Dans l’écrin préservé des Alpes-de-Haute-Provence, un écolieu perché à 1 300 mètres d’altitude accueille depuis quelques mois des stages d’un genre particulier. D’après Le Monde, ces formations, encadrées par l’écrivain Alain Damasio et la philosophe Vinciane Despret, visent à transmettre une « culture du vivant » et à imaginer collectivement les contours de demain.
Ce qu'il faut retenir
- Un écolieu situé à 1 300 mètres d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence sert de cadre à ces stages.
- Les formations sont animées par Alain Damasio, écrivain, et Vinciane Despret, philosophe, selon nos confrères du Monde.
- L’objectif affiché est de développer une « culture du vivant » et de réfléchir ensemble aux futurs possibles.
- Ces stages s’inscrivent dans une série intitulée « Permis d’espérer », dont il s’agit du troisième volet.
- Le projet entend répondre à une volonté de renouer avec des modes de pensée et d’action ancrés dans le réel et le collectif.
Un cadre inspirant pour repenser notre rapport au monde
Perché à plus d’un kilomètre d’altitude, l’écolieu des Alpes-de-Haute-Provence offre un cadre idéal pour ces stages de reconnexion avec le vivant. « Quand on est en altitude, le paysage nous rappelle notre place dans le monde. On prend conscience que l’on fait partie d’un écosystème, pas seulement d’une société humaine », explique Vinciane Despret, qui s’exprime dans les colonnes du Monde. De son côté, Alain Damasio, connu pour ses réflexions sur les sociétés futures, insiste sur l’importance de « réapprendre à écouter, à observer, à sentir ». Autant dire que l’expérience ne se limite pas à une simple formation théorique.
Transmettre une vision collective de l’avenir
Ces stages s’inscrivent dans le cadre d’une série intitulée « Permis d’espérer », dont il s’agit du troisième volet. Selon nos confrères du Monde, l’initiative cherche à dépasser les approches individuelles pour embrasser une réflexion partagée. « Ce n’est pas une question de survie individuelle, mais de résilience collective », souligne Alain Damasio. Les participants, issus de milieux variés, sont invités à échanger sur leurs visions de l’avenir, à confronter leurs idées et à imaginer des solutions concrètes pour demain.
Les organisateurs insistent sur la nécessité de « réenchanter le monde » en s’appuyant sur des pratiques ancrées dans le réel. La philosophie de Vinciane Despret, centrée sur l’attention aux êtres vivants et aux relations qui les unissent, sert de fil conducteur à ces ateliers. « On ne peut plus penser l’avenir sans prendre en compte les non-humains. Ils sont des acteurs à part entière de notre monde », rappelle-t-elle.
Une démarche qui s’inscrit dans les défis contemporains
Ces formations s’adressent à un public en quête de sens, confronté aux crises environnementales et sociales. Selon le Monde, elles répondent à une demande croissante de réapprentissage des fondamentaux : comment cultiver son jardin, réparer un objet, ou encore comprendre les cycles naturels. Les stages mêlent théorie et pratique, avec des ateliers sur la permaculture, la gestion de l’eau ou encore la construction écologique.
Alain Damasio, dont les œuvres explorent souvent les dystopies et les utopies, y voit une opportunité de « réinventer des récits qui donnent envie d’agir ». Pour lui, il s’agit moins de prédire l’avenir que de « le préparer ensemble ». Les participants repartent avec des outils concrets, mais aussi avec l’idée que le changement passe par une transformation profonde de nos modes de vie.
En attendant, l’écolieu des Alpes-de-Haute-Provence continue d’accueillir ceux qui souhaitent, le temps d’un stage, expérimenter les prémices d’un monde où l’humain et le vivant cohabiteraient autrement. Pour l’heure, les organisateurs se concentrent sur la qualité des échanges et l’ancrage des apprentissages dans le réel. « Ce n’est qu’un début », assure Vinciane Despret.