmi les techniques utilisées, les vues anamorphiques se distinguent. Numerama explique que ces images, obtenues via un objectif spécifique, compriment horizontalement une scène large avant de l’étirer pour lui redonner ses proportions naturelles. Le résultat ? Un format panoramique qui rappelle les productions hollywoodiennes, tout en restant fidèle à la réalité physique du vol.

Ce choix technique n’est pas seulement esthétique : il permet aux ingénieurs de SpaceX et aux observateurs de mieux analyser le comportement aérodynamique du Starship. Les données recueillies pourraient ainsi contribuer à optimiser les futurs lancements, en corrigeant d’éventuelles anomalies observées lors de ce vol.

Un vol marqué par quelques ratés, mais globalement réussi

Le 12e essai en grandeur nature du Starship s’est globalement bien déroulé, malgré quelques objectifs non atteints et des ratés mineurs. Selon Numerama, cet essai revêtait une importance particulière, car il s’agissait du premier vol de la troisième génération de la fusée géante de SpaceX. Une étape symbolique, donc, dans le développement du lanceur le plus puissant jamais conçu.

SpaceX n’a pas encore communiqué de date pour le prochain vol, mais les équipes devraient désormais se concentrer sur l’analyse des données recueillies. Les observateurs s’attendent à ce que les améliorations apportées au Starship V3 se reflètent dans les performances des prochains essais, même si des ajustements supplémentaires pourraient s’avérer nécessaires.

Un contexte industriel sous haute tension

Ce vol intervient dans un environnement où la concurrence spatiale s’intensifie. SpaceX, avec son Starship, mise sur la réutilisabilité et la puissance pour s’imposer face à d’autres acteurs, comme la NASA avec son SLS ou les programmes chinois et russes. Numerama rappelle que les autorités américaines, notamment la FAA, surveillent de près les impacts environnementaux et les risques liés aux débris spatiaux.

Le dernier vol du Starship, en avril 2026, avait d’ailleurs suscité des critiques en raison de retards aériens et de la présence imprévue de débris. Une attention particulière sera donc portée sur les prochains essais, afin de concilier innovation et sécurité.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient être consacrées à l’analyse des données du vol du 22 mai. SpaceX pourrait annoncer des modifications mineures sur le Starship V3, mais aucun calendrier précis n’a encore été dévoilé pour le 13e vol. Les observateurs attendent également des précisions sur les partenariats industriels, notamment avec la NASA, pour les missions Artemis. Reste à voir si les performances de ce vol suffiront à lever les dernières incertitudes.

La vidéo d’Interstellar Gateway, bien que technique, illustre une fois de plus l’audace de SpaceX dans sa quête de réinventer l’accès à l’espace. Entre prouesses visuelles et défis techniques, le Starship continue de faire parler de lui, bien au-delà des cercles spécialisés.

Le Starship de SpaceX se distingue par sa taille, sa puissance et sa réutilisabilité. Conçu pour transporter jusqu’à 100 tonnes de charge utile en orbite basse, il vise à réduire drastiquement les coûts des missions spatiales. Contrairement aux fusées traditionnelles, il est entièrement réutilisable, ce qui pourrait transformer l’économie du secteur spatial selon les experts.