L’animateur et chroniqueur Stéphane Bern a été élu à l’unanimité président de l’association Suivez la Flèche !, chargée de superviser la reconstruction de la flèche de la basilique Saint-Denis. Selon Le Figaro, cette élection a été officialisée lors de l’assemblée générale de l’association, créée en 2016 pour suivre l’avancement des travaux. Stéphane Bern succède ainsi à Mathieu Hanotin, ancien maire socialiste de Saint-Denis, qui occupait ce poste jusqu’alors.
Ce qu'il faut retenir
- Stéphane Bern a été élu à l’unanimité président de l’association Suivez la Flèche !, selon Le Figaro.
- Il succède à Mathieu Hanotin, ancien maire socialiste de Saint-Denis, et devra mobiliser 4 à 5 millions d’euros supplémentaires pour finaliser la reconstruction.
- Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s’était opposé à sa candidature, dénonçant une « argumentation politique ».
- La basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, attend toujours la reconstitution de sa flèche, détruite lors de la Révolution.
Une élection à l’unanimité pour un chantier emblématique
L’élection de Stéphane Bern à la présidence de l’association Suivez la Flèche ! a été actée lors d’une assemblée générale réunissant les membres de l’organisation. Comme le rapporte Le Figaro, sa nomination a été validée à l’unanimité, soulignant ainsi le consensus autour de sa candidature. L’animateur, connu pour ses émissions culturelles et son engagement dans la préservation du patrimoine, apportera son réseau et sa visibilité pour soutenir les efforts de collecte de fonds.
Le chantier de reconstruction de la flèche de la basilique Saint-Denis, détruite en 1793 pendant la Révolution française, est l’un des projets patrimoniaux les plus ambitieux du département de la Seine-Saint-Denis. Les travaux, lancés il y a plusieurs années, ont déjà permis des avancées significatives, mais il reste encore entre 4 et 5 millions d’euros à réunir pour achever le projet. Stéphane Bern s’est d’ores et déjà engagé à mobiliser son carnet d’adresses pour faciliter ces levées de fonds.
Un désaccord politique autour de la gouvernance
Le choix de Stéphane Bern n’a pas fait l’unanimité au sein de la ville de Saint-Denis. Dans une tribune publiée par Le Parisien, le maire LFI de la commune, Bally Bagayoko, avait critiqué la candidature de l’animateur. Il avait dénoncé une « candidature sollicitée par des représentants de l’État sur la base d’une argumentation politique », estimant que le poste de président lui revenait de droit en tant que maire. Cette opposition illustre les tensions autour de la gouvernance du projet, entre les attentes locales et les initiatives portées par l’État.
Pour autant, l’élection de Stéphane Bern à l’unanimité montre que les acteurs associatifs et institutionnels ont privilégié une approche consensuelle. Le maire de Saint-Denis n’a pas obtenu gain de cause, et Stéphane Bern a hérité d’une mission délicate : concilier les attentes des différents partenaires tout en assurant la pérennité financière du chantier.
Un patrimoine à restaurer, une mobilisation à renforcer
La basilique Saint-Denis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite les tombeaux de nombreux rois et reines de France, dont Louis XVI et Marie-Antoinette. La reconstruction de sa flèche, symbole historique, est un enjeu majeur pour la préservation de ce site emblématique. Selon les estimations, le coût total des travaux s’élève à plusieurs dizaines de millions d’euros, financés en partie par l’État, la région et des mécènes privés.
Stéphane Bern, qui a déjà apporté son soutien à de nombreux projets culturels, compte bien mettre à profit son expérience pour accélérer les démarches. « J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, et ce chantier est une priorité », a-t-il déclaré à l’issue de son élection. Reste à savoir si son réseau et son influence suffiront à combler le déficit de financement actuel.
Un projet qui dépasse les clivages politiques
Au-delà des tensions locales, la reconstruction de la flèche de Saint-Denis incarne une dynamique nationale autour de la préservation du patrimoine. Si l’État a déjà contribué à hauteur de plusieurs millions d’euros, les collectivités territoriales et les mécènes privés devront prendre le relais. Stéphane Bern, dont la notoriété dépasse les frontières politiques, pourrait jouer un rôle clé pour fédérer ces soutiens.
Pour les habitants de Saint-Denis et les amateurs d’histoire, ce projet est bien plus qu’une simple restauration : il s’agit de rendre à la basilique sa splendeur d’antan. « C’est un symbole fort pour notre ville et pour toute la France », a rappelé un membre de l’association sous couvert d’anonymat. Avec son nouveau président, l’association dispose désormais d’un atout de taille pour mener à bien cette mission.
La flèche originale, construite au XIIIe siècle, a été abattue en 1793 pendant la Révolution française, comme de nombreux symboles de la monarchie. La basilique a ensuite perdu son clocher, qui n’a jamais été reconstruit intégralement jusqu’à aujourd’hui.