Selon Le Figaro, l’ancienne star de téléréalité Spencer Pratt, 42 ans, a créé la surprise en se qualifiant pour le second tour de l’élection municipale de Los Angeles. Ce républicain, connu pour son passé dans l’émission The Hills, affrontera la maire sortante, Karen Bass, lors du scrutin prévu en novembre 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Spencer Pratt, 42 ans, ancien acteur de téléréalité, arrive en deuxième position avec 30,4 % des voix au premier tour, derrière Karen Bass.
  • Il se présente comme un candidat indépendant, bien que soutenu par Donald Trump, qui a salué son parcours « hors norme ».
  • Pratt a mené une campagne fulgurante, lancée en janvier 2026, en misant sur des vidéos générées par intelligence artificielle.
  • Le second tour est prévu pour novembre 2026, dans la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis.
  • Il a reconnu l’incongruité de sa candidature en déclarant : « Aussi fou que cela puisse paraître, je suis le seul adulte dans la pièce ».

Un parcours politique atypique

Spencer Pratt, qui s’est fait connaître dans les années 2000 grâce à l’émission The Hills, a surpris par sa rapidité à s’imposer dans le paysage politique californien. Selon Le Figaro, il a annoncé sa candidature en janvier 2026, puis a mené une campagne où il a mis en avant son expérience médiatique pour séduire un électorat en quête de renouveau. Son style, souvent comparé à celui de Donald Trump, repose sur une communication directe et des vidéos générées par IA, une stratégie qui a marqué les esprits.

Malgré son étiquette républicaine, Pratt revendique une certaine indépendance vis-à-vis du mouvement MAGA. « J’aimerais le voir réussir. C’est un personnage », a déclaré Trump lors d’un entretien, tout en soulignant que son soutien n’était pas exclusif. Pratt, lui, a préféré insister sur sa capacité à incarner une alternative aux figures politiques traditionnelles, un positionnement qui semble avoir séduit une partie de l’électorat losangelino.

Un second tour sous haute tension

Avec 30,4 % des suffrages contre 35 % pour Karen Bass au premier tour, Pratt part avec un léger handicap, mais reste un adversaire redoutable pour la maire sortante, élue en 2022. Selon Le Figaro, les observateurs s’interrogent sur sa capacité à fédérer au-delà de son socle électoral initial, composé en grande partie de jeunes électeurs et de sympathisants conservateurs déçus par les partis traditionnels.

Les deux candidats ont jusqu’à l’automne pour convaincre. Pratt, qui mise sur son image de « disruptor », pourrait capitaliser sur un rejet des élites politiques locales, tandis que Bass, première femme maire de Los Angeles, devra défendre son bilan, marqué par des défis majeurs comme la crise du logement et la sécurité publique. Le scrutin de novembre s’annonce donc comme un duel serré, où chaque voix comptera.

L’influence de Donald Trump, un atout ou un fardeau ?

Le soutien de Donald Trump a sans conteste boosté la visibilité de Pratt, mais il pourrait aussi se révéler un boulet dans une ville aussi progressiste que Los Angeles. Selon Le Figaro, Pratt a tenté de prendre ses distances avec l’agenda MAGA, insistant sur des thèmes locaux comme la réduction de la criminalité et la revitalisation des quartiers défavorisés. Pourtant, son association avec Trump reste un sujet de débat, certains électeurs le percevant comme un simple relais des idées du président républicain.

Trump lui-même a adopté une posture ambiguë, saluant son « caractère » tout en évitant de s’engager pleinement dans la campagne. « C’est un personnage », a-t-il lancé lors d’une intervention publique, une formule qui résume bien la relation entre les deux hommes : une alliance pragmatique, mais sans engagement total.

Et maintenant ?

Le second tour, prévu pour novembre 2026, s’annonce comme une bataille d’image et de stratégies. Pratt devra convaincre les électeurs modérés qu’il n’est pas un simple porte-drapeau des idées trumpistes, tandis que Bass pourrait miser sur son expérience pour rassurer. Les prochains mois seront déterminants : Pratt a annoncé qu’il intensifierait sa communication digitale, tandis que Bass devrait mettre en avant des réalisations concrètes de son mandat. Reste à voir si l’effet de surprise, qui a porté Pratt jusqu’ici, suffira à lui ouvrir les portes de la mairie de Los Angeles.

Quoi qu’il arrive, cette élection municipale marque une nouvelle étape dans l’intrusion du monde du divertissement en politique, un phénomène qui s’est multiplié aux États-Unis ces dernières années. Spencer Pratt, en misant sur son image médiatique, a montré qu’il pouvait, contre toute attente, rivaliser avec les candidats traditionnels.

Spencer Pratt s’est officiellement présenté sous l’étiquette républicaine, bien qu’il revendique une certaine indépendance vis-à-vis du mouvement MAGA. Son positionnement conservateur sur certains sujets, comme la sécurité ou la gestion municipale, ainsi que son soutien affiché par Donald Trump, ont renforcé cette affiliation politique aux yeux des observateurs.

Los Angeles fait face à des enjeux majeurs comme la crise du logement, l’insécurité dans certains quartiers et la gestion des transports. Le futur maire devra aussi composer avec une polarisation accrue de la vie politique locale, où les tensions entre progressistes et conservateurs sont de plus en plus vives.